| ||||||||||||||||
|
Dossier Habitation MM-96-06 Victoire
pour le résidentiel ! La
Cour d'appel du Québec, à l'unanimité de ses trois juges, a donné raison à
la Ville de Québec qui contestait la transformation d'une maison de chambres,
au 35 des Remparts, en gîte touristique. Rappelons
que le CCVQ avait, dès 1989, pressé les élus d'entamer cette procédure et
avait dû, à quelques reprises, leur pousser dans le dos. Les
autorités municipales et le CCVQ sont satisfaits du jugement qui vient
confirmer l'interprétation qui était faite de la réglementation municipale
voulant qu'un gîte touristique ne puisse être assimilé à une maison de
chambres pour touristes. Souhaitons
que cette cause serve d'exemple face à d'autres tentatives du genre qui
menacent non seulement la fonction résidentielle du Vieux-Québec mais aussi
celle du quartier voisin de St-Jean-Baptiste. MM-98-09 PROJETS ET DÉVELOPPEMENTS ÉVENTUELS
DANS LE VIEUX‑QUÉBEC, EN BASSE‑VILLE (PARTIE OUEST) Eh! oui, la ville se penche sur des projets de
développement dans le secteur de l'îlot Légaré, dans celui de l'îlot
qui est situé entre la rue Saint‑Vallier et la Côte Dinan ainsi que sur
un lot vacant qui se trouve
le long de la rue Saint‑Nicolas. Conformément au plan directeur portant sur le Vieux‑Québec,
laBasse‑Ville et le Cap blanc -- qui, soit dit en passant, a fait l'objet
d'un large consensus -- ces secteurs sont voués au renforcement de la fonction
résidentielle; avec une possibilité, dans les zones mixtes, de commerces au
rez‑de‑chaussée. Le plan directeur prévoyait un potentiel de 770
unités de logements. Selon M.
Marier, conseiller municipal du quartier, l’habitation s’est développée;
on pourrait parler d'environ 300 logements livrés. Il s’agit là certainement
d’un résultat encourageant, mais nous devons rester vigilants.
Ce secteur de la ville ne comporte que peu d'espaces recyclables ou
facilement constructibles. Les
sites potentiels n'ont pas tous la même qualité et la pression pour un développement
hôtelier dans ce secteur se fait fortement sentir. Et, qui dit hôtellerie,
parle aussi d'autobus et de circulation. Des hôtels se sont déjà installés
dans la partie est du Vieux‑Québec, en Basse‑Ville. On peut, à bon droit, s’interroger à savoir où nous en sommes par
rapport au nombre potentiel d'unités d'habitation. Combien d'hôtels et de «bed
and breakfast» se sont développés ? Quel est l'équilibre actuel entre les
différentes fonctions ? Toutes ces
questions devront trouver des réponses avant que le CCVQ ne donne son accord à
la Ville pour tout projet dans ce
secteur. Même si notre attitude
peut sembler bêtement "comptable", nous nous préoccupons d'abord et
avant tout du nombre de logements gagnés ou perdus. Dans le même ordre d’idées, notons que ça bouge aussi dans le
secteur de la Côte du palais, en face de l'Hôtel‑Dieu, sur l’îlot circonscrit par la rue McMahon,
la Côte du Palais et les Casernes.
Tellement, que l’on peut se demander quand on verra un plan
d’ensemble pour ce secteur ! On y trouve par
exemple, en face de l’entrée de l’Hôtel-Dieu, quatre maisons qui risquent
de s'effondrer et dont trois sont réservées à l'habitation.
Il faut compter aussi avec un projet de centre de recherche qui pourrait
être construit sur le stationnement nouvellement aménagé juste derrière ces
maisons. Pour compléter le
portrait, il faut considérer la rénovation
des casernes ainsi que la construction éventuelle d’une porte qui viendrait
compléter les murs d'enceinte de la vieille ville. Il s’agit là d’un bon nombre de projets qui sont
menés par des acteurs différents; et dans un tout petit périmètre.
Les gestes des uns risquent nécessairement
de se répercuter sur ceux des autres. Compte tenu du potentiel de ce site, de la mixité des fonctions en présence, de sa
situation stratégique comme entrée dans le Vieux‑Québec et des sommes
qui peuvent être en jeu, le CCVQ demande à la Ville d'élaborer un plan d'ensemble pour ce secteur. MM-00-05 DES MODIFICATIONS À LA POLITIQUE
D’HABITATION DEVRAIENT VOIR LE JOUR AVANT LA FIN DE L’ANNÉE On nous apprend qu’avant la fin de l’année le Comité exécutif
de la Ville devrait être saisi d’un projet visant à améliorer l’actuelle
politique d’habitation. Voici
d’ailleurs quelques-uns des points que notre présidente, Mme Christine
Gosselin, a présenté au nom du CCVQ lors des ateliers de consultation que la
ville a tenues le 6 mai dernier sur son projet de politique d’habitation. On a indiqué notre accord pour ce qui est des valeurs sur lesquelles
s’appuie la politique : qualité, diversité, économie, responsabilité,
partenariat et écoute. On a apprécié
le fait que cette politique veuille donner toute la place possible au citoyen.
On a aussi appuyé les
quatre grands objectifs qui sous-tendent la politique : (i) poursuivre l’amélioration
de la qualité du parc de logements existants et augmenter le nombre de
logements ; (ii) contribuer à ce que les populations à revenu moyen ou faible
aient accès à un logement à un prix abordable ; (iii) augmenter la population
ainsi que le nombre de propriétaires et de familles ; (iv) améliorer la qualité
de la vie urbaine. Dans le cadre actuel, des quartiers comme le Vieux‑Québec,
Cap-Blanc et Montcalm , bien qu’il s’agisse
de quartiers centraux, ne sont pas considérés comme prioritaires. On y
applique, bien sûr, des programmes particuliers axés sur des considérations
patrimoniales pour le Vieux‑Québec et
Cap‑Blanc (construction neuve, rénovation ou recyclage de bâtiments
non résidentiels, aide à la rénovation pour tenir compte des considérations
patrimoniales de l’arrondissement historique) ; mais les
propriétaires particuliers, qui sont aussi
des payeurs de taxes, n’y
jouissent pas du soutien dont ils ont besoin.
On s’est donc réjoui du fait que la Ville reconnaît dans son projet
que le Vieux‑Québec est aussi affecté par des problématiques semblables
à celles des autres quartiers en matière d’habitation et de revitalisation :
aménagement de parcs pour les familles ; accès à la propriété ; aide à la
rénovation ; réaménagement des
arrière-cours ; recyclage des façades d’édifices non commerciaux ; etc..
C’est dans cet optique que le CCVQ a fait valoir l’importance, lors des
ateliers de consultation que tous les programmes liés à la propriété
devraient aussi s’appliquer au Vieux‑Québec. Le projet de politique prévoit
d’étendre plusieurs de ces programmes au Vieux‑Québec; mais on
pourrait être plus clair à cet effet. On
pourrait même envisager un programme spécifique de soutien pour le réaménagement
des façades détériorées par un usage abusif des fondants qui coûtent une
fortune et qui polluent. Nous avons aussi souligné notre accord aux mesures visant à
concentrer sur des axes mixtes les fonctions commerciales, de façon à
maintenir dans la trame urbaine des zones entièrement résidentielles
permettant le développement d’une vie de quartier et favorisant ainsi la
venue de familles dans le Vieux‑Québec. Nous avons souligné par ailleurs
notre étonnement d’apprendre que certaines parties du Vieux‑Québec/Basse‑Ville
n’étaient pas assujetties à la politique des grands logements. Nous avons
donc demandé que cette politique soit appliquée à l’ensemble du
Vieux‑Québec. On a par ailleurs rappelé notre inquiétude, déjà portée à
l’attention de Monsieur Lallier,
quant aux dangers qui menace la fonction résidentielle dans le quartier devant
le développement exagéré de la fonction hôtelière dans le Vieux‑Québec.
Le CCVQ souhaite qu’à la
lumière d’un portrait concret de la situation (incluant l’hôtellerie illégale)
on établisse un ratio du nombre de chambres en hôtels par rapport au nombre de
logements. On pense qu’un tel
ratio permettrait d’assurer un meilleur équilibre entre ces deux fonctions,
de façon à favoriser le maintien
et le développement de la fonction résidentielle.
Dans ce contexte, disons que le CCVQ a réitéré sa demande à l’effet
que, pour chaque projet hôtelier,
les citoyens soient systématiquement consultés, même si le zonage permet un tel projet. Il nous semble que cela s’inscrit
bien dans les objectifs proposés pour la politique d’habitation.
Le CCVQ entend aussi assurer une vigie et demander des comptes sur les
fonds publics investis dans le secteur résidentiel par rapport au secteur
commercial. |