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3 Rapports de travail en
appui aux discussions : A-
La
mission, les orientations et les interventions du CCVQ B-
Les
communications C-
Le
recrutement et le financement
A- Rapport de travail sur la mission, les orientations et les interventions du CCVQ Le CCVQ déjà trente ans : un regard sur le
passé, le présent et les perspectives d’avenir, 12 octobre 2004[1] I-
État de situation
Son origine et sa nature Le
Comité fut formé en 1975 en réaction à la prolifération de développements
désordonnés dont fut affligé le Vieux-Québec au cours des années 1960 puis
1970, qui entraîna l'exode d'une partie importante de ses résidants ainsi que
la disparition de commerces et de services de proximité. Les
fondateurs souhaitaient notamment contrer la prolifération des bars et des
irritants y étant associés. La participation fléchit cependant au tournant de
1980, puis cessa tout à fait en 1982, emportée par les effets d'un contexte économique
défavorable et de fortes tendances ayant pour effet d’expulser les fonctions
résidentielles des centres-villes pour y installer davantage de fonctions
commerciales et administratives et y augmenter l’utilisation de
l’automobile. La
population du Vieux-Québec a de ce fait fondu de près de la moitié entre 1961
et 1981, passant de 10 300h à 4 100h. Heureusement, par la suite, la tendance
s’est inversée. La population a légèrement augmenté entre 1981 et 1996 (4
600h). Cette croissance est essentiellement due à la construction de nouveaux
logements dans le Vieux-Québec/Basse–Ville. À la
suite de l'inscription de l'arrondissement historique de Québec à la liste du
patrimoine mondial de l'UNESCO, un regain d'intérêt se manifesta chez des résidants
qui présentèrent un mémoire à la Ville de Québec en mai 1987, dans le cadre
de l'élaboration de son Plan directeur d'aménagement et de développement. Le
Comité des citoyens fut relancé en mai 1988 et profita de ce nouvel élan pour
élargir ses objectifs. Il devenait le chien de garde de la pérennité du
Vieux-Québec dans son intégrité, en particulier au regard de sa fonction résidentielle
et de son cadre de vie. En même
temps, le Vieux-Québec tombait de plus en plus dans la mire de l’industrie
touristique. Les maisons du Vieux-Québec succombaient une à une. L’industrie
muséale et festive, étroitement associée au tourisme, se mettait de la partie
et gagnait aussi des pieds carrés. Les autocars touristiques envahissaient le
Vieux-Québec, notre Km² patrimonial. La circulation automobile se faisait de
plus en plus lourde. Les espaces publics devenaient des scènes gérées par
l’administration municipale. Le
Comité de citoyens du Vieux-Québec œuvre depuis sans relâche et inscrit ses
stratégies et actions dans la lancée de 1987 tout en exerçant une vigile
active sur les dossiers de nuisance liés aux débits de boissons et aux événements
festifs. Cette action engagée repose toujours sur le bénévolat ardent de
quelques personnes qui se sont fait aussi les porteurs d’une vision et d’une
continuité citoyenne dans le temps. Récemment,
la création de la nouvelle ville métropolitaine de Québec a chambardé les
instances de gouvernance et les mécanismes de consultation et de participation
des citoyens à la chose municipale. Un autre enjeu en émerge : le
maintien des acquis, des gains et des façons d’influencer l’action
municipale, dont la création d’un conseil de quartier en lieu et place du
comité consultatif de l’arrondissement de la Cité. Ce
nouveau contexte commande que le CCVQ revoie sa façon d’influencer les élus
municipaux, tant à l’instance centrale qu’à celle de l’arrondissement.
Je continue de croire que la création d’un conseil de quartier ne
pourrait que prolonger l’action du CCVQ, qui continuerait d’exister, et
assurer l’influence d’une masse critique de citoyens résidants propre à
faire contrepoids à l’influence omniprésente et grandissante des commerçants
et des acteurs de l’industrie touristique.
Sa mission En vertu des lettres patentes accordées par
l'Inspecteur général des Institutions financières, le Comité des citoyens du
Vieux-Québec (CCVQ) a pour objectifs « de protéger
et de mettre en valeur l'arrondissement historique du Vieux-Québec, inscrit en
1985 à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, dans la perspective d'un
ensemble urbain vivant et habité, en veillant notamment aux conditions de la
fonction résidentielle dans son intégration ou sa cohabitation aux autres
fonctions qui animent et caractérisent cet ensemble ». La
mission du CCVQ s’inscrit dans une perspective de pérennité, de
planification urbaine et de participation des citoyens aux processus décisionnels
structurant leur quotidien et leur milieu de vie. Ses objectifs et buts
Afin
de mener à bien sa mission, le CCVQ retient, comme axes d’actions
prioritaires, de : Ø
susciter
chez les résidants, particuliers et institutions,
la fierté d'habiter le Vieux-Québec et aviver la conscience de leur
responsabilité à l'égard de cette part de l'héritage national et du
patrimoine mondial; Ø
informer et
sensibiliser les résidants du Vieux-Québec à l'égard des transformations de
leur quartier; Ø
promouvoir
la qualité de la vie dans le Vieux-Québec, veiller à la préservation et à
l'aménagement de ses constituants naturels et bâtis, participer aux décisions
relatives au développement du quartier; Ø
favoriser la
vie de quartier dans le Vieux-Québec ; Ø
accepter
l’adhésion de toute personne ou groupement qui souscrit aux orientations du
CCVQ et qui l’appuie dans la poursuite de ses objectifs (membre ami ou
gouverneur). Cette
toile de fond est encore d’actualité en 2004 et constitue la base de
l’action citoyenne du CCVQ. Elle s’appuie en premier lieu sur l’idée
qu’un citoyen non-informé ne peut pas participer aux démarches et aux décisions
structurant son milieu de vie. En second lieu, le citoyen doit être associé à
tout projet prévu dans son quartier dès sa conception. L’information et
l’accès aux documents servant à la décision sont des incontournables. Il
s’agit de redonner au citoyen le contrôle sur son environnement. Il faut
inverser la tendance individuelle à régler les problèmes de quotidienneté et
de qualité de vie, souvent en quittant tout bonnement le Vieux-Québec. La
consultation sur les projets de construction ou de réhabilitation, les
programmes et les règlements de zonage et leurs modifications doit être réelle
et participative et permettre de changer les choses, de les orienter en vue
qu’elles répondent aux préoccupations des citoyens. La consultation publique
ne devrait pas être une opération marketing comme on le voit souvent
aujourd’hui. Les alliances promoteurs-administrations municipales
n’associent souvent les citoyens qu’en fin de processus avec peu de marge de
manœuvre pour changer, remettre en question ou réorienter un projet. On réduit
ainsi l’action citoyenne à la gestion des nuisances par des mesures de
mitigations. Enfin,
l’action citoyenne du CCVQ s’inscrit aussi dans la perspective de rejoindre
les citoyens dans leur foyer, de susciter leur mobilisation en vue de nouer des
relations de solidarité et de tisser une vraie vie de quartier. La prédominance
des relations spécialisées et fonctionnelles qui prévalent dans le Vieux-Québec
isole les citoyens. Si les relations de parenté et de voisinage existent dans
certains secteurs du Vieux-Québec, elles
sont quasi inexistantes à l’échelle du quartier. Ce régime relationnel qui
favorise l’anonymat et l’individualisme représente une contrainte à la
circulation de l’information et à la mobilisation. Il constitue aussi un défi
pour maintenir une base populaire qui légitime l’action du CCVQ. Dans cette
optique de mobilisation, l’action publique est privilégiée puisqu’elle
permet en même temps d’informer, de sensibiliser et de joindre les résidants.
L’idée aussi de travailler par secteur dans des opérations concrètes
d’intervention s’inscrit dans la même logique. Les mobilisations les plus
importantes de l’histoire du CCVQ s’expliquent en grande partie par
l’information et la sensibilisation par rapport à des phénomènes, des
menaces ou des changements à venir à l’échelle de la rue et du quotidien. L’atteinte de ces objectifs implique que le CCVQ
soit un interlocuteur valable, sérieux et solide auprès des administrations
municipales et gouvernementales et des citoyens en général. Conséquemment, le
CCVQ doit être à l’écoute des citoyens désirant lui faire part de leurs préoccupations,
inquiétudes ou problèmes. Il doit aussi pouvoir étayer ses revendications et
ses demandes auprès des autorités municipales en allant au-delà des
perceptions et des positions de principe. Le CCVQ doit devenir un acteur
incontournable pour tout projet se réalisant dans le Vieux-Québec. Toutefois, le CCVQ a perdu de son influence et de
sa crédibilité. Il n’est plus systématiquement consulté sur tout ce qui se
passe dans le quartier; au mieux l’est-il après que la décision soit prise
et qu’il y ait peu de chance de la modifier.
Bien que la porte lui soit ouverte sur divers comités, le CCVQ se trouve
systématiquement minoritaire, noyé dans un milieu commerçant et touristique,
obligé de participer à des rencontres dont l’horaire ne tient pas compte du
bénévolat des membres, parfois paralysé par l’action partisane de certains
administrateurs parfois enclins à passer l’éponge sur l’inaction des élus,
affaibli dans son influence notamment par la baisse de son membership.
SON
FONCTIONNEMENT, SES STRATÉGIES D’ACTION Les
membres Les membres de la
corporation se divisent en trois catégories: les membres actifs, les membres
honoraires et les membres amis. Pour être admise comme
membre actif, une personne doit résider dans l'arrondissement historique du
Vieux-Québec ou être propriétaire d'un immeuble résidentiel situé dans cet
arrondissement. Une personne physique ou
morale peut être admise comme membre honoraire ou membre ami de la corporation.
En 2004, la majorité
des membres sont des membres actifs; on en compte environ 90. Bon an mal an, le
membership oscille entre 60 et 140 personnes, dépendamment des dossiers, de
l’actualité et du niveau d’information. Le CCVQ compte peu de membres
honoraires et amis. Ceux-ci étaient plus nombreux à l’époque de la
renaissance du Comité de citoyens en 1987 et de l’existence d’une
permanence. L'assemblée générale
Réunie une fois par année,
l'assemblée générale institue l'écoute et l'examen des besoins. Ces assemblées
doivent être aussi ouvertes aux résidants qui ne sont pas membres. L’assemblée évalue
la pertinence d'agir et décide des activités à conduire, en fixant les
priorités, compte-tenu des intérêts généraux et de la disponibilité des
membres désireux de s'engager. Elle débat et, le cas échéant, entérine
toute proposition soumise à son attention par le conseil d’administration. L'assemblée approuve
les règlements généraux du CCVQ et, si le besoin s’en faisait sentir, le règlement
d’emprunt. Des assemblées générales
ordinaires ou extraordinaires peuvent aussi être tenues. Depuis huit ans, il y
a eu que deux assemblées spéciales, l’une sur les incidences de la réorganisation
municipale et l’autre sur le stationnement et la piétonisation. Le
Conseil d'administration Les administrateurs sont
au nombre de dix et forment le conseil. Ils sont élus par l'assemblée générale
des membres pour un mandat de deux ans. Cinq administrateurs sont élus les années
paires et les cinq autres les impaires. Depuis quelques années,
un siège est généralement occupé par le président du Comité de citoyens du
Vieux-Port-Notre-Dame-des-Victoires. Le CA est responsable de
l’animation du CCVQ. Il en définit
le plan d’action et les moyens de mise en œuvre.
Il est redevable devant l’assemblée générale qui peut lui confier
des mandats particuliers qu’il doit mettre en application.
Le président du conseil
d’administration devient le porte-parole du CCVQ. Cela évite les déclarations
à l’emporte-pièce, les prises de position contradictoires, les pièges et
assure une certaine continuité et la constance. Le président peut déléguer
cette responsabilité. Il doit s’assurer de bons rapports avec la presse.
Selon le cas, la diffusion d’un communiqué facilite la reprise de la déclaration
faite, telle que formulée. Le CCVQ occupe un siège
au comité consultatif Vieux-Québec/CapBlanc/Colline parlementaire ainsi
qu’un siège à la Commission de la Place Royale. Lorsque nécessaire, le CCVQ
tente d’obtenir des appuis ou de créer des alliances avec d’autres comités
de citoyens ou groupes d’acteurs intéressés par le Vieux-Québec. Groupes de travail : dossiers actifs,
diffusion des positions et sensibilisation En
conformité avec les orientations de l'assemblée des membres, il est loisible
au Conseil d’administration d'établir des groupes de travail permanents ou
temporaires afin de l'aider dans la réalisation de sa mission et ses mandats. Afin
que les actions du CCVQ soient bien inscrites dans la perspective des axes dont
il est doté et des objectifs et buts qu’il poursuit, le CCVQ a, de façon
assez continue et systématique, présenté des visions, des priorités, des
plans d’action, des projets de mandats ou encore des projets de résolution,
lors d’assemblées générales ou spéciales. Ces
visions, orientations, points de vue ou prises de position sont généralement
acheminés à l’administration municipale par lettre (résolution de
l’assemblée), lors d’une consultation ou d’une rencontre de travail ou
encore par voie de mémoires ou de communiqués. Ils sont aussi diffusés auprès
des citoyens, généralement sous forme d’un bulletin d’information destiné
aux membres et faisant le point sur les dossiers en cours (MiniMot), d’un
journal publié traitant des dossiers d’importance et laissant la parole aux
citoyens désireux de partager leur expérience de vie (MursMurs) et, depuis
peu, par le biais d’un site web. Ces documents servent de bases au conseil
d’administration pour intervenir publiquement ou faire les pressions et suivis
nécessaires auprès des administrations ou organismes intéressés. La
préparation de mémoires est un incontournable dans les mécanismes de
consultation ou de participation citoyenne et aussi pour appuyer un lobby.
Toutefois, le CCVQ a comme philosophie de ne pas faire le travail pour lequel
les fonctionnaires municipaux sont payés. La ligne de conduite adoptée
consiste à demander aux autorités de produire un document afin que le CCVQ
soit consulté sur celui-ci. Des échanges au préalable, à l’étape de la
conception, facilitent la prise en compte des besoins et des préoccupations des
citoyens. Remarquons que cette
consultation préalable a été variable dans le temps et, surtout, en fonction
du conseiller du quartier, M. Marier ayant été celui qui nous a le plus
consulté. Par
ailleurs, afin de palier aux difficultés de mobilisation et de base populaire
et de donner une légitimité à son action, le CCVQ a effectué des enquêtes
auprès des résidants en 1990 et en 2000. Tous
les documents et les lettres rédigés constituent la mémoire et la base
d’action du CCVQ dans le temps. La continuité et la transmission de ce savoir
aux nouveaux membres du conseil d’administration constitue un enjeu stratégique
en vue de maintenir la crédibilité et la légitimité du CCVQ et de son
Conseil d’administration, voire de rendre son action plus efficace et de faire
avancer et évoluer les dossiers et les interventions. Au
fil des années, il y a eu plusieurs groupes de travail mis sur pied et de mémoires
rédigés. Ceux-ci ont traité des thèmes suivants dont la plupart sont encore
actifs et commandent un suivi perpétuel soit pour améliorer les gains ou
les maintenir : ·
Circulation
(transport lourd, de transit, livraison, calèches), stationnement, piétonisation,
transport en commun ·
Autocars
touristiques, circuit-centre ville ·
Habitation,
aide à la rénovation, grands logements inoccupés aux étages, stratégie
active d’accueil de nouveaux résidants et de développement d’un milieu de
vie de qualité ·
Hotel, hotellerie illégale, bed and breakfeast ·
Amuseurs
publics, scènes et évènements festifs ·
Environnement :
nuisances, bruits, pollution ·
Patrimoine :
mise en valeur, tourisme, musée ·
Services de
proximité et commerces saisonniers ·
Politique de
consultation (conseil de quartier), information aux citoyens, participation ·
Sécurité
(sortie de bar, de spectacles) ·
Famille et
parc de l’esplanade ·
Vie de
quartier, profil socio-économique (enquêtes) ·
Nouvelle
ville ·
Assurance ·
Déneigement,
Clôture à neige ·
Imax,
Pointe-à-Carcy et Terminal de croisière ·
Autoroute
dufferin-montmorency, boulevard René-Lévesque ·
Place Royale Financement La
cotisation suggérée pour devenir membre du CCVQ est de 20$ annuellement, mais
laissée à la discrétion de chacun. Depuis les dernières années, le
membership a apporté des revenus annuels moyens de
1 600$. Ces revenus permettent de couvrir les frais reliés à la
production et à la diffusion du Mini-Mot. MursMurs est publié lorsque son
financement est assuré par d’autres sources. Les dons et les publi-reportages
en lien avec les dossiers d’actualité ou de vie de quartier constituent les
principales sources de financement. Nous avons eu pendant plusieurs années le
soutien d’une compagnie d’assurance. Le
CCVQ peut aussi compter sur le soutien financier d'organismes, d'entreprises et
d'amis qui désirent s'associer à l'action de mise en valeur du Vieux-Québec,
joyau du patrimoine mondial. II-
Bilan et perspectives Un premier regard sur les résultats atteints par
rapport aux axes d’actions et cibles recherchées permet de mettre en lumière
les constats suivants : ·
Le CCVQ a
atteint à travers les années une crédibilité et une certaine notoriété qui
doivent s’entretenir et perdurer. ·
Le CCVQ, en
dépit d’un membership qui peut sembler faible, jouit d’une certaine légitimité
qui s’est construite au fil des ans et qui s’appuie sur les enquêtes réalisées
auprès des citoyens et sur les différents mémoires produits à travers les
années. ·
Des gains
importants ont été faits en matière de stationnement, de consultation des
citoyens, de réalisation d’un plan directeur pour le Vieux-Québec
Basse-Ville, de mécanismes de suivi de l’action de la ville (rencontres de
travail) ·
Des
batailles ont été gagnées : Imax, la réglementation sur les couettes et
café, le moratoire sur les restaurants, les vignettes de stationnement sur rue. ·
D’autres
perdues : Pointe-à-Carcy, terminal de croisières, le moratoire sur l’hôtellerie
et l’absence d’une politique d’habitation pour le Vieux-Québec demandée
depuis plusieurs années. ·
D’autres
restent à gagner même si certains gains peuvent avoir été faits: les
autocars touristiques, la piétonisation, le circuit centre-ville, le bruit, ·
D’autres
avenues sont à renforcer ou à amorcer : circulation lourde, part équitable
des sommes servant à la restauration ou à la rénovation des résidences du
Vieux-Québec, l’agora du Vieux-Port (spectacles), les commerces saisonniers,
les services de proximité, l’occupation des logements au-dessus des
commerces, une politique d’habitation attirante pour le Vieux-Québec, un
moratoire sur les hôtels, la prise en compte des préoccupations des résidants
dans le développement touristique mercantile, une politique d’animation, un
plan directeur du Vieux-Québec Haute-Ville, les effets de la spéculation
immobilière étrangère sur la fonction résidentielle, les amuseurs publics et
la gestion des événements. ·
Le parachèvement
de la Place Royale dans un concept privilégiant l’habitation et le concept
d’un quartier habité et animé et non basé sur une approche de centre
commercial.. ·
La continuité
et la pérennité de l’action du CCVQ sont difficiles à maintenir et le CCVQ
n’échappe pas aux problèmes souvent associés aux organismes de pression.
On constate ainsi : ·
Un
essoufflement dans la mobilisation et l’engagement citoyen. Le renouvellement
des membres au conseil d’administration n’est pas facile. ·
Un problème
de financement important pour garantir la publication du MursMurs. Celle-ci est
de plus en plus aléatoire et cela a des répercussions sur l’information et
la sensibilisation des résidants. ·
La
transmission du savoir et de l’expertise citoyenne développées au cours des
années aux nouveaux membres est problématique et risque de faire stagner des
dossiers, voire de recommencer ce qui a déjà été fait. Cela rend aussi
difficile le renouvellement des représentants du CCVQ au comité consultatif et
à la Commission de la Place Royale. Par
ailleurs, la création de la nouvelle ville modifie les règles du jeu de la
gouvernance municipale et nécessite de discuter des façons de faire du CCVQ
pour atteindre ses buts. Notre stratégie d’intervention est-elle toujours
bonne? Doit-on changer des éléments ou ajouter d’autres outils dans notre
plateau tels que le conseil de quartier? Doit-on faire davantage d’assemblée
des membres et de comités de travail élargis sur des dossiers d’actualité?
Devons-nous utiliser davantage les médias? Devons-nous travailler plus avec le
palier administratif ou politique? Compte tenu du peu de ressources,
devrions-nous mieux prioriser nos interventions? Il apparaît clair qu’il
serait opportun de revoir notre modus operandi et mieux organiser nos efforts. Bien
que l’action citoyenne se résume souvent à clamer haut et fort et à ne pas
lâcher, une attitude de collaboration constructive peut donner des résultats
et changer la vision que certains intervenants ont du CCVQ. Toutefois il faut rester vigilant, ne pas perdre la
cible. Visiblement,
le CCVQ est une nécessité et il porte fruit. Les années à venir ne laissent
cependant présager aucune accalmie : la dynamique urbaine, les tendances
émergentes et les forces en présence - particulièrement celles prônant le développement
économique sans égard aux résidants et au cadre de vie - commandent un CCVQ
fort, présent et dynamique pour maintenir les gains acquis depuis 30 ans. Le
bilan général de notre action est positif. Des choses ont été faites.
Cependant il reste beaucoup à faire. Par ailleurs, nous avons perdu des plumes
ces dernières années : le dialogue avec la ville est quasi inexistant, la
perte de précieuses ressources a causé des dommages, l’absence d’un
porte-parole pour les médias et le manque d’orchestration de l’action de
tous et chacun peuvent aussi être vus comme des éléments ayant
affaibli le CCVQ. Comment
faire pour relever le défi de la mobilisation, du renouvellement du conseil
d’administration et du financement. Peux-t-on changer des façons de faire,
mettre de l’avant de nouvelles actions pour être plus fort et pour assurer la
continuité? Bien
sur, le sentiment d’appartenance est un axe d’action. Quelle forme doit-il
prendre? Qu’est-ce qui est le plus stratégique et prioritaire, compte tenu du
peu de ressources et de mobilisation dont nous disposons? Faut-il faire mieux
connaître la position du CCVQ et intervenir sur les bonnes plateformes?
L’animation citoyenne? Utiliser davantage les médias? Plus d’échanges,
voire musclés avec les
politiciens? Par
ailleurs, y-a-t-il une stratégie à développer dans la nouvelle gouvernance
municipale? Y a-t-il une association stratégique avec les acteurs et organisme
ou institutions qui partagent nos positions? III-
Orientations et priorités Le
conseil d’administration du CCVQ souhaite partager avec les membres ce
portrait de la situation et les constats qui s’en dégagent et les
questionnements qu’ils soulèvent en vue d’un échange et de la formulation
de recommandations concernant la mission, la déclaration de principes et les
objectifs du CCVQ et de proposer un
nouveau modus operandi sur ses stratégies d’intervention ainsi que pour
valider les priorités de l’année 2005. D’emblée,
le Conseil d’administration est convaincu de la nécessité et l’utilité du
maintien du CCVQ dans sa mission, la déclaration de principe et les objectifs
qui sous-tendent les actions du CCVQ depuis sa création , il y aura 30 ans en
2005. Cependant
vu la difficulté d’assurer une relève et de mobiliser les citoyens et le peu
de ressources dont il dispose il apparaît important de prioriser et
d’investir nos efforts là où on a le plus de chance d’avoir des impacts,
de l’influence et d‘obtenir des résultats. Voila
le débat est ouvert, à vous d’exposer vos bilans, vos perceptions et votre
vision. Rapport
présenté par le Conseil d’administration du CCVQ ,le 12 octobre 2004. B-
Rapport de travail sur les communications Avant-propos Le contexte de renouvellement… (ou portrait de la situation actuelle) ·
Le CCVQ traverse actuellement, à la veille de ses trente ans, une crise
existentielle. ·
Il entend se dépoussiérer, se remettre en question pour réagir
positivement à cet état. ·
Il aimerait accroître sa visibilité en faisant mieux connaître ses
actions, ses réussites. ·
Certains des moyens et/ou outils de communication actuels semblent dépassés,
inefficaces ou simplement inintéressants. ·
La présentation matérielle de ses deux bulletins aurait grand besoin de
rajeunissement. ·
L’écriture est toujours privilégiée au CCVQ, par rapport aux autres
moyens de communication… Pourquoi ? ·
Les ressources personnelles des membres, à l’intérieur et à l’extérieur
du C.A., sont peut-être, à tous égards, sous-utilisées. ·
Les ressources financières sont par ailleurs fort limitées. Les points de vue Avant d’en arriver à dégager quelques idées consensuelles, et dans
le but d’alimenter la discussion sans trop de palabres, le groupe a pris
connaissance, individuellement d’abord, puis collectivement, des réflexions
écrites de chacun des participants sur l’avenir des communications au CCVQ. Les points de vue exprimés
se sont mis d’accord, de toute évidence, sur la nécessité de mieux
rejoindre les membres, de les consulter plus souvent, d’intéresser davantage
à nos préoccupations, les principaux intéressés que sont les résidants de
ce quartier. Cependant, les avis divergent parfois sur les moyens d’y parvenir:
statu quo amélioré, dans un souci de continuité, ou exploration de nouvelles
avenues, pour encore plus d’efficacité; cibles à prioriser ; actions plus ou
moins concertées avec les autres acteurs du milieu. sNos recommandations Publication : Nous
le devons à nos membres ! Un message
ponctuel doit leur parvenir régulièrement pour qu’ils soient informés
de ce qui se dégage du dernier CA ainsi que des actions en cours au CCVQ. Il
aura comme objectifs d’alimenter l’intérêt pour « ce qui se passe dans le
Vieux-Québec », de développer le sentiment d’appartenance des résidants et
de haranguer les troupes au besoin. Ce
bulletin s’adressera d’abord et avant tout aux membres, en règle ou privilégiés,
et peut-être à quelques amis et alliés stratégiques, mais non pas systématiquement
aux élus municipaux, à moins d’un moment particulier de concertation ou de
lobbying. Il
s’agira d’un outil de communication
interne diffusé par le web surtout, pour plus de 60 % de nos membres, la
version écrite demeurant le second choix de distribution. Cette
publication s’appellera-t-elle Mini Mot
ou Murs Murs ? Cela reste à voir, car
même si un changement s’impose, nous croyons encore qu’un numéro spécial
destiné à tous les résidants pourra, ou devra, si les ressources financières
le permettent, être lancé au moins une fois l’an, sur Internet et sur
papier, comme une présence hors-tout et un agent de crédibilité incomparable
de notre organisme dans le quartier. Internet : Il
faut donc impérativement que notre site
Internet soit « revampé», bien construit,
d’une qualité graphique assurée, avec peut-être un intranet comme
lien sécurisé et, pourquoi pas, un accès facile à d’autres sites. Bien
entendu, un membre compétent en informatique devra s’en occuper régulièrement.
Car non seulement notre ou nos publications passeront d’abord par ce moyen des
plus économiques, mais nos mémoires et communiqués y tiendront une place
choisie et accessible. Médias : Intermédiaires
incontournables, les médias sont souvent nos alliés. Des conférences
de presse seront organisées sur une base régulière et un porte-parole de
notre organisme, bien préparé, au courant de tous les dossiers, demeurera prêt
à nous représenter. Ce sera nécessairement le ou la présidente du CCVQ, ou
un autre membre du C.A. délégué par ce dernier ou cette dernière. Projets : Un
guide de survie intra muros, une chronique régulière dans un hebdo local (sur
la base de travail de notre site web), des séminaires sur des questions
d’actualité, sans oublier le 30e anniversaire à souligner, voilà
les projets qui mériteront d’être encouragés, développés et réalisés
dans un proche avenir. Actualisation : Les
ressources du membership seront davantage exploitées, dans une incessante
concertation avec le milieu et des échanges ponctuels avec les décideurs,
commerçants, opérateurs touristiques, etc. Dans cette foulée,
nous pourrions donner un nouveau nom à notre bulletin, par exemple Vivre ensemble, un mot d’ordre qui résume bien l’approche
globale de nos communications.Conclusion
La majorité des participants à ce groupe de travail
optent pour un bulletin unique dont le principal objectif sera de soutenir
l’intérêt des membres, de les mobiliser. Comment ces derniers voient-ils les
communications dans le CCVQ ? Préféreraient-ils des forums, des séminaires,
des rencontres avec d’autres groupes ? Il faudra se résoudre à recueillir
des avis, demeurer ouverts à de nouvelles propositions, briser l’isolement et
l’élitisme.
Rapport
présenté par le Conseil d’administration du CCVQ , le 12 octobre 2004. C-
Rapport de travail sur le recrutement et le financement COMITÉ DE RECRUTEMENT ET DE FINANCEMENT RECRUTEMENT Contexte Le
Comité des citoyens du Vieux-Québec a connu, au cours de son histoire – 30
ans presque- des hauts et des bas dans le nombre de membres….. Lorsque des
dossiers ‘chauds’ étaient d’actualité, les participants étaient
nombreux et les cotisations remplissaient les caisses.
En 2003-2004, nous défendons encore des causes qui tiennent à cœur la
majorité des résidants : autobus, bruit, camions lourds, amuseurs publics
– mais les gains sont très lents à venir et peut-être que certains pensent
que nous ne nous démenons pas assez. Pourtant….. Aussi,
il convient de repenser le membership : il faut se moderniser peut-être…. Donc,
après un brassage d’idée assez efficace, notre a surtout retenu les idées
suivantes: -
soit
recruter 300 membres à 20 $ annuellement par sollicitation ou autre; -
soit tous
les résidants du Vieux-Québec deviennent automatiquement membres GRATUITEMENT
et ce, durant 2 ans et en incitant un bon nombre à verser une cotisation
quelconque… -
ou
structurer une équipe de 50 personnes qui recruteraient chacune 10 membres,
avec cotisation minimale Dans tous les cas, la publicité
par le biais d’Internet (site web et hyperliens) est retenue comme une action
à mettre de l’avantCependant,
les idées suivantes ont aussi été discutées : date de renouvellement
fixe (comme le 1er janvier ou le 30 juin) ; contacter tous les propriétaires,
qu’ils soient résidants ou non. FINANCEMENT : Eh
oui ! Le Comité des citoyens du Vieux-Québec a connu des années fastes où
les dons affluaient- ou presque – Par exemple, quand Hydro-Québec faisait des
trous partout pour réparer les lignes souterraines, nous avions 5000 $ par année
et le Château Frontenac y allait aussi d’une bonne contribution lorsqu’il a
fait son agrandissement…On a eu plusieurs années la contribution d’une
compagnie d’assurance pour produire le MursMurs. Aujourd’hui les mécènes
se font plus rares et il faut penser à d’autres moyens de financement. Le
comité privilégie les moyens de financement suivants en tenant pour
acquis que les principaux coûts sont pour la communication : -
activités de financement, surtout l’encan annuel; -
cotisation des membres – payer le secrétariat et le téléphone; -
solliciter un plus grand nombre de donateurs; -
attribuer des prix – comme une fin de semaine au Château Frontenac, pour
chaque 20$ cotisé. Rapport
présenté par le Conseil d’administration du CCVQ , le 12 octobre 2004. [1] Ce texte a été rédigé à partir de différents textes produits par des membres du CCVQ au cours des années. Vous y retrouverez plusieurs extraits intégraux. |