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COMMUNIQUÉ Transmis
par : Le Comité des Citoyens du
Vieux-Québec Date : 21 octobre 2002Porte-parole :
Robert Robert (694-1975) Pour
diffusion immédiate. *
* * LE COMITÉ
DES CITOYENS DU VIEUX-QUÉBEC A DÉPOSÉ AUPRÈS DU CONSEIL MUNICIPAL UN MÉMOIRE
PORTANT SUR TOUTE LA PROBLÉMATIQUE DE LA CIRCULATION DANS LE VIEUX-QUÉBEC. Depuis quelques mois, l’administration de la Ville a convié le Comité des citoyens du Vieux-Québec à contribuer à la révision du Plan de ccirculation pour le Vieux-Québec.. Bien auparavant et à plusieurs reprises, le CCVQ est intervenu auprès de la Ville au sujet de la circulation et du stationnement dans l’arrondissement historique Dans la première partie de son mémoire, le CCVQ présente ce qu’il considère comme le «principe général» qui devrait guider toute intervention en matière de circulation ; c’est-à-dire : «Veiller d’abord et avant tout à favoriser une réappropriation du quartier par ceux et celles qui l’habitent, l’animent et y travaillent». Selon le CCVQ, la priorité devrait appartenir à la préservation et à la mise en valeur des lieux. L’accès au quarrtier ne peut prévaloir sur le patrimoine du quartier lui-même : transport public, circulation et stationnement doivent être assujettis à la qualité de vie des résidants et travailleurs du quartier et non l’inverse. En conséquence, il faut privilégier le déplacement des piétons et des voitures personnelles des résidants et des gens qui travaillent dans le quartier. On ne devrait donc jamais intervenir sur les infrastructures pour en augmenter la capacité et rogner sur la place de l’habitation, du bâti, des trottoirs et des parcs. Le CCVQ prétend que ce principe devrait par ailleurs permettre d’assurer l’équilibre des fonctions qui caractérisent et animent le Vieux-Québec.. En mettant en lumière le patrimoine et l’habitation, il ne s’agit pas d’intervenir sans tenir compte des autres fonctions : le commerce, l’hôtellerie et le tourisme notamment. Au contraire, ce qui servira le patrimoine et l’habitation favorisera aussi, en conséquence, le commerce, l’hôtellerie et le tourisme – surtout si on applique en ce domaine les règles de la Charte du tourisme durable, comme le préconise le CCVQ depuis plusieurs années. À partir de ce principe général, le CCVQ formule dans son mémoire un objectif opérationnel précis et de nombreuses propositions particulières en regard de divers éléments de la problématique de la circulation dans le quartier. Les objectifs proposés sont les suivants. Concernant les grandes voies de circulation (boulevard Champlain, rues Dalhousie, Saint-André, etc.), on suggère de limiter à un ou deux le nombre des circuits et trajets donnant accès aux entreprises situées dans ce secteur. On devrait traiter ces circuits d’accès de façon à y réduire le bruit, la poussière, la vitesse, etc., par des aménagements -2- appropriés et propres à décourager leur utilisation par le trafic lourd, tout en privilégiant l’utilisation du réseau autoroutier. Pour ce qui est des voies de transit à l’intérieur du quartier, le CCVQ suggère que, par la conception du tracé et de la géométrie des voies (voies à sens unique, création de zones piétonnes, etc.), on dirige et canalise le trafic de transit et de balades à l’intérieur des murs par un schéma des voies de circulation qui éliminent les boucles qu’empruntent certains automobilistes et qui les découragent de passer par le Vieux-Québec, tout en facilitant l’accès et la sortie aux automobilistes pour qui le secteur constitue une destination. À cette fin, on devrait identifier et aménager un ou deux points d’entrée et de sortie pour tout le secteur intra-muros. Pour ce qui est de la circulation sur les rues commerciales et résidentielles, on suggère de réduire et canaliser la circulation automobile dans le quartier et de n’y tolérer qu’une circulation automobile locale, lente et de desserte ; et ce, par le moyen d’aménagements appropriés et en développant un système de transport en commun adéquat et adapté aux besoins du quartier. Quant à la piétonnisation, le CCVQ incite la Ville à adopter le principe d’une réappropriation de la rue par les piétons partout où la chose est possible au bénéfice premier de la vie du site lui-même et au bénéfice de tous ses résidants, commerçants, travailleurs et visiteurs. En ce qui concerne le
transport en commun, on répète encore une fois – car il s’agit là
d’un vieux dossier – qu’il y a lieu de procéder à la mise en place
d’un service de transport en commun de petit gabarit desservant le
centre-ville. Pour ce qui est des autocars touristiques – encore là un très vieux dossier -- on insiste sur le fait qu’il importe de réduire l’accès aux autocars touristiques dans le quartier en contrôlant les voies qu’ils empruntent, leurs points de stationnement ainsi que les lieux de transbordement des passagers. Les mesures concernant le stationnement devraient être modulées de façon à limiter le trafic dans le quartier. Par conséquent, on ne devrait pas favoriser outre mesure le stationnement des véhicules provenant de l’extérieur. Et, finalement, concernant la signalisation, il s’agit de concevoir une signalisation appropriée pour le Vieux-Québec, compte tenu de la lenteur de la circulation et des exigences d’un design en accord avec le site. En conclusion, et selon le CCVQ il s’agit là d’une recommandation majeure, on invite la Ville à insérer le Plan de circulation dans le cadre du Plan d’urbanisme du quartier, qui doit, lui aussi, être révisé. Des liens fonctionnels devraient être établis entre ces deux instruments de planification pour un aménagement cohérent du Vieux-Québec. |