Comité des citoyens du Vieux-Québec (CCVQ)

Organisme sans but lucratif dédié au maintien et à l'amélioration de la qualité de vie de ses citoyens et de son patrimoine

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Dossier Environnement

 

MM-99-03

PROJET DE POLITIQUE SUR L'ENVIRONNEMENT

 

Le 17 avril dernier , la Ville organisait une consultation publique sur son projet de politique de l'environnement. Différents organismes s’occupant de questions d’ordre communautaire et environnemental, des associations de résidants et des citoyens ont profité de cette occasion pour faire connaître leurs inquiétudes et leurs préoccupations concernant un grand nombre de sujets : la qualité de l'environnement; la pollution causée par la Daishowa; la gestion des incinérateurs; la tarification de l'eau; l'importance de dépolluer la rivière Saint-Charles et d’en végétaliser les rives afin d'en faire un lieu de récréation urbaine; la nécessité de favoriser davantage le transport en commun pour réduire les émissions de gaz à effets de serre; la gestion des arbres et des espaces verts; les matières résiduelles; les neiges usées et, finalement, la prise en compte de principes de développement durable dans les décisions d'aménagement.

 

Le CCVQ a participé activement aux différents ateliers de ce colloque.

 

Voici les principaux commentaires que les divers participants ont formulés à l’intention des représentants de la Ville à cette occasion.

 

L'eau

 

L'eau est un bien collectif et on appuie fortement la volonté de la ville de se doter d'une politique de gestion de l'eau. On s’oppose fermement à une tarification de l'eau, sauf pour les grands utilisateurs. On pense aussi qu’on devrait plutôt privilégier la sensibilisation de la population et des utilisateurs afin de réduire le gaspillage. Par ailleurs, les intervenants sont en accord avec la Ville qui souhaite développer une approche de gestion intégrée par bassin pour la rivière Saint-Charles. Toutefois, on insiste sur l’importance de passer à  l’action rapidement. On indique que la Ville devrait jouer un rôle de leader au niveau régional dans ce dossier. Enfin,  Québec étant une ville d’eau, les stratégies d’aménagement pourraient prendre le parti de valoriser les cours d’eau qui l’entourent comme une valeur patrimoniale distincte faisant partie intégrante de la ville .

 

L’air

 

Une grande partie des gaz à effets de serre proviennent des  voitures.  On souhaite que la Ville soit plus agressive au regard du développement de modes alternatifs de transport pour diminuer l’utilisation de la voiture. En plus, d’opter pour des concepts d’aménagement privilégiant la piétonisation, le vélo et le covoiturage, la Ville pourrait donner l’exemple en favorisant l’utilisation du transport en commun par ses employés et ne tolérer pour ses propres véhicules à l’arrêt aucun moteur en marche.  Les stationnements devraient aussi être aménagés en y intégrant beaucoup de verdure et d’arbres. On demande aussi que la Daishowa rende des comptes sur les émissions qu’elle propage dans l’air et sur les programmes qu’elle met de l’avant pour réduire ces émanations.

 

L’aménagement du territoire

 

Dans une perspective de développement durable, il y a lieu de concilier le bien-être des populations, l’intégrité de l’environnement, l’utilisation optimale des ressources et la vitalité du développement économique. Cette volonté doit dépasser le simple  discours et se traduire en actions concrètes. Aussi, la Ville devrait-elle se faire un devoir de concerter les parties intéressées avant de réaliser des projets,  même si ceux-ci ne commandent pas de modifications au zonage.  Les projets d’importance devraient être assujettis à des études d’impact et tout aménagement devrait s’inscrire dans une vision d’ensemble. Les quartiers de la ville constituent des éléments d’un tout et ils ne peuvent être traités en vase clos. Aussi, est-il important d’assurer l’harmonisation entre les différents plans directeurs.

 

On note aussi l’innaceptabilité et l’incohérence du prolongement de l’autoroute du Vallon; la Ville n’a-t-elle pas décider de s’assurer que les nouveaux projets ne favorisent pas l’étalement urbain?

 

Les arbres et la forêt urbaine

 

La poursuite du programme« un arbre par citoyen» est jugée essentielle, même dans les quartiers centraux; quartiers où l’on pourrait encourager la végétalisation des toits et des façades, par exemple par des crédits fiscaux. On n’est pas d’accord avec l’énoncé de la Ville prétendant que dans les anciens quartiers le ratio d’un arbre par  citoyen ne pourra être atteint.  On devrait envisager d’imposer des normes aux promoteurs en ce qui concerne la végétalisation et la plantation d’arbres. Il est important que la Ville maintienne le permis d’abattage des arbres qui devraient d’ailleurs de toute urgence être reconnus comme un bien public.

 

Les espaces verts

 

Étant donné qu’il constitue un écosystème remarquable, le domaine Maizerets représente un espace à conserver et à mettre en valeur. Toutefois, les efforts investis par la Ville dans ce parc ne devraient pas avoir pour effet de réduire les efforts dans les autres parcs. À cet effet, la Ville devrait adopter un plan visant le développement d’un réseau vert linéaire. Les  intervenants reçoivent très favorablement l’idée de doter chaque parc et espace vert d’une signature unique et d’impliquer davantage les résidants vivant à proximité. On souligne l’importance de redonner un caractère naturel à ces espaces. Les citoyens devraient aussi avoir davantage accès au fleuve.  L’utilisation privée des berges ne devrait plus être possible.  Enfin, on estime que les terrains qui ne sont pas utilisés ou sur lesquels on trouve des bâtiments jugés insalubres ou non sécuritaires devraient être transformés en espaces verts (gazon, arbres et bancs), en attendant que ceux-ci soient utilisés autrement.

 

Les neiges usées et les matières résiduelles.

 

L’utilisation du sel de déglaçage devrait être sévèrement réduite. La Ville devrait se doter d’une politique de déneigement. On demande de revoir la gestion de l’incinérateur, voire même sa fermeture. Une campagne de sensibilisation et d’information en vue de réduire les matières résiduelles et favoriser leur réutilisation devrait être lancé par la Ville; les coûts de recyclage en seraient réduits.

 

Pour connaître le contenu de ce projet de politique sur l’environnement, nous vous invitons à contacter le Bureau des relations avec la population au 691-3921.