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COMMUNIQUÉ Transmis par : Le
Comité des citoyens du Vieux-Québec Date : 3 février 2003 Porte-parole : Francine
Lavoie (694-2116) Pour diffusion immédiate. *
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* LE COMITE DES CITOYENS DU
VIEUX-QUEBEC A DÉPOSÉ AUPRÈS DE LA VILLE UN MÉMOIRE
SUR LA POLITIQUE CULTURELLE CULTURE, PATRIMOINE ET
CITOYENNETE, tel est le titre du mémoire de 28 pages que le Comité des
citoyens du Vieux-Québec a présenté à la Ville de Québec lors de la
consultation sur Une nouvelle politique culturelle, fin décembre 2002. Enracinée
dans le travail quotidien du CCVQ
depuis 1975,[1]
étayée des résultats de l’Enquête Vivre dans le Vieux-Québec [2]
l’argumentation reprend et va au-delà des recommandations du mémoire Le
Patrimoine urbain. Ces deux mémoires peuvent dans leur intégralité
être consultés sur le site WEB du comité(http://membres.lycos.fr/citoyenvieuxqueb/). Voici donc
en primeur un résumé des principales recommandations formulées par les
auteurs du rapport, Christine
Gosselin, Jacques Lamarche et Françoise Sorieul. Un
haut lieu de culture La ville de Québec l’est incontestablement avec quelques
projets exemplaires (Méduse, Passage des Ecossais) des petites places commémoratives
mais aussi actuelles qui donnent un sens à l’art, à la culture en s’intégrant dans la ville tout en prenant en
considération les préoccupations citoyennes de qualité de vie, de capacité
d’accueil. Le CCVQ recommande d’offrir urgemment un cinéma de répertoire dans le Vieux-Québec, de faire du site de l’Institut canadien une véritable « Maison de la culture » et de réinventer d’ici 2008 les Nouvelles Casernes, en les transformant en un lieu rassembleur dans le domaine des métiers du patrimoine et d’art. Il appuie la volonté de faire du Morrin College un centre vivant, largement ouvert, animé à l’année longue et témoignant de l’apport des communautés anglophones au développement de Québec et du Québec. transformé en une immense
salle de spectacle Cependant, L’Avant-projet de politique culturelle n’aborde pas la gestion de l’animation urbaine. La pratique des dernières années semble très questionnable : chaque place et lieu du Vieux-Québec doit être animé par un chanteur ou un artiste. Pourtant les notions d’animation urbaine comprennent aussi la vie urbaine par elle-même spontanée. LE CCVQ demande donc d’associer les résidents à la préparation des Grands événements et en matière d’animation urbaine, plus du discernement dans le choix des artistes et la création d’un groupe de travail . Il réitère sa demande de n’autoriser aucun amplificateur, en plein air, dans le Vieux-Québec comme dans le reste de la nouvelle ville. Il suggère d’élargir à la grandeur de la nouvelle ville la portée et la réalité des Grands Evénements comme des autres formes d’animation urbaine, en respectant là encore la demande citoyenne. Le patrimoine,
partie intégrante de la culture. Le Vieux-Québec est un ensemble patrimonial urbain et habité, haut-lieu touristique et site reconnu. Le
paysage naturel, partie intégrante du
patrimoine. Le comité souscrit avec vigueur à cet énoncé
et recommande un jardin communautaire et intergénérationnel au cœur du
Vieux-Québec Développement durable et conservation
citoyenne La vision de la ville sur ce
secteur du centre-ville semble s’appuyer sur une vision muséale du centre
historique, touristique et festive. Or
habitation et tourisme non seulement peuvent se concilier, mais l'intérêt
général requiert de les composer et de les renforcer l'un par l'autre, plutôt
que de les opposer Le Comité recommande donc que les orientations de la politique culturelle marquent distinctement les caractères de l’ensemble patrimonial urbain que constitue le Vieux-Québec et les traits conséquents de l’action de sauvegarde qu’il requiert. Qu’elles établissent la nécessité, d’une part, de veiller aux conditions de peuplement du site patrimonial habité du Vieux-Québec et, d’autre part, d’associer la population qui habite les lieux à la conception de leur préservation, au discernement de ce qu’il est avisé d’y édifier aujourd’hui, à l’action même de sauvegarde comme à l’action de développement intégré du cadre bâti et du milieu de vie. De plus, s’agissant du Vieux-Québec, qu’ elles rapprochent l’exigence de « conservation intégrée » du site patrimonial de l’exigence de « développement durable » de la ressource touristique qu’il constitue. Un site national et un périmètre
historique élargi La perspective du quatrième
centenaire de la fondation de la ville en 2008 ne doit-elle presser le
gouvernement de corriger la situation du site du patrimoine? Le CCVQ recommande
à la Ville de presser le gouvernement du Canada de donner suite à
l’intention dont il a fait montre auprès du Comité du patrimoine mondial
d’engager le processus d’ajustement du périmètre du site du
Vieux-Québec. Il lui demande d’obtenir du
gouvernement du Québec qu’il attribue au Vieux-Québec
le statut de site national défini par la « Loi sur les
biens culturels ». Le cadre d’intervention Que la
Ville, à l’égard de Place-Royale, du Vieux-Québec, des arrondissements
historiques de Beauport, de Charlesbourg et de Sillery, de même que des autres
composantes patrimoniales de son territoire, ménage le lieu de pouvoir et de référence manquant et nécessaire, qui puisse s’imposer par son
autorité, par son expertise et par ses moyens. Qu’elle définisse le partage
de ses responsabilités propres et de celles du gouvernement du Québec
relativement à la sauvegarde du patrimoine bâti urbain et, à cet égard,
mette à jour les orientations de l’Entente qui lie les deux parties pour la
mise en valeur du patrimoine. L’aide à la restauration Le CCVQ recommande que soit revu le programme
d’aide à la restauration des bâtiments traditionnels du Vieux-Québec, en
examinant notamment le recours
possible à des dégrèvements fiscaux ou à des exonérations de taxes. La
citoyenneté Que chaque résident de la nouvelle ville, « fou » de culture, puisse affirmer « Mon quartier est un lieu de curiosité », qu’il revendique et s’approprie le patrimoine par une démarche de centration –retour à soi. Enfin, par la citoyenneté, qu’il crée des réseaux ouverts, hétérogènes, égalitaires. Le CCVQ fait des propositions précises pour placer la citoyenneté au cœur du développement culturel, sensibiliser et conscientiser, partager des savoirs et faire société. Il recommande de faire pour 2008 du Palais de l’intendant le témoin de l’évolution de la notion et des formes de pouvoir en terre d’Amérique tout en étant un lieu de la vie civique mais aussi citoyenne. En conclusion, une véritable
politique culturelle Déçu que cette liste d’idées fort sympathiques, qu’est l’Avant-projet , ne procède pas d’une vision d’ensemble, le CCVQ recommande instamment que la ville complète l’exercice d’élaboration d’une politique culturelle et patrimoniale en y définissant une vision intégrée de l’ensemble des aspects couverts et des orientations et objectifs et que cette politique fasse l’objet de larges séances d’information avec une possibilité de faire des commentaires avant son adoption définitive. Il demande qu’un plan de
gestion et d’action en découle tel que prévu et que ce plan notamment en
matière de tourisme culturel et de mise en valeur touristique, patrimoniale et
culturelle vise à maintenir la signification culturelle et patrimoniale du
Vieux-Québec par des mesures stratégiques ( exemples précis fournis ).
Ce plan, tel que stipulé par Icomos, devra établir les limites du développement
touristique et culturel, notamment en termes de capacité d’accueil, de
transport urbain, de bien être
social, économique et culturel des citoyens. Il devra faire aussi l’objet
d’un consensus auprès de l’ensemble des acteurs intéressés. En ce sens,
si l’exercice de développement et mise en valeur touristique du Vieux-Québec
se poursuit, celui-ci devrait impliquer concrètement tous les acteurs et faire
l’objet d’une consultation en vue d’une vision concertée dans une
optique de développement durable. Ce plan devra être cohérent et harmonisé
avec les planifications d’ensemble de la ville qui auront fait l’objet de
consultation et de concertation. Il demande que la politique culturelle comprenne une politique d’animation urbaine basée sur une vision d’ensemble, intégrée dans la ville et tenant compte des préoccupations des citoyens. Que cette politique prévoit des mesures visant à intégrer savoir local, vivant des citoyens ordinaires avec les artistes qui viennent s’approprier la ville. La culture n’appartient pas qu’aux professionnels et elle doit se démocratiser. |