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Dossier Sécurité urbaine MM-96-02 Bonjour
la police ! Dans
le cadre du projet «Intervention
communautaire», le Service de police de la Ville de Québec ouvrira, dès
la mi-mai, un poste de police communautaire en Haute-Ville.
Situé au 821 rue St-Jean, dans l'ancien local de la cordonnerie René,
ce poste desservira les quartiers St-Jean-Baptiste et Vieux-Québec—Haute-Ville. La
police communautaire est une approche proactive, décentralisée, visant aussi
bien à réduire le crime, le désordre et la peur du crime qu'à répondre aux
demandes et aux besoins exprimés par la communauté.
Elle perçoit les responsabilités de la police comme un tout, examinant
les problèmes, déterminant les causes sous-jacentes et développant des
solutions. Ainsi,
dans la perspective de la police communautaire, le personnel policier répond
aux appels, procède à des arrestations, agit comme agent de liaison entre la
communauté et le Service de police, trouve des réponses sur mesure en fonction
des besoins et des ressources de son secteur et assume un rôle de spécialiste
et d'ombudsman. Un
poste de police communautaire n'est donc pas conçu comme une succursale ou un
point de service du quartier général mais bien comme une entité totalement
distincte qui se façonne aux couleurs locales.
La permanence est assurée par des bénévoles issus du milieu.
Le personnel policier, patrouilleurs du secteur, policiers communautaires
et autres volontaires assurent le support et l'encadrement requis de façon
ponctuelle. Le
Service de police de la Ville de Québec partage la perspective voulant que la méthode
la plus efficace d'offrir des services policiers est de favoriser la participation
de la collectivité à la définition de ses propres besoins en matière de
police. Dans ces conditions, la
police devient un partenaire de la collectivité, c'est-à-dire qu'elle
travaille avec elle plutôt que pour elle. Le
CCVQ a eu une première rencontre avec les policiers responsables de ce nouveau
poste. Cette prise de contact a
permis d'échanger sur la nature et les objectifs de la police communautaire,
ses possibilités et ses limites. Le
CCVQ a fait valoir l'importance que l'ensemble du quartier soit couvert par le même
poste communautaire, le Vieux-Québec—Basse-Ville relevant du poste de St-Roch. Éventuellement,
la police communautaire aura besoin de bénévoles.
Des appels de candidatures seront faits et une sélection permettra de
les désigner. Nous
en reparlerons le moment venu. MM-01-04 LA SÉCURITÉ DANS LE VIEUX-QUÉBEC... Voici les principales recommandations que le CCVQ a transmises à la
Ville, le mois dernier, par le moyen d’un mémoire présenté dans le cadre
d’une consultation portant sur «une politique de sécurité urbaine». Ø
Le CCVQ souhaite que la Ville donne l'exemple et passe
le plus rapidement possible à l'action en s'inspirant des nombreuses
propositions faites, ces vingt dernières années, par les comités de citoyens
et en s'appuyant sur les rapports qu'elle a elle-même demandés et auxquels
elle n'a pas toujours donné suite ( notamment le rapport Jean sur les autobus
touristiques). Ø
Puisque ce projet de politique propose une approche
globale, il nous semble qu’il devrait s'appliquer à l'ensemble de la nouvelle
ville. Ø
Le CCVQ constate, à regret, que la proposition
concernant le suivi de la politique oublie de s'inspirer de l'objectif de
participation des citoyens qui est mis de l’avant dans la proposition de
politique. Il nous paraît
essentiel que les citoyens, au même titre qu'ils sont invités à se mobiliser,
à se prendre en charge et à se prononcer lors de la
consultation sur la politique, puissent aussi participer au
comité de suivi qui sera mis sur pied lors de la mise en oeuvre de cette
politique. Ø
Les escaliers reliant la basse-ville et la haute-ville
doivent être plus éclairés et le contrôle du bruit pourrait y
être amélioré par des affiches demandant de ne pas faire de bruit. Une
surveillance accrue de ces endroits doit aussi accompagner de telles mesures. Ø
Notre surprise a été grande, lors de la soirée
d'information, en constatant que même un conseiller municipal déplorait
l’inaction de la police. Il est impératif que la police intervienne pour
faire respecter les règlements, qu'il s'agisse des arrêts obligatoires, des
limites de vitesse, du respect des passages piétonniers, de la prévention du
vandalisme. Une surveillance accrue des policiers est aussi nécessaire sur le
chemin des jeunes bien " beurrés " qui prennent le
traversier la nuit et vandalisent sur leur passage. Ø
La circulation des autocars touristiques dans le
Vieux-Québec pose des problèmes de sécurité compte tenu du nombre élevé de
piétons. La capacité de charge du Vieux-Québec pour ces monstres est déjà
amplement dépassée. On parle d'un territoire d’un kilomètre carré et d'une
trame urbaine tissée à l'époque où l'automobile n'existait pas. En 1997, on
comptait quelque 47 673 mouvements d'autobus touristiques par jour selon un décompte
de la Ville. Cela veut dire pour un
résidant de la rue Saint-Louis par exemple, 40 autobus à l'heure, soit deux
tous les trois minutes, sept jours par semaine. Il n'est pas difficile
d'imaginer l'obstruction visuelle, le bruit, le niveau de nuisance et la
croissance des risques pour la sécurité des piétons. On n'a qu'à se promener
à la Place d'armes ou devant la
Place de Paris pour constater de visu tous ces problèmes et risques. Depuis
1991, le nombre de mouvements d'autobus a presque doublé. Il y a donc urgence
d'implanter un service de navette dans le Vieux-Québec et d'y interdire les
autocars. Raooelons que dans sa
stratégie visant à réduire le nombre d’autocars, la Ville prévoyait un
service de navette dans le Vieux-Québec pour l’été de 2001 ! Le rapport Jean sur
la circulation et les autobus touristiques propose de réduire des 2/3 d'ici
2005 le nombre des autobus touristiques. La Ville s'est engagée avec un plan
d'actions à réaliser les recommandations de ce rapport.
Ø
Problème du vandalisme dans les domiciles et les
voitures, notamment sur les rues Sainte-Ursule
et des Remparts. Ø
Problèmes liés à la vétusté de certains édifices.
La Ville de Montréal s'est donnée le droit d'intervenir beaucoup plus
rapidement qu’on ne le fait à Québec. Ø
Exiger que les commerçants ne vendent pas des feux
d'artifice aux jeunes et inscrire dans les parcs, notamment le parc Montmorency,
qu'il est interdit d'y utiliser des feux d'artifice. Ø
Implanter clairement et efficacement une limitation de
la vitesse à 30 kilomètres dans le Vieux-Québec, à l’intérieur des murs. Ø
Protéger les zones scolaires par des " gendarmes
couchés " qui obligeraient les conducteurs à réduire leur vitesse. Ø
Profiter de tout réaménagement pour installer du
mobilier favorisant la vie urbaine. L'existence de lieux vides et sans activité
constitue un facteur qui aggrave la
perception de risques ou de dangers. Ø
Faire en sorte que l'éclairage assure le confort et la
sécurité tant des piétons que des automobilistes. Ø
Développer et aménager des zones piétonnières lors
de tous les événements spéciaux. Ø
Implanter dans le Vieux-Port un espace de loisirs pour
les adolescents notamment pour les planches à roulette. Ø
Inventorier les intersections dangereuses, les ruelles
et les arrières-cours qui posent des problèmes de sécurité et y réaliser
les correctifs appropriés. Ø
Travailler très étroitement avec les responsables de
la Maison Dauphine et les animateurs
de la Place d'Youville pour prévenir
certaines formes de vandalisme. |