Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ)

Organisme sans but lucratif dédié au maintien et à l'amélioration de la qualité de vie de ses citoyens et de son patrimoine

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Dossier Terminal de croisière

 

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Projet dans le Vieux-Port : débarcadère pour les bateaux de croisière ou gare maritime à la Pointe-à-Carcy...

 

L’administration du Port de Québec a rendu public il y a quelques mois un avant-projet impliquant la construction éventuelle d’un complexe relativement important dans le secteur de la Pointe-à-Carcy. 

 

Diverses personnalités et organismes ont ressuscité l’ancienne «Coalition pour la défense du Vieux-Port» qui s’oppose à ce projet en remettant en cause sa localisation plutôt que sa pertinence.

 

Les membres de la coalition ont demandé au CCVQ de se joindre à eux.  Sans devenir membre à proprement parler de la coalition, le CCVQ a indiqué qu’il appuie sa démarche, puisque les positions des deux organismes se rejoignent.

 

En fait, pour être clair, il faut comprendre que le CCVQ (et sans doute aussi la majorité de ceux et celles qui s’opposent à ce projet) ne s’insurgent pas contre la venue de bateaux de croisière à Québec.  Au contraire, les quais de la pointe-à-Carcy devraient continuer de recevoir les bateaux qui y font escale.  Ces bateaux constituent en fait une attraction intéressante, sans susciter trop d’inconvénients.

 

Par contre, l’aspect du projet qui suscite des objections, c’est l’idée d’installer une «gare maritime» dans le secteur de la Pointe-à-Carcy -- car c’est bien là de quoi il s’agit -- pour répondre à la demande de certaines compagnies maritimes qui voudraient que le Port de Québec serve aussi de tête de ligne ou de «port d’attache» pendant l’été pour certains navires de croisière.

 

Il y a une nette différence entre les besoins des bateaux qui font une simple escale et ceux pour lesquels Québec deviendrait un port d’attache en saison.  Dans le cas des escales, le trafic est relativement léger et des passerelles amovibles sont suffisantes l’accès aux passagers.  Dans le cas des bateaux qui utiliseraient le port de Québec comme port d’attache, il faudrait prévoir des installations permanentes :  débarcadères permettant d’acheminer directement les passagers du bateau vers un service de douanes (et vice-versa) ; des stationnements pour les voitures privées et de nombreux autobus ; des entrepôts ou des espaces d’entreposage pour l’approvisionnement des bateaux, y compris des voies d’accès et des stationnements pour les camions de livraison ; etc..  Il importe de réaliser que l’achalandage en biens, services, personnes, trafic, etc. suscité par ces bateaux, à l’arrivée et au départ, est comparable à celui d’un hôtel de grande taille ou, même, à celui d’un «aéroport international» avec douanes et tout, et tout...

 

En gros, la position du CCVQ est la suivante : d’accord pour les bateaux qui utilisent la Pointe-à-Carcy pour les escales ; mais que toutes les installations d’un éventuel «port d’attache» (gare maritime, etc.)  soient implantées ailleurs que dans le Vieux-Port.

 

Récemment, le CCVQ, de concert avec le Comité de citoyens de Notre‑Dame de la Garde,a transmis une lettre au Directeur général du Port de Québec afin de lui faire connaître cette position en lui rappelant que le gouvernement du Canada, avec le gouvernement du Québec et la Ville de Québec se sont engagés à préserver le Vieux‑Québec comme site du patrimoine mondial dans le respect des chartes existantes sur cette question ; chartes qui recommandent la création d'une zone tampon afin de protéger les qualités distinctes d'un site notamment les aspects visuels qu'ils soient vus de terre ou de mer. On souligne également dans cette lettre l'étonnement des citoyens devant le fait que le port avance un projet qui ne tient absolument pas compte des nombreux débats publics qui ont insisté sur la vocation du Vieux‑Port et de la Pointe‑à‑Carcy.

 

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Projet dans le Vieux-Port : débarcadère pour les bateaux de croisière ou gare maritime à la Pointe-à-Carcy...

 

Il s’agit là, certainement, du dossier le plus chaud, en ce début de l’année 2000 !

 

Dès la fin de janvier dernier, le Comité des citoyens de Notre-Dame-des-Victoires et le Comité des citoyens du Vieux-Québec ont transmis une lettre conjointe au directeur général de l’Administration du Port de Québec, M. Ross Gaudreault.  Copie en a évidemment été transmise aux ministres canadiens et québécois concernés, au maire de la Ville de Québec, aux média et à la Coalition pour l’aménagement du front fluvial de Québec.

 

Dans cette lettre, on indique à monsieur Gaudreault qu’au plan économique, un projet de «terminal de passagers» est particulièrement intéressant et qu’il pourrait effectivement contribuer à faire de la ville de Québec un joueur beaucoup plus important dans le dossier des ports de croisière, tant à titre de port d’attache que de port d’escale.  On insiste sur le fait que les objectifs de ce projet sont tout à fait louables et qu’ils méritent l’attention.

 

On mentionne cependant que tout projet de cette nature, particulièrement lorsqu’il se réalise au coeur d’une des plus belles villes d’Amérique qui est, de plus, reconnue comme un joyau du patrimoine mondial, doit être réalisé en minimisant les retombées négatives dont il serait susceptible de taxer le milieu.

 

On suggère à l’Administration du Port de Québec de réaliser que, tout emballant qu’il soit, ce projet comporte une faiblesse importante dans la mesure où on envisage de modifier la vocation et l’aspect du Vieux-Port et, en particulier, de la Pointe-à-Carcy.  Ce site unique est devenu populaire à plus d’un titre.  Il remplit des fonctions urbaines et publiques tout aussi importantes que celles de plusieurs autres parcs et lieux publics de la ville dont il serait impensable de remettre la vocation en question.  Il ne viendrait à l’idée de personne de changer la vocation de la Terrasse Dufferin.  Alors pourquoi vouloir le faire pour la Pointe-à-Carcy ?

 

En contrepartie, on demande à la direction du port de réaliser que la seule destination acceptable et appropriée à tous égards pour ce projet reste le site de la Gare maritime. Ce site permettrait la réalisation de toutes les phases du projet et il permettrait, de surcroît, l’implantation de projets connexes et complémentaires au terminal : édifices à bureaux, hôtels, restaurants, boutiques, ensembles à vocations multiples, etc..  Le tout en tenant compte évidemment des préoccupations que le CCVQ met toujours de l’avant, comme : l’accès du public aux rives du fleuve, l’intensité de la circulation des autobus touristiques dans le quartier, le nombre de chambres dans les hôtels versus le nombre de logements, etc..

 

On rappelle aux intéressés que le Canada, le Québec et la Ville de Québec se sont engagés, lorsque Québec fut reconnue comme site du patrimoine mondial à intervenir afin de protéger les qualités intrinsèques du Vieux-Port.  C’est d’ailleurs dans cette foulée et conformément à son Plan d’aménagement que la Ville de Québec entend y établir une zone tampon, tel que le recommande l’UNESCO, afin de préserver le caractère distinctif de Québec ; entre autres, les perspectives visuelles et les approches du quartier historique.

 

On informe finalement monsieur Gaudreault que les deux comités de citoyens apportent leur soutien à la Coalition pour l’aménagement du front fluvial de Québec.  Et ce, en insistant sur le fait que nous considérons qu’un projet de cette envergure nécessite des audiences publiques auxquelles nous participerons afin de faire comprendre les préoccupations et les intérêts des citoyens.

 

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Projet dans le Vieux-Port : débarcadère pour les bateaux de croisière à la Gare maritime ou à la Pointe-à-Carcy ; ... SUITE ...

 

Ceux qui sont dans le feu de l’action ont vécu au cours des dernières semaines une sarabande infernale de «consultations» : deux soirées fort longues -- dont l’une se terminait aux petites heures du matin avec les commissaires nommés sous l’égide de l’Administration du Port de Québec et une autre séance avec des représentants de la Ville de Québec.

 

Grosso modo, on peut dire que les positions des intervenants ne changent pas fondamentalement depuis le coup de semonce de l’administration portuaire.  Le CCVQ, de même que d’autres organisations et personnes (le Comité des citoyens de Notre-Dame-des-Victoires, la Coalition pour l’aménagement du front fluvial de Québec, la Ville de Québec, etc. ; pour n’en nommer que quelques-uns) soutiennent toujours l’idée qu’il y a lieu de continuer à recevoir des bateaux de croisière à la Pointe-à-Carcy ; mais seulement des bateaux qui y font ESCALE. Il s’agit là d’un marché qu’il faudrait même développer.

 

Par contre, tous ou à peu près, s’objectent à l’installation d’équipements destinés à recevoir des bateaux que l’on désigne comme étant en DESTINATION ou en PORT D’ATTACHE.  Dans un cas, il s’agit de charmants visiteurs qui sont bienvenus puisqu’ils ne restent à quai que quelques heures et n’exigent que des services légers.  Dans les deux autres cas -- pour les bateaux en «destination» et en «port d’attache», il s’agit d’un tout autre marché.  Dans ce cas, le «terminal» requis  est comparable, au point de vue des impacts qu’il devrait susciter, à un aéroport international en tenant compte des douanes, de l’approvisionnement des bateaux, du trafic en tout genre, etc., etc..

 

À cet égard, il vaudrait mieux envisager le site de la Gare maritime ou tout autre site qui serait approprié -- même les quais de la rive sud, à Lévis !  

 

Au lieu de soumettre tout le monde, comme elle le fait,  à un «forcing» indécent, en ne considérant que la Pointe-à-Carcy, l’administration portuaire devrait procéder, comme il se doit, à une évaluation des impacts de différents sites possibles afin d’en arriver à un choix plus judicieux.

 

Prochaine échéance donc : le dépôt des mémoires qui est prévu pour le 10 mai.  Souhaitons bon courage à tous ceux et celles qui sacrifient à cette tâche ingrate les premiers beaux jours de ce magnifique printemps...

 

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LE TERMINAL DE CROISIÈRE

À  LA POINTE-À-CARCY ???

 

La Commission de consultation sur le projet de terminal a rendu public son rapport préliminaire, le 12 juin ; en attendant un rapport final prévu pour le 22 juillet.  Malgré quelques réserves, la Commission accepte quand même que l’on procède à l’installation d’un terminal à la Pointe-à-Carcy !

 

Dans un communiqué aux média, le CCVQ résume sa réaction défavorable au rapport de la Commission en affirmant que celle-ci «joue les quais contre le site».

 

Le premier facteur favorable que retient la Commission pour justifier sa recommandation est la beauté du site.  Il y a là une contradiction qui frappe le CCVQ : d’une part, il s’agit d’attirer un premier navire en port de destination à Québec par la création d’un terminal à la Pointe-à-Carcy ; d’autre part, on ne craint pas de porter ainsi gravement atteinte à la beauté du site qui attire à Québec.  En cautionnant le projet de l’Administration portuaire, les commissaires sacrifient la ressource touristique à la ressource portuaire.

 

Le CCVQ estime que le rapport de la Commission n’accorde pas suffisamment d’importance à la ressource touristique.  S’il s’arrête par ailleurs à la qualité de vie des citoyens, il paraît en tenir compte comme d’une contrainte à réduire par des accommodements, non comme d’un atout à favoriser qui garantit l’attrait du lieu.

 

Dans un autre communiqué, la Coalition pour l’aménagement du front fluvial de Québec -- à laquelle le CCVQ s’est par ailleurs associé -- dénonce plus particulièrement le processus de consultation publique qui, selon elle, n’a pas respecté les règles de l’art.  Depuis le départ, la Coalition questionne la logique même de la consultation.  L’Administration portuaire a entrepris son processus de consultation publique à l’envers.  Au lieu d’évaluer les impacts sur différents sites susceptibles de recevoir un terminal de croisières afin de choisir le meilleur emplacement, on a choisi un site que l’on savait très sensible en essayant par tous les moyens de trouver des mesures de mitigation pour y atténuer les impacts négatifs !

 

La Coalition indique que le rapport des commissaires comporte également de nombreuses confusions.  Confusion notamment en ce qui concerne les types de croisières.  En effet, la lumière n’est pas encore complètement faite sur les navires en escale, en destination et en destination avec escale.  Le définition d’équipements temporaires, souples et réversibles qu’invoquent les commissaires reste aussi très ambiguë dans le rapport étant donné les aménagements proposés.  La construction très coûteuse d’une passerelle fixe et d’un convoyeur souterrain pour les bagages ne saurait être perçue comme réversible par les membres de la Coalition.  Les commissaires ne semblent pas convaincu de la notion de réversibilité quand ils recommandent seulement de reconsidérer la construction d’un stationnement étagé.  Afin de respecter la notion de réversibilité soutenue dans le rapport, cet équipement également coûteux, lourd et permanent devrait tout simplement être retiré du projet.

 

Finalement, la Coalition souligne que les villes de Montréal et de Toronto ont eu droit à un traitement de faveur de la part du gouvernement fédéral autant du point de vue de la réalisation d’études environnementales approfondies que des sommes accordées pour réaliser des aménagements urbains de qualité qui prennent en compte à la fois les activités récréo-touristiques et la vocation portuaire.  Pourquoi Québec n’aurait-elle pas droit, pour des raisons d’équité, à autant de considérations de la part du gouvernement canadien pour l’aménagement de sa façade fluviale ?

 

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ENCORE ET ENCORE, LE TERMINAL DE CROISIÈRE À  LA POINTE-À-CARCY...!

 

Bizarrement, depuis plusieurs semaines, c’est le calme plat sur ce front.  Mais rien n’est réglé en ce qui concerne ce dossier, car il y a tout lieu de croire que l’administration du port continue sur sa lancée.

 

Le 27 septembre dernier, le président (M.  Jacques Lévesque) du Comité des citoyens de Notre-Dame-des-Victoires/Vieux-Port et la présidente (Mme Christine Gosselin) du Comité des citoyens du Vieux-Québec ont transmis une lettre à M. David Anderson, ministre fédéral de l’environnement.

 

En voici quelques extraits pour vous mettre à jour sur ce dossier chaud.

 

«En cette Journée de solidarité des villes du patrimoine mondial, nous souhaitons vivement vous signaler l'indignation des citoyens du Vieux-Québec relativement à la démarche d'études et de consultations entreprise par l'Administration portuaire de Québec avec le soutien de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale sur le projet d'implantation d'un terminal de passagers à la Pointe-à-Carcy.»

 

«Nous sommes d'autant plus indignés que, dans le bilan que votre ministère a réalisé sur le processus d'évaluation environnementale, on souligne à plusieurs reprises l'importance d'associer les populations en amont des projets et celle de tenir compte, dans une perspective de développement durable, des préoccupations locales.»

 

«Comprenons-nous bien, nous ne sommes pas contre la vocation portuaire de Québec ; bien au contraire. Nous ne sommes en aucune façon non plus opposés au développement d'infrastructures visant à mieux accueillir à Québec les bateaux en escale. Ce à quoi nous nous opposons vivement, c'est au gaspillage et à toute action mal planifiée, réalisée de façon isolée, sans vision d'ensemble, sans une réelle prise en compte des réalités urbaines et des enjeux du cadre de vie où le projet s'insère. Le processus suivi par l'Administration portuaire de Québec dans le dossier du terminal de passagers à la Pointe-à-Carcy a eu pour effet d'empêcher tout débat public sur les différentes options possibles ; c'est-à-dire sur les sites alternatifs envisageables ainsi que sur un plan d'ensemble de l’utilisation du sol dans le port. La consultation qui s'est tenue visait essentiellement à identifier des mesures de mitigation qui résultent d'études d'impact incomplètes et fort contestables à plusieurs égards ; les travaux en question n'ayant pas été réalisés de façon aussi poussée et impartiale qu'il aurait été souhaitable.»

 

«En conséquence, nous vous demandons instamment d'intervenir auprès de votre collègue, le ministre Alfonso Gagliano, pour qu'aucune autorisation ne soit octroyée et qu'aucune cession de terrain ne soit réalisée en faveur de l'Administration portuaire de Québec en ce qui a trait à la Pointe-à-Carcy, dans le Vieux-Port de Québec ; et ce, tant et aussi longtemps qu'un processus complet d'évaluation n'ait été correctement et légalement réalisé.  Ce processus devrait prendre en considération toutes les options possibles et évaluer tous les sites alternatifs disponibles.  Dans cette même optique, nous vous demandons également d'utiliser le pouvoir que vous confère la loi pour exiger une étude environnementale détaillée qui prendra en compte les préoccupations de la population.»

 

«Dans ce dossier, il y va de la réputation du Canada auprès de l'Unesco et de l'avenir d'un site déjà très fragile. Les citoyens de Québec veulent maintenir la qualité de leur milieu de vie ; ils y ont investis beaucoup de temps et d'énergie depuis de nombreuses années. Nous sommes fiers d'habiter le Vieux-Québec et de partager ce joyau avec les nombreux travailleurs et visiteurs qui le fréquentent jour après jour.  Toutefois, nous nous objectons vivement à tout projet susceptible de détruire cette qualité de vie.»

 

«En attendant la réalisation d’études détaillées et complètes, il y a toujours possibilité pour l'Administration portuaire de Québec d'accueillir aux quais de la Garde côtière du Canada  les bateaux «en destination», qu’il ne faut pas confondre avec les bateaux «en escale». Ce site semble d'ailleurs très apprécié des croisièristes et il fait l'unanimité auprès des intervenants. L’administration du port de Québec peut ainsi profiter de la fenêtre d'opportunité qui se présente à elle, sans poser de gestes irréversibles qui ne sont pas souhaités et qui ne s'appuient pas sur une réflexion globale et une étude complète. L'Administration portuaire de Québec ne doit pas aménager à la Pointe-à-Carcy un terminal de croisières pour les bateaux en destination et nous comptons sur vous pour faire valoir nos droits et soumettre les autorités du port de Québec aux dispositions législatives en vigueur.»