MURS

MURS

Le Comité des citoyens du Vieux-Québec ; C.P. 600, Succursale Haute-Ville, Québec, Québec, G1R 4S2 - (418) 692-0814

<http:citoyenvieuxqueb.multimedia.com> Édition spéciale - Le 30 octobre 2001

À l’occasion de l’élection du 4 novembre prochain, qui constituera l’acte de naissance de la nouvelle Ville de Québec, le "Comité des Citoyens du Vieux-Québec" a décidé de produire une édition spéciale de son bulletin ; une édition à 4 000 exemplaires, en vue d’une distribution sur tout le territoire du district numéro 1 de l’arrondissement numéro 1.

Éditorial CCVQ Entrevues avec des candidats Le  bilan de l'administration sortante L'opinion d'un citoyen

Et le Vieux Québec dans tout ça?                                                                    Accueil

Par Christine Gosselin, présidente et Alain Turcotte, vice-président du Comité des citoyens du Vieux-Québec

Les élections municipales du 4 novembre soulèvent des enjeux sérieux pour le Vieux-Québec. Si la tendance à la désintégration se maintient, on peut s’interroger à savoir si le Vieux-Québec pourra rester vivant et habitable. La nouvelle administration municipale qui sera mise en place reconnaîtra-t-elle les enjeux et, si oui, saura-t-elle infléchir la tendance à la "disneylandisation" qui prévaut actuellement au profit du tourisme ? Est-ce que le Vieux-Québec et ses résidants seront sacrifiés au nom de la sacro-sainte croissance économique et à la compétitivité internationale ?

Avec la conviction qui l'anime depuis 25 ans, le CCVQ croit qu'il est possible de participer et de contribuer au développement économique en respectant l'équilibre des fonctions urbaines et la qualité du milieu de vie. La reconnaissance du Vieux-Québec intra-muros comme site du patrimoine mondial est basée sur le fait qu'il constitue un patrimoine habité en continuité depuis l'établissement de Québec, il y aura bientôt 400 ans. Le CCVQ estime que la création de la nouvelle ville offre une opportunité pour relancer le débat sur la mise en valeur durable du Vieux-Québec et, surtout, sur l’urgence de le "sauvegarder".

Le défi est grand, car le contexte de la nouvelle ville ne réduira pas les pressions sur la fonction résidentielle, à moins d'une reconnaissance sans équivoque de l'importance de préserver le Vieux-Québec comme un milieu de vie fragile. Une vigilance accrue s'impose car les orientations retenues pour la nouvelle ville s'appuient sur une gestion par arrondissement. Or, ce mode de gestion est basé sur les enjeux locaux alors qu'une grande partie des défis qui touchent le Vieux-Québec implique l'ensemble de la ville et même toute sa région. Dans ce contexte, il y a lieu de s’interroger sur l’avenir du Vieux-Québec qui, dans les faits, va devenir un district de 4 600 personnes s’inscrivant dans un arrondissement qui comptera cinq districts pour une population de 79 000 personnes; et ce, dans une ville de plus de 500 000 personnes divisée en 39 districts. Ainsi, il y a risque que la nouvelle administration se contente d’accentuer les fonctions touristiques, récréatives et de loisirs nocturnes en sacrifiant à toutes fins utiles la fonction résidentielle et en négligeant les nombreuses préoccupations qui sont particulières au Vieux-Québec. Il faudra surveiller la façon dont les nouveaux élus tiendront compte de ces enjeux et l’incidence de leurs gestes sur le Vieux-Québec ; sans compter à cet égard les réactions des autres conseillers de l'arrondissement et celles des autres élus représentant les intérêts du reste de la grande ville. Pouvons-nous, en tant que résidants de ce quartier, courir le risque de confier l’administration municipale pour les quatre prochaines années à une équipe qui n’aurait pas développé une réflexion portant sur les enjeux auxquels fait face le Vieux-Québec ?

Ainsi, afin d’obtenir des éclaircissements sur la place que tiendra le Vieux-Québec dans la nouvelle ville, le CCVQ a souhaité organiser en octobre une soirée d'information sur les enjeux électoraux et sur la vision des candidats en lice. Devant le refus des candidats de l'Action civique de participer à une telle soirée, le CCVQ a décidé de réaliser plutôt des entretiens avec les candidats et d'analyser le contenu de leurs programmes au regard des préoccupations du Vieux-Québec.

Monsieur Jean-Paul L'Allier, candidat à la mairie et monsieur Jacques Joli-Coeur, candidat à l'échevinage pour le district du Vieux-Québec, Cap Blanc et Colline parlementaire pour le Renouveau municipal, de même que monsieur Patrice Biron, candidat de l'Action civique à l'échevinage ont accepté de donner un peu de temps au CCVQ pour parler de leurs visions. Nous les en remercions. Il y a lieu de mentionner que, malgré de nombreux efforts de notre part, nous n'avons pas eu de réponse de Madame Boucher, candidate à la mairie pour l'Action civique.

Le CCVQ vous propose donc dans cette édition spéciale trois "dossiers" différents : (i) un résumé des entretiens sur différents thèmes réalisés avec les candidats mentionnés plus haut ; (ii) un bilan, tel que vu par le CCVQ, des réalisations de l'administration sortante, soit le Rassemblement populaire avec M. L'Allier comme maire et M. André Marier comme conseiller municipal ; et (iii) l'opinion de monsieur Louis Germain, un citoyen qui habite le Vieux-Québec depuis de nombreuses années et qui a accompagné le CCVQ lors des entrevues.

Nous espérons que ce numéro de notre bulletin contribuera à votre réflexion quant aux choix que vous ferez le 4 novembre. Bonne lecture !

* * *  

Notre bilan : la performance des joueurs en place...                        Retour haut de page

Par Christine Gosselin

D'emblée, nous considérons que le conseiller André Marier a fait beaucoup pour le Vieux-Québec. Il appuyait son action sur les valeurs et les principes du Rassemblement populaire mais, avant tout, il possédait lui-même une vision de ce que signifie "vivre le Vieux-Québec". Des préoccupations comme la venue de nouveaux ménages, la qualité de vie, la réduction des nuisances, l’appropriation de la rue, une politique d'ensemble à l’égard de la circulation, le stationnement, etc., ont fait partie de son discours quotidien et, sûrement, aussi fait l'objet de débats animés au sein du conseil municipal. Le CCVQ a donc, à peu d'exceptions près, toujours partagé la vision de M. Marier et l'a appuyé dans son action. Il faut donc reconnaître que les réalisations de l'administration municipale sortante dans notre quartier sont étroitement liées à la ténacité et à l'engagement de M. Marier qui comprenait fort bien le Vieux-Québec.

Les bons coups...

Le Rassemblement populaire aura livré près de 700 logements, une réglementation pour les grands logements ainsi qu'une politique de stationnement avec emplacements pour résidants ; bien que l’on soit toujours loin d'une politique intégrée de circulation et de déplacements. Les efforts d'embellissement et de mise en valeur du patrimoine historique urbain sont notoires: les petites places et fontaines, la rue Saint-Paul et, en collaboration avec la Commission de la capitale nationale du Québec, la place de la Gare, le réaménagement de la colline Parlementaire et de l'autoroute Dufferin, le projet du Palais de l'Intendant, les Nouvelles Casernes, etc.. Et ce parc de l'Esplanade que nous demandions depuis plusieurs années et dont la requalification fut possible parce que M. Marier est aller chercher du financement ailleurs. Dans le budget de la Ville, ce parc n'était pas une priorité ; et, pourtant, ce type d’équipement est considéré comme une priorité dans les autres quartiers de la ville. C'est comme si certains élus pensaient que le Vieux-Québec n'est pas habité. La sécurité, les assurances prohibitives et la problématique des jeunes des quartiers périphériques qui viennent "passer du temps" dans le "Vieux" furent aussi des dossiers où des choses se sont passées.

Les mauvaises notes...

L'administration sortante avait aussi des visées de développement touristique, d'animation et de création d'emplois. Bien des efforts furent consentis, notamment la modification de la Charte pour obtenir le pouvoir de réglementer les autocars touristiques et les "expulser" du Vieux-Québec intra-muros. On parle d'un Vieux-Québec piéton pour¼ 2005. L'administration est toutefois en train de manquer le bateau et la dégradation amorcée se poursuit. Ça fait maintenant onze ans que la Ville tâtonne dans ce dossier. Or, nous ne constatons aucune baisse significative des mouvements d'autobus, aucun circuit de transport en commun au centre-ville tel que promis, pas plus que des projets de réglementations ni de plan d'ambiance pédestre. Quant aux études, elles n'en finissent plus. Malgré toute la bonne volonté du monde, tant que l'administration cèdera à l'industrie touristique et ne changera pas sa vision du développement touristique, le Vieux-Québec différent, émerveillant le piéton, ravissant et partout habité risque de disparaître. Nous ne baissons pas les bras mais nous constatons malheureusement que, dans ce dossier, il ne semble pas y avoir de volonté réelle de régler les problèmes une fois pour toutes.

Autre dossier avec une mauvaise note: celui du bruit. Toujours pas de réglementation interdisant l'amplification. Les décibels ça ne se gère pas nous dit-on ; alors qu'on interdise l’amplification à l’extérieur, comme à Montréal ! Dans le dossier des amuseurs publics, le CCVQ considère qu'on a également reculé, bien que la gestion logistique se soit améliorée. Par moment, on a vraiment l'impression que la Ville travaille comme gérant d'artistes, le Vieux-Québec devenant une salle de spectacle à ciel ouvert. Décidément, il va falloir se parler d'animation urbaine dans un milieu habité.

Autre déception : l'absence d’un moratoire sur le développement hôtelier et un empressement à modifier le zonage pour des projets hôteliers. Si la ville partage notre vision de l'équilibre des fonctions, pourquoi pas un moratoire afin de faire le point sur ce qui a été fait et sur les espaces qui restent disponibles, afin d’en profiter pour mettre à jour des planifications qui datent de plus de cinq ans ? On est en demande là-dessus depuis 1998 !

Et, malgré toute la bonne volonté du monde, on n’a toujours pas de politique pour le camionnage lourd et les véhicules de livraison. On n'a pas de zones piétonnes. On n’a pas une politique d'habitation améliorée au regard du Vieux-Québec. On n’a pas de programmes adaptés pour inciter la transformation des étages au-dessus des commerces en logements. On n’a aucune analyse ou proposition concernant les services de proximité. Enfin peu de préoccupations et même l'absence d’une stratégie pour vendre le Vieux-Québec comme un milieu à habiter, afin d'inverser la tendance à la spéculation et au développement de l'hôtellerie illégale.

Ce petit bilan permet de constater que, même si de grands pas ont été faits, la partie est loin d'être gagnée. On a sûrement intérêt à redoubler de vigilance. Il devient urgent d'agir avant que la situation ne se dégrade davantage. Le Vieux-Québec ne peut plus attendre que l'on comprenne les dossiers avant de se mettre à la planche à dessin. Il lui faut de l'action, et vite.

* * *

Ce qu'ils ont dit...                                                             Retour haut de page

Entrevues du CCVQ avec les candidats

Par Alain Turcotte

Voici ce qui ressort des entretiens que le CCVQ a réalisés avec trois des quatre candidats en lice pour les élections du 4 novembre 2001.

L'information est présentée par thème. Les commentaires recueillis auprès des deux candidats du RMQ ont été regroupés sous chacun des thèmes ; le candidat au poste de conseiller développant les aspects plus spécifiques au Vieux-Québec. Pour l'ACQ, nous avons livré les propos du candidat au poste de conseiller et complété ceux-ci, pour des questions plus générales, avec des éléments provenant du programme du parti.

Démocratie municipale

On voulait connaître la position des partis sur les principes qui sont actuellement en application à la Ville de Québec, soit la consultation par le moyen de différents mécanismes de participation, en ajoutant l'utilisation de référendums. Comment ces deux processus vont-ils se compléter ; seront-ils complémentaires ou successifs ; les comités de citoyens ou conseils de quartier auront-ils encore une place ?

Le RMQ propose essentiellement la même approche que celle qui prévaut dans la Ville de Québec actuelle où on utilise déjà des mécanismes qui permettent la contribution et la participation des citoyens. On entend privilégier la consultation tout au long du processus de gestion. On indique qu’actuellement la Ville de Québec avec cette approche respecterait 92 % des recommandations exprimées dans les différents mécanismes de consultation (conseils de quartier et comité consultatif du Vieux-Québec/CapBlanc/Colline parlementaire).

Pour le RMQ, les référendums seront possibles ; mais ils devront être balisés, car ils peuvent facilement devenir un outil servant à bloquer les projets. Les arrondissements auront à prendre position à ce sujet. Il reste que les référendums demeureront indicatifs et qu’ils n'engageront pas l'action du Conseil. Ils pourraient avoir pour objets le zonage, les outils d'aménagement, divers projets, etc..

Par ailleurs, l'ACQ estime que la consultation par référendum doit être utilisée le plus souvent possible en matière de zonage. Les référendums doivent être réservés aux résidants concernés (une rue, un secteur). Les citoyens doivent être responsabilisés pour le développement de leur quartier. Le conseiller n'est pas responsable de cette fonction de consultation ; il reste un intermédiaire entre les citoyens et l'administration de la Ville. Le maintien des conseils de quartiers sera à examiner. Le candidat, en accord avec le principe, s'interroge cependant quant à la formule.

Aménagement du territoire

Comment chacun envisage-t-il de s'attaquer à cet enjeu qui a des incidences sur le sentiment d'appartenance des citoyens de chaque arrondissement, sur le transport dans toute la région, sur la prestation des services aux citoyens et sur l'économie ? Comment conçoit-on la place du Vieux-Québec dans ce contexte ?

Dans un premier temps, le RMQ pense qu'il faudra procéder à un examen quartier par quartier, arrondissement par arrondissement afin d’établir un diagnostic le plus précis possible. Une consultation suivra pour obtenir l'avis et les suggestions des citoyens. Il y aura aussi récupération de ce qui existe actuellement à la Communauté urbaine (CUQ). De cette démarche, un plan d'aménagement suivra. La différence par rapport à la situation actuelle avec la CUQ, c'est que l'on parlera de consolidation urbaine et non d'étalement urbain. Il faudra favoriser l'utilisation de tous les espaces disponibles de la façon la plus appropriée pour l'ensemble de la ville nouvelle.

Le candidat au poste de conseiller du RMQ estime que le Vieux-Québec trouvera sa place dans la nouvelle ville. Il souligne que le quartier se retrouvera dans un arrondissement de 79 000 personnes au lieu de l’actuelle population de 160 000 habitants dans la ville actuelle. Concernant les grands projets nécessitant des investissements majeurs et étant du ressort de la grande ville, la dynamique sera différente puisque d'autres acteurs, comme les gouvernements du Québec et du Canada, s’ajouteront. Les projets déjà en marche (littoral, rivière Saint-Charles, Dufferin, etc.) demeureront programmés et on peut anticiper d'autres investissements liés aux 400 ans de Québec.

L'ACQ ne formule que peu de commentaires sur le concept de schéma d'aménagement et on se limite à un énoncé général. On fait état de préoccupations surtout pour le développement de sites touristiques autres que le Vieux-Québec. On exprime des réserves pour la localisation et la construction de logements sociaux qui peuvent conduire, dit-on, à la création de ghettos. Le candidat mentionne qu'il ne connaît pas les démarches de planification et d'aménagemnet en cours, ni les plans existants. Il pense qu'il lui sera difficile de faire reconnaître les spécificités du Vieux-Québec par ses collègues au niveau de l’arrondissement et à celui du conseil de la nouvelle ville.

Transport en commun

Le CCVQ s’interroge à savoir en quoi, la nouvelle ville permettra d'apporter des ajustements au transport en commun dans le Vieux-Québec ; dossier jusque là lié à la problématique régionale dans la mesure où il relevait de la STCUQ et de la CUQ. En effet, le Vieux-Québec n'est desservi que par des circuits de transport en commun répondant uniquement aux besoins de l’ensemble de l’agglomération. Depuis plusieurs années, les citoyens attendent la mise en place d'un circuit de transport en commun qui desservirait autant les résidants que les visiteurs et qui permettrait d'offrir un accès efficace à des destinations située à l'intérieur et à proximité du Vieux-Québec. Un tel circuit solutionnerait des nombreux problèmes dont celui très important de l'accès entre la haute et la basse ville.

Pour le RMQ, on prévoit l’instauration d’un circuit de transport en commun au centre-ville durant le prochain mandat. La Ville de Québec vient de déposer un projet auprès de Transport Canada dans le cadre du Programme de démonstration en transport urbain qui permettrait d'obtenir le financement nécessaire à l'achat de véhicules plus écologiques et à leur opération jusqu'en 2006.

Avec la nouvelle communauté métropolitaine, qui inclura la Rive-Sud, il sera possible d'offrir de meilleurs services de transport en commun et de les intégrer. Le conseil régional, incluant les MRC, pourra être utilisé comme lieu de consensus pour les dossiers à caractère régional en tenant, deux à trois fois par année, des rencontres entre les élus pour travailler sur des dossiers spécifiques, comme le transport en commun. Ce serait l'occasion de mieux connaître les dossiers, de faire le bilan de la situation actuelle et de s'entendre sur une stratégie commune à toute la région.

Avant de passer à un "système léger sur rail", il faudra développer un peu plus l'axe nord-sud du système de transporrt actuel et non seulement consolider l’axe est-ouest. La planification du développement d’un réseau de transport devrait constituer une opportunité à saisir pour assurer un développement intégré de la ville.

Des projets faisant appel à la mixité des différents modes de transport pourraient être développés. On pense à des titres de transport en commun donnant droit à du stationnement gratuit aux principaux lieux d'accès au réseau de transport en commun et à des heures gratuites de stationnement au centre-ville pour permettre de revenir en ville, en dehors des heures de grande fréquentation. On pense aussi à l’utilisation de taxibus pour effectuer le ramassage des gens à partir de secteurs éloignés pour les ramener vers le réseau principal du transport en commun. Pour le Vieux-Québec, le transport en commun devrait être amélioré en tenant compte des caractéristiques et des besoins de ce milieu : la fréquence des passages, la présence d’autres véhicules lourds et encombrants, la proximité des arrêts, etc..

L'ACQ considère aussi qu'il faut améliorer le service et énonce des objectifs généraux concernant le développement des axes touristiques et l'accès aux pôles d'emplois. Le programme parle de "service de première classe" et prévoit une contribution de l'État. On indique qu'il faudra procéder à l'amélioration des relations de travail avec les employés. On suggère un service de navettes gratuit dans le Vieux-Québec accompagné de stationnement en dehors du Vieux-Québec pour encourager la venue de la clientèle dans les commerces.

Vivre dans le Vieux-Québec

Pour le CCVQ, la protection de la fonction résidentielle dans le Vieux-Québec est essentielle au maintien des résidants dans le quartier. Les partis ont-ils l'intention de mettre de l'avant une orientation ou une politique dotée de moyens appropriés et qui définirait la part relative réservée au logement par rapport aux autres fonctions urbaines (commerciales, institutionnelles, touristiques, etc.) ? On trouve dans le Vieux-Québec de plus en plus de logements qui vieillissent et qui n'ont pas fait l'objet de restauration ou de rénovation. Que propose-t-on pour tenir compte de cette situation ? Propose-t-on des orientations en matière de maintien et d'amélioration des services de proximité pour les résidants ? Que faire à propos de la fermeture de certains commerces pendant six mois de l'année ? Comment agira-t-on pour favoriser l'accroissement du nombre de résidants dans le Vieux-Québec ?

Le RMQ considère qu'il faudrait imaginer un projet pour inviter les gens à découvrir le plaisir de vivre dans le Vieux-Québec, comme cela a été fait pour Saint-Roch et Limoilou. La Ville pourrait enclencher un travail de réflexion avec la participation des résidants pour apporter une réponse à cette question. Il faudra aussi faire le tour de ce qui s'est fait dans le monde pour trouver des recettes qui ont réussi ailleurs. Une démarche de promotion devra être envisagée pour attirer les personnes de l'extérieur qui ont la perception qu'il est difficile de vivre dans le Vieux-Québec et d'y entretenir une vie de famille.

Pour contrer la dégradation commerciale, il faut une démarche de partenariat par secteur. Comme principe directeur concernant l'aide de la municipalité en matière de subventions, le RMQ préconise que les mesures d’aide doivent diminuer au fur et à mesure que le risque décroît. Généralement la revitalisation d'un quartier se révèle plus risquée au début. Les commerçants préfèrent souvent sacrifier les étages du dessus ou s'en servir comme entrepôt plutôt que d'être contraints à de nombreux investissements ou à une limitation dans leurs affaires causée par les besoins des locataires à l'étage. La Ville doit agir, mais peut-être en recourant à une approche au cas à cas ; comme dans le récent agrandissement de l’entreprise Simons. Une des conditions à la réussite de cette vision est de faire appel à des propriétaires occupants pour qui l'investissement s’inscrit dans une optique de long terme.

Pour l'ACQ, les quartiers vivent grâce à leurs résidants et permettent ainsi aux commerces de survivre. Les outils fiscaux pourraient constituer une piste de solution pour amener des commerces de proximité. Le candidat soutient aussi que le Vieux-Québec compte déjà beaucoup de commerces et qu'un moratoire serait probablement souhaitable pour maintenir la viabilité financière des coomerces qui sont en place. L’idée consiste à aider par des réductions de taxes étalées sur plusieurs années les propriétaires occupants qui procèdent à la rénovation de logements. Pour les commerces, la taxation pourrait être modulée par secteur pour encourager le développement ou le maintien de services de proximité lorsque ceux-ci s’avèrent déficients.

Pour les jeunes et les retraités il faut poser des gestes visant à les "incorporer" : du sport pour les jeunes comme moyen de développement et d'intégration à la société ainsi que des activités provoquant des rencontres et des discussions pour les personnes plus âgées et les personnes vivant seules. Le RMQ envisage aussi une politique pour le sport.

Mentionnons qu’aucun des candidats n’a mentionné un objectif chiffré pour le développement d'unités de logement.

Concernant certaines préoccupations particulières au Vieux-Québec...

Le bruit

Le CCVQ estime que de nombreuses activités deviennent, lorsque laissées à elles-mêmes, des nuisances urbaines et contribuent à la diminution de la qualité de vie des résidants, tout en contribuant à l'image négative qu’entretiennent les gens de l'extérieur quant à la possibilité de vivre dans le Vieux-Québec avec sa famille.

La circulation des camions et des autocars touristiques est à l'origine d'une bonne partie du bruit généré dans le quartier, mais elle n'est pas seule en cause. La vitesse des véhicules, les moteurs bruyant de certaines motos, automobiles, véhicules de livraison et véhicules de services publics constituent aussi des sources importantes de bruit. Il existe en plus d’autres sources de bruit qui seraient facilement contrôlables : les systèmes d'amplification de certains bars-spectacles ainsi que ceux des amuseurs publics et de certains commerces qui prétendent attirer la clientèle, etc.. En adoptant une stratégie appropriée, on pourrait mieux contrôler, voire interdir ces sources de bruits. Quels sont les suggestions des candidats à ce sujet ?

Le RMQ est d'avis que les résidants doivent accepter que la Ville soit le lieu de grands événements. Ce que l'on constate actuellement c'est que le calendrier est plein et qu'il y a peu de répit entre chacun de ces événements. Le problème provient surtout des systèmes d’amplification. Le candidat considère que l'amplification sur rue, que ce soit par les marchands ou pour de l'animation urbaine, n'est pas appropriée.

L'ACQ n'a pas émis d'avis sur le sujet.

Le développement hôtelier

Le CCVQ questionne le développement hôtelier dans le Vieux-Québec ? Est-il possible d’appliquer un moratoire d'une durée limitée, qui permettrait de faire le point et d'établir un plan d'action permettant de mieux gérer le partage des fonctions résidentielles et hôtelières ? Et qu’en est-il de l'hôtellerie illégale?

Le RMQ considère que les petits hôtels, sans possibilité de réunions, ressemblent beaucoup à de l'habitation. Cependant, le besoin de contingentement existe. On est favorable à un moratoire, sous condition qu'il soit de courte durée (quelques mois) et qu'à la fin de ce moratoire on débouche sur une proposition claire quant aux règles du jeu en terme de développement hôtelier.

L'ACQ n'a pas émis d'avis sur le sujet.

Le stationnement, la vitesse et la circulation

Le RMQ n'a pas émis de commentaires à ce sujet.

Pour l'ACQ, la politique actuelle de la Ville de Québec consiste à donner des contraventions, ce qui a pour effet de faire fuir la clientèle des commerces du Vieux-Québec. Les camions ne devraient pas livrer après neuf heures le matin et la taille des véhicules devraient être limitée. Pour libérer les rues, les résidants devraient être encouragés à stationner dans les stationnements publics tout en maintenant le système des vignettes sur rue. Toutefois, le candidat semble avoir des réserves sur le système des vignettes. Par ailleurs, celui-ci pense qu'il est possible de mieux gérer les périodes de grande circulation puisqu'elles sont prévisibles. La présence, nombreuse et permanente, d'agents de circulation serait à prévoir.

La piétonnisation

Le RMQ, considère que tout dans ce dossier doit être conçu dans une optique de partenariat : la durée, la période du jour, etc..

L'ACQ est en principe d'accord avec des périodes définies, des plages horaires et adaptées en fonction des rues.

Développement de l'industrie touristique et cohabitation avec les résidants

Ce sujet constitue une priorité pour le CCVQ. Ainsi, il nous semble important d'entendre les partis sur la possibilité de mettre en place une stratégie globale de développement touristique qui soit bien adaptée à chaque arrondissement ou quartier et particulièrement pour le Vieux-Québec.

Dans la même veine, le CCVQ a voulu connaître la position des partis sur la problématique de la circulation des autocars touristiques. Depuis le milieu des années 1990, on procède à une démarche à laquelle participent tous les intervenants (résidants, commerçants, transporteurs, etc.) qui sont intéressés par la problématique de la circulation des autobus touristiques dans le Vieux-Québec . Un plan d'action, adopté par la Ville en 1997, proposait entre autres qu'en l’an 2000 on construirait des infrastructures d'accueil pour ces autobus à l'extérieur des murs. Qu'entend-on faire pour apporter une solution rapide et définitive à ce problème ?

Concernant le développement touristique, le RMQ estime qu'il faudra développer des services touristiques qui ne seraient pas destinés en priorité aux touristes provenant de l'extérieur du pays. On pense à développer des produits ou des circuits qui permettront aux résidants de l’agglomération et aux voyageurs provenant du Québec d’explorer l’ensemble de l’agglomération sous tous ses aspects ; circuits verts (plaines, parcs, etc.), circuits historiques, circuits sportifs (sport, plage, etc.). Des navettes opérées par la STCUQ permettraient à faible coût d’en faire le tour, d'arrêter et de rembarquer à son rythme sur plus d'une journée. La même idée pourrait être reprise pour la partie fluviale en utilisant des bateaux qui relieraient les deux rives et qui achemineraient les visiteurs à l'île d'Orléans, aux Chutes Montmorency, etc., tout en permettant l'usage du vélo. On pourrait aussi développer un circuit couvrant un axe allant du Centre des Congrès vers le quartier des artistes de la rue Saint-Vallier en utilisant la côte Sainte-Geneviève comme artère principale. Comme suite aux événements du 11 septembre, il pourrait être intéressant de songer à accentuer le caractère européen de la vieille ville en permettant ainsi aux américains d’éviter les vols internationaux, tout en retrouvant l’esprit de l’Europe en voyageant par voie terrestre.

Le RMQ indique qu’à très court terme, il faudra penser à des équipements tels que des accès mécaniques plus nombreux entre la basse et la haute ville et à la construction d’autres gares pour les autobus. On devra se préoccuper de trouver des sources de financement : une taxe sur l’essence comme à Montréal ou une taxe sur l’hébergement en hôtel. On devra aussi penser à élargir la zone d'attraits touristiques en développant des circuits couvrant un triangle allant de la rivière Saint-Charles au fleuve et de la rue Cartier au boulevard Langelier.

On devra aussi se questionner quant à la façon de gérer les grands événements comme le Festival d'été, le Carnaval, les fêtes de la Nouvelle-France, etc.. On peut se demander si l’utilisation d’une immense scène avec amplification est encore la bonne formule ? Le développement de petits lieux pour des spectacles diversifiés apporterait peut-être davantage aux résidants, tout en permettant aussi de satisfaire les touristes, quel que soit le moment de la journée, de l'année ou la température.

Pour le Vieux-Québec, le RMQ maintiendra le plan d'action concernant le contrôle de l'utilisation des autocars touristiques.

Quant à l'ACQ, on indique qu’il faudra procéder à un examen rue par rue pour identifier les problèmes particuliers. En principe, le candidat considère que la cohabitation est possible entre les activités commerciales, touristiques et résidentielles. Il faudra probablement, pense-t-il, recourir à un zonage selon les rues. La fonction commerciale doit cohabiter comme elle l'a toujours fait avec la fonction résidentielle. Le principe du vivre et laisser vivre doit prévaloir. Le candidat semble favoriser une approche où la dynamique des intérêts individuels permet de régler les conflits.

Pour la circulation des autocars, selon le candidat de l’ACQ, il faudra tenir compte de la réalité et revoir ce qu'il y a à faire. Une approche progressive s’étalant sur une période de dix à quinze ans serait souhaitable, avec la mise en place préalable d’un système de transport en commun dans le Vieux-Québec. On ne propose pas d'échéancier pour cela. Les résidants doivent tenir compte que la période où les autocars sont présents est restreinte à environ cinq mois. Le candidat avance que, si on veut sortir les autocars touristiques du Vieux-Québec d'ici 2005, il faudra prévoir une taxe pour compenser les commerces dans l'attente d'une clientèle de remplacement.

Fiscalité et taxation

Le CCVQ voulait savoir si, dans le contexte de la nouvelle ville, la fiscalité servirait de prétexte pour sabrer dans les services offerts à la population. On a interrogé les candidats sur la nature des revendications qu’ils entendent soumettre au gouvernement pour l’ajustement de la fiscalité municipale.

Le RMQ a promis qu’il réalisera sa promesse d’adopter une réduction des taxes pour plus de 80 % des citoyens de l’agglomération. Ces réductions seront minimes mais réelles et elles s'ajouteront au fait que la nouvelle ville pourra mieux absorber l'inflation. De plus, les résidants de l'actuelle Ville de Québec bénéficieront pendant les quatre prochaines années du surplus accumulé (24 M$) sous forme d’un crédit de taxe ou de diminution de la dette.

Le RMQ prétend que le niveau de taxation seul ne peut représenter une mesure de la qualité de la gestion municipale. Il faut absolument tenir compte de la gamme des services qui sont offerts. Par exemple, la ville actuelle considère qu’il est normal de mettre de l'argent dans le logement social, la culture, le loisir, les sports, les parcs, etc.. La nouvelle ville devrait poursuivre dans ce sens. C’est la façon de dispenser les services qui importe. Sont-ils trop chromés, pas assez efficaces ? Devons-nous ramasser la neige au fur et à mesure qu'elle tombe ? Devons-nous aller jusqu’à nettoyer quotidiennement le pas de la porte de tout le monde ? Cependant, le RMQ ne voit pas d'un bon œil la tarification de services tels que les bibliothèques ou le fait de considérer le sport comme une dépense plutôt qu'un investissement.

Quant aux nouvelles responsabilitiés que le gouvernement pourrait transférer à la nouvelle ville, il est évident pour le RMQ que le gouvernement devra compenser financièrement. Mais il s'agira d'ententes à la pièce entre les villes et le gouvernement et non pas d’une révision du pacte fiscal commun à toutes les villes et municipalités.

Pour l'ACQ, la santé financière de la Ville de Québec est actuellement déplorable. Il sera nécessaire de diminuer le niveau de taxation en baissant le budget global de la Ville. Pour cela, il faudra revoir l'ensemble des missions afin de déterminer ce qui essentiel et éliminer le superflus. Le candidat n'a pas fourni d'exemples de missions superflues ou inutiles. Il suggère qu’il faudra aussi travailler sur le comment faire et en venir à identifier des services adaptés à chaque quartier pour diminuer les coûts.

Les priorités des candidats s'ils sont élus :

Pour le candidat à la mairie du RMQ :

·         Faire la preuve à tous les résidants de la nouvelle ville qu'ils n'ont rien perdu avec l'exercice.

·         Écouter les conseillers de tous les districts et voir à ce que les mécanismes démocratiques fonctionnent.

·         Assurer une gestion serrée du budget avec un objectif de baisser les emprunts à 20 % du budget.

Pour le candidat au poste de conseiller du RMQ :

À court terme, pour arrêter la dégradation des bâtiments historiques, améliorer le programme du ministère de la Culture qui présente l’inconvénient de soumettre les propriétaires intéressés à restaurer et à entretenir leurs propriétés à des normes sévères de conservation et à une aide financière non-adaptée et dont les critères remontent à plus de dix ans.

À moyen terme, secouer les partenaires en leur demandant rapidement de faire un exercice d'identification de ce qui doit être fait, comment le faire et quelle contribution ils peuvent apporter. Les citoyens devraient ainsi proposer des réflexions sur le stationnement, la circulation, le bruit, la piétonisation, le déneigement, etc.. Quant aux institutions, elles devraient indiquer leur plan de travail sur des dossiers en cours ou en attente : Parcs Canada, Garde côtière, Commission des champs de bataille, Capitale nationale, SIQ (tours à bureaux), ministère de la Culture, SODEQ (Place royale), les congrégations religieuses, etc..

À long terme, jouer un rôle dans la construction de la nouvelle ville en y attirant de jeunes ménages. La métropole attire beaucoup de jeunes et il faut agir pour que Québec devienne aussi un lieu de vie recherché.

Pour le candidat au poste de conseiller de l'ACQ :

·         Informer et consulter les citoyens de la nouvelle ville en particulier sur le budget et les priorités.

·         Pour la qualité de vie des résidants, voir à alléger les embouteillages dans le Vieux-Québec.

·         Améliorer les services publics et les adapter au Vieux-Québec : police, pompiers, policiers armés sur la rue, sortir les gros autobus du Vieux-Québec.

* * *

Opinion d'un citoyen pour le Vieux-Québec                                        Retour haut de page

L'équipe L’Allier, résolument...

Par Louis Germain

Voulez-vous savoir pourquoi ? Parce que ce sont eux qui connaissent ça, tout simplement. Pas les autres. C'est la conclusion qui s'impose, incontournable, suite à l'analyse du programmes des deux partis et aux entrevues réalisées par le CCVQ en regard de l'élection du 4 novembre auxquelles j'ai assisté.

D'un côté, une équipe habituée à diriger une ville complète, avec ses riches, ses pauvres, ses grandeurs et ses misères. De l'autre, une équipe aux horizons restreints, sans expérience des enjeux soulevés par la gestion de l'ensemble des variables d'une ville entière. D'un côté une équipe axée sur les services aux citoyens et sur l'aménagement du territoire. De l'autre, une équipe axée sur les budgets et le maintien des privilèges.

Les candidats¼

On ne peut pas en vouloir à madame Boucher ni à son candidat pour le Vieux-Québec, Patrice Biron. Dans le fond, ce n'est pas leur faute s'ils ne connaissent pas encore ça. Andrée Boucher a toujours administré une portion de ville, pas une ville. Elle n'a pas d'expérience des logements sociaux, de la gestion des grands événements, des rencontres internationales, de la dynamique d'un centre-ville à vitaliser, de la promotion économique d'une région, alouette... Ses fonctions de maire de banlieue n'exigeaient pas qu'elle s'intéresse à ces questions et bien que c'eût été éminemment souhaitable qu'elle s'en soucie, elle ne s'en préoccupait aucunement. Bon ! C'est bien triste, car aujourd'hui la maîtrise de ces problèmes lui fait cruellement défaut et elle souffre bien mal la comparaison avec Jean-Paul L’Allier homme d'état, rompu à l'arbitrage entre les intérêts multiples et divergents d'une vraie ville, d'une société complète.

Et Patrice Biron ? Lui aussi fait pâle figure à côté d'André Marier, le conseiller sortant et de Jacques Joli-Cœur, le candidat du RMQ. Voyez-vous, la vie ne l'a pas encore suffisamment préparé à devenir conseiller municipal. Oui, Patrice Biron est, comme Marier et Joli-Cœur, un authentique résidant du Vieux-Québec qu’il connaît depuis toujours. Mais il devrait plutôt penser à "l’autre" prochaine élection et se concentrer sur l'étude des dossiers durant les quatre années qui viennent. Alors pourra-t-il se mesurer avec des gens qui, comme Marier et Joli-Cœur, sont des habitués de l'examen des grands enjeux d'un état moderne. Marier, grand commis de l'état québécois durant plus de quarante ans, rompu à l'analyse de situations complexes, a été l'un des principaux bâtisseurs des institutions du Québec moderne, comme la Caisse de dépôt. Joli-Cœur, historien, avocat, administrateur de grands événements politiques internationaux et promoteur de l'aménagement et de l'embellissement du Vieux-Québec depuis des décennies. Patrice Biron aujourd'hui ne fait pas le poids, il ne connaît pas ses dossiers, il ne connaît pas les structures municipales, il ne connaît pas les outils de gestion de la ville. Il n'est tout simplement pas prêt, malgré ses louables intentions.

Alors comment voulez-vous que les intérêts des résidants du Vieux-Québec soient bien servis par Andrée Boucher, conseillée par Patrice Biron. Elle a, littéralement bec et ongles, combattu l'idée d'une gestion intégrée de l'agglomération. Elle déclare son intention de maintenir les privilèges des anciennes banlieues et ne dit mot du Vieux-Québec dans sa plate-forme électorale. Patrice Biron ne connaît carrément pas encore ça et ne pourra donc pas présenter et défendre avec beaucoup d'efficacité nos intérêts auprès d'une Andrée Boucher qui serait en dette envers tous ses alliés banlieusards.

¼ et leurs idées

C'est bien beau tout ça, direz-vous, mais Boucher et Biron ne sont quand même pas des caves et sont suffisamment motivés à construire la Nouvelle Ville, même s'ils n'y croient pas. Ils ont dû faire un beau programme, alléchant, motivateur, comme L'Allier et Joli-Coeur. D'entrée de jeu, dites-vous bien que ceux de vos amis qui vont vous dire "bof..., je vote pas car ils sont tous pareils les politiciens", bien, dîtes-vous que ces amis-là, ils se fourrent un doigt dans l'œil parce que nos politiciens des deux partis, ils ne promettent pas du tout la même chose.

Ma conviction...

Voter pour l'équipe qui possède assez d'expérience des dossiers du Vieux-Québec pour être capable de s'en occuper adéquatement. Voter pour une équipe qui comprend la dynamique du Vieux-Québec . C'est simple ça, non ?

* * *                                                                            Retour haut de page