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Dossier Littoral MM-01-01 L’autre mémoire s’inscrit dans le cadre de la consultation
publique que réalise actuellement la Commission
de la Capitale nationale du Québec et il porte sur un Projet de mise en valeur du littoral nord du Fleuve Saint-Laurent. Voici
d’ailleurs un bref résumé des points forts de ce mémoire. On se réjouit du fait que la CCNQ prenne l’initiative, dont elle a
reçu le mandat du gouvernement, de mettre en valeur le littoral nord du fleuve.
On souligne que le parti-pris de la Commission (pour une vocation
publique, pour une requalification urbaine qui tienne compte des quartiers
limitrophes, pour la revégétalisation des berges et pour une échelle plus
humaine) s’inscrit dans les valeurs d’aménagement sur lesquelles les deux
comités de citoyens appuient leur action. Les deux comités soumettent cependant des observations qui, dit-on,
sont empreintes tout à la fois d’appréhension, de réserve et d’espoir. · On s’inquiète de la perspective un peu
restreinte à partir de laquelle la CCNQ semble aborder le projet.
On semble privilégier un peu trop le concept d’un axe, c’est-à-dire
une voie d’entrée dans la Capitale, un parcours cérémoniel et une promenade
riveraine. Un tel projet devrait comprendre, selon les deux comités de
citoyens, des dimensions multiples :
l’aménagement de la rive champêtre et patrimoniale, urbaine et portuaire ;
l’environnement des paysages, de l’eau, des écosystèmes ; le transport
routier, ferroviaire, fluvial et maritime ; la culture, par la sauvegarde et
la mise en valeur du patrimoine naturel et bâti ; l’économie, dans
les rapports entre la ville et le port, en matière d’industrie, de tourisme,
de qualité de vie ; etc.. S’il n’appartient pas à la seule Commission de la
Capitale de coordonner toutes ces dimensions, elle ne devrait cependant pas
manquer de veiller à les articuler au sein de son projet. · Le projet circonscrit un territoire
: le littoral du fleuve entre les ponts de Québec et Pierre-Laporte à
l’ouest et Place-Royale, à l’est. On
s’interroge à savoir s’il s’agit de la Place Royale inclusivement ou
exclusivement ? Par contre la
Pointe-à-Carcy est tenue hors du segment que découpe le projet et le deux
comités s’en étonnent et ne se rendent pas à ce choix. Dans
la même veine, même si la CCNQ évoque dans son projet l’ensemble du
territoire du littoral en mentionnant qu’il va de Saint-Augustin à Beaupré,
sur la rive nord, et de Saint-Nicolas à Beaumont, sur la rive sud, on déplore
le fait que le gouvernement ait limité le mandat de la Commission à la rive
nord du fleuve et dans ce que l’on désigne comme le «segment Champlain».
La vision gouvernementale se doit d’englober les deux rives depuis le
pont Pierre-Laporte jusqu’à l’île d’Orléans et Beaumont. · Le transport
lourd sévit dans l’arrondissement historique depuis Cap-Blanc jusqu’au
boulevard Jean-Lesage. La vocation
de tronçon du réseau routier régional donnée au boulevard Champlain
s’interrompt aux limites de la Ville de Québec ; mais la circulation, elle,
ne s’interrompt pas. On souligne
que, tout en répondant aux impératifs d’accès à la zone portuaire, on
devrait voir à réduire de façon très significative le trafic lourd qui
suscite des nuisances majeures de bruits et d’émanations de gaz, tout en
provoquant de la congestion qui rend difficile la desserte sécuritaire du
Cap-Blanc. · La CCNQ ne prendra pas en compte toute la problématique
du projet de terminal à la Pointe-à-Carcy
! On ne saurait d’une part éviter
de considérer l’impact d’un tel projet pour ce qui est du transport lourd.
Mais la nature même du projet de la CCNQ incite aussi à considérer le
projet de terminal pour de multiples considérations.
La Pointe-à-Carcy ne ferait-elle pas partie des «espaces publiques
d’envergure» qui offrent sur le littoral «le meilleur potentiel d’aménagement»
? · Aux dimensions multiples et au territoire étendu
correspondent des acteurs multiples.
Au sein du gouvernement du Québec, la Commission semble devoir limiter
ses rapports avec le seul ministères des Transport ; ce qui semble aberrant.
D’autre part, le partenariat des villes riveraines (ou d’une instance
qui les remplacera) n’est pas moins requis.
Celui de l’Administration du port
de Québec s’avère également indispensable.
D’ailleurs les exercices de planification et de consultation se
bousculent : celui de la CCNQ, ceux de l’APQ pour son projet de terminal et
pour son plan d’utilisation des sols ; celui de la CUQ pour son schéma d’aménagement
; sans omettre la politique du transport adoptée par le gouvernement.
On se prend à envier des villes comme Montréal et Toronto où l’aménagement
des territoires riverains a suscité une prise en charge assumée résolument
par les instances concernées dans un effort énergique et commun. |