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Dossier Déneigement MM-97-07 L'hiver
dans le Vieux-Québec ! L'hiver
amène avec lui son manteau blanc et ses piquets jaunes !
Faute de discipliner les ouvriers qui déneigent nos rues et nos
trottoirs, la Ville de Québec n'a rien trouvé de mieux, pour leur faciliter la
tâche, que d'entourer nos monuments, et les bandes de granit qui les entourent,
de longs piquets jaunes ! Si esthétiques
qu'ils puissent être, leur présence dénote une façon discutable de gérer
l'hiver et ce qu'il entraîne ! On
enlève les poubelles, on rentre les bancs de parc, on s'approvisionne en
calcium et en garnotte, on encercle les bases de granit de superbes planches et
on installe les piquets : la ville
est prête à recevoir les mastodontes ! Piétons,
tenez-vous le pour dit ! En
hiver, l'espace public appartient aux véhicules de tout acabit !
Les autos circuleront sur des rues à l'asphalte, les déneigeurs
pourront tourner les coins ronds et les piétons auront les pieds dans l'eau ! Il
aurait été préférable que la manière dont le déneigement du Vieux-Québec
s'opère soit entièrement revue. Nos
rues sont étroites, plusieurs côtes les caractérisent et plusieurs
intersections importantes sont traversées par de nombreux piétons.
Nos trottoirs n'ont pas été conçus pour être déneigés à la
mini-gratte, soit à cause de leur étroitesse, soit à cause de leur revêtement. Alors,
pourquoi ne pas repenser tout ça ? MM-98-09 SEL ET DÉNEIGEMENT Il y a plusieurs mois, quelques membres du conseil d’administration
du CCVQ ont rencontré le Directeur des Travaux
publics de la Ville. Une autre
rencontre est prévue au cours des prochaines semaines.
Diverses suggestions ont été soumises à l’intéressé au cours de
cette première rencontre et il s’agit de statuer sur ces suggestions -- et,
sans doute, sur d’autres -- au cours de la prochaine rencontre. Vos suggestions à ce propos sont
bienvenues ; car il a été suggéré que le CCVQ procède à un sondage par
MiniMot afin d’identifier les mesures qui pourraient être retenues à cette fin. À titre d’exemples, on a suggéré des mesures comme les suivantes
: · En ce qui concerne le déneigement
des trottoirs. On pourrait préparer,
conjointement avec la Ville, un inventaire de trottoirs qui pourraient ne pas être
déneigés, en raison de leur étroitesse ou parce qu’ils ne sont pas utilisés
l’hiver. Cela éviterait que les
solages d’au moins quelques édifices ne soient endommagés par le sel et la
machinerie. · En ce qui concerne l’heure
du début des opérations de déneigement (avant ou après minuit). La Ville
pourrait examiner la possibilité d’établir avec les entrepreneurs un plan de
travail plus étalé dans le temps, c’est-à-dire commençant plus tôt en
soirée. À notre suggestion, la
Ville pourrait étudier aussi la possibilité de revoir la délimitation des
zones de déneigement de façon à ce qu’un entrepreneur puisse -- et ce, à
la condition que cela représente une tâche dont la durée serait suffisante --
procéder, de jour ou en début de soirée, au déneigement de certaines rues résidentielles
plus étroites et où le stationnement n’est pas permis. · En ce qui concerne l’utilisation
minimale de sel. Une directive
serait transmise aux entrepreneurs à cet égard. Mais ce serait à nous, à nos membres, de se mobiliser en
utilisant le service des plaintes de la Ville (691-6000). Il reste
qu’il y a là un jeu d’offre et de demande : en effet, lorsque les
entrepreneurs réduisent l’utilisation du sel, certains citoyens (et «citoyennes»,
évidemment) en viennent à se plaindre du fait que les trottoirs ou la chaussée
sont glissants; et vice-versa. · Par ailleurs, notre réitérerions notre suggestion
à l’effet que le Programme d’aide financière pour la rénovation contienne un volet
permettant de corriger les détériorations causées par un usage abusif du sel.
À ce sujet, on a suggéré que la Ville prenne des mesures particulières
lors de la réfection des trottoirs. Par
exemple : avertir les propriétaires suffisamment à l’avance; permettre que
l’on creuse davantage, aux frais des propriétaires concernés, de façon à dégager
le solage -- ou suggérer des contracteurs qui pourraient faire ce travail;
proposer des matériaux appropriés pour l’isolation du solage --
encore là, en suggérant des contracteurs à cette fin; donner à certains
trottoirs, situés notamment au bas de certaine côtes, une pente plus accentuée
de façon à ce qu’ils déversent les eaux vers la chaussée et non pas vers
les solages ou les terrains avoisinants; appliquer à ces mesures le Programme d’aide
financière, comme suggérer plus haut.
Cette proposition sera aussi étudiée par la Ville. · En ce qui concerne le déneigement
de certains parcs et sentiers piétonniers. La Ville pourrait procéder à
certains endroits à ce que l’on désigne comme un «déneigement
d’entretien». À nous de désigner
ces endroits; par exemple : le côté sud de la rue des Remparts, le pourtour du
Parc Montmorency, etc.. · Ces mesures (et d’autres sans doute) pourraient
faire l’objet d’expériences pilotes.
L’information des résidents et la possibilité pour eux de réagir
positivement ou négativement devraient constituer l’élément essentiel de
ces expériences. Toutes ces suggestions pourraient constituer des éléments d’une
politique de déneigement allant au‑delà de l'apprivoisement de la neige
en s’orientant, en un sens, plutôt
vers «la mise en valeur de la neige». Le Sommet de la Nordicité et le
Carnaval de Québec pourraient ainsi constituer une belle vitrine permettant de
montrer le savoir-faire de la Ville en matière de qualité de vie dans
une capitale de la neige. MM-01-02 Déneigement... Bravo ! Nos recommandations et nos plaintes portent fruits, quelquefois.
C’est d’ailleurs pourquoi nous vous rappelons dans chaque édition de
notre bulletin le numéro de téléphone du meilleur service en ville : le Service
d’information et plaintes de la Ville. Il nous faut mentionner un autre service de la Ville qui mérite aussi
qu’on lui envoie des fleurs : la Direction
des Travaux publics. On a en fait vérifier directement auprès de M. Jean Lavoie, le
directeur de ce service, s’il s’agissait d’illusions ou si les pratiques
de déneigement ont réellement changé cette année.
On ne sait jamais ! Grâce à des directives transmises par l’administration aux
entrepreneurs, du moins dans le Vieux-Québec, on a utilisé effectivement moins
de sel sur les trottoirs cet hiver, tout en évitant de dénuder complètement
les solages. Avis à ceux qui se
plaignent du fait que les trottoirs restent partiellement recouverts de neige ou
de glace -- que l’on recouvre toutefois d’abrasifs. Il faut être logique !
On ne saurait protéger les solages et prétendre aussi déambuler sur
des trottoirs secs... Les horaires de déneigement
ont aussi été changés. Autant
que possible, on a déneigé au début de la veillée.
Sauf exception, on a donc pu dormir paisiblement, sans craindre un réveil
impromptu entre minuit et deux heures du matin, comme par le passé. On doit aussi adresser des remerciements et des félicitations à Parc-Canada
à qui le CCVQ a aussi fait des recommandations dans le passé -- du moins, on
suppose que l’intervention relève de cet organisme.
Surprise cette année... ! Quelqu’un a décidé de déneiger une bonne partie des sentiers du Parc Montmorency.
Les carnavaleux ont pu y
observer le paysage et les courses de canots sans devoir s’embourber dans la
neige jusqu’à mi-cuisse. C’était
aussi le bonheur pour ceux qui y promènent quotidiennement leur chien ; sans
compter le distributeur de sacs et la poubelle qu’on y a aussi installé, aux
fins que l’on sait. Comme quoi nos recommandations ne tombent pas toutes dans les oreilles
de sourds. Donc, merci aux gens des
Travaux Publics et de Parc-Canada.
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