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Dossier Comité Consultatif
MM-96-01
Reprise
des travaux du Comité consultatif
Le
31 janvier dernier, le Comité consultatif du Vieux-Québec et du Cap-Blanc a
repris ses travaux. Une séance de travail s'est donc tenue sur la Politique
de stationnement qui a été déposée au Conseil municipal le 29 janvier.
Rappelons que les commissaires chargés de la consultation sur ce sujet
ont remis leur rapport au début de décembre 1995. La très grande majorité des recommandations du CCVQ ont
ainsi été reprises. Quant à la
politique adoptée par la Ville, elle retient également la majorité des
recommandations contenues dans le rapport, ce qui nous rend optimistes pour la
suite des événements.
Donc,
les discussions du Comité consultatif ont surtout porté sur l'énumération
des problèmes et des besoins par clientèle pour le Vieux-Québec—Haute-Ville.
Quelques solutions ont aussi été évoquées, la plus fréquente étant
la mise sur pied d'une grille tarifaire plus flexible dans les stationnements gérés
par la société Parc-Auto.
Nous
avons appris que ce sont les résidants du Vieux-Québec qui ont le plus bas
taux de possession d'une automobile au niveau régional, avec 0,42 automobile
par ménage. Cette statistique nous
confirme que les résidants du
Vieux-Québec sont des citoyens responsables, qui ont compris le sens de la
vie de quartier et de sa survie. À
cet égard, ils méritent d'être encouragés.
Pour
ce qui est des résidants et de leurs visiteurs, le CCVQ a demandé que le
stationnement avec vignette soit exclusif sur les rues résidentielles et qu'un
tarif préférentiel leur soit accordé dans les stationnements publics.
Des pressions devront aussi être faites sur la société Parc-Auto afin
qu'elle revoie sa politique tarifaire et ses horaires d'utilisation pour mieux
les adapter aux besoins des différentes clientèles.
De plus, il devrait être possible, pour un résidant, d'acquérir une
vignette pour ses visiteurs ou, alors, qu'une tarification préférentielle leur
soit également offerte.
Plusieurs
autres séances de travail sont prévues au cours des prochaines semaines sur
l'application de cette politique dans le Vieux-Québec.
Les mesures retenues seront enfin soumises à une consultation publique
et mises en œuvre dès cet été.
Par
ailleurs, une séance publique du Comité consultatif aura lieu le 28 février
sur la mise en œuvre des mesures de stationnement retenues pour le Vieux-Québec—Basse-Ville
suite à l'adoption de plan directeur de ce secteur de notre quartier.
La zone visée est celle comprise entre la Côte de la Montagne et
l'autoroute Dufferin-Montmorency.
En
terminant, le bilan des activités du Comité consultatif du Vieux-Québec et du
Cap-Blanc pour la dernière année nous apprend que le comité s'est réuni en séance
de travail à deux reprises, a tenu deux séances publiques de consultations au
cours desquelles quinze sujets ont été traités.
Quatorze recommandations ont été faites aux autorités municipales qui
en ont entériné dix alors que les quatre dernières sont en attente de décision.
Outre
les conseils de quartier de St-Jean-Baptiste et du Vieux-Limoilou, c'est notre
comité qui a traité le plus grand nombre de dossiers !
MM-96-07
Reprise
des consultations
Le
Comité consultatif du Vieux-Québec et du Cap-Blanc a repris ses travaux le 25
septembre dernier. En séance de
travail, les membres du comité ont fait part de leurs commentaires sur la révision
du Guide pour la conservation et la mise en valeur de l'architecture du
Vieux-Québec. Ce document
indique de quelle façon doit être préservé, réparé et entretenu notre
patrimoine architectural.
Le
CCVQ a fait valoir le peu d'adéquation entre les exigences requises par la
Ville et le ministère de la Culture et des Communications, lors de l'exécution
de travaux sur nos propriétés, et les subventions disponibles.
Ces exigences entraînent effectivement des travaux qui, la plupart du
temps, sont très onéreux et pour lesquels les subventions ne compensent même
pas les coûts supplémentaires qu'elles occasionnent par rapport à des travaux
similaires qui seraient exécutés ailleurs que dans le Vieux-Québec.
Les propriétaires de notre quartier sont fiers de leur patrimoine et ils
l'entretiennent non seulement pour leur seul bénéfice, mais aussi pour celui
de toute la collectivité.
Par
ailleurs, le boulot ne manquera pas d'ici janvier !
Le comité devra se pencher sur le stationnement pour le secteur du
Vieux-Québec—Basse-Ville compris entre le Marché du Vieux-Port et le
Petit-Champlain, sur le stationnement au Cap-Blanc, sur la politique de gestion
du stationnement et sur le plan de transport du Vieux-Québec—Haute-Ville.
D'autres sujets seront soumis à la consultation relativement à des
modifications au zonage et aux changements de noms de certaines rues.
Ces consultations sont essentielles à la vie démocratique de notre
quartier. L'exercice s'avère très
profitable pour l'ensemble de intervenants du Vieux-Québec.
Le bilan des activités des comités consultatifs est très révélateur
à cet égard. En effet, outre les
conseils de quartiers de Limoilou et de St-Jean-Baptiste, c'est le Comité
consultatif du Vieux-Québec et du Cap-Blanc qui a traité le plus grand nombre
de dossiers. C'est par ailleurs
notre comité qui a tenu le plus de séances publiques de consultation, soit 12
sur les 47 tenues à l'échelle de la Ville !
Sur les 18 recommandations faites par le comité, 13 ont été adoptées
par le Comité exécutif, une seule a fait l'objet d'une décision différente
alors que 4 recommandations sont toujours en attente d'une décision.
Lorsque
des séances publiques de consultation seront tenues, vous en serez avisés. Il sera alors important que vous veniez faire connaître
votre point de vue sur les sujets soumis à notre appréciation.
MM-97-01
Consultation
publique
Le
17 février prochain, à la salle du Conseil municipal, le Comité consultatif
du Vieux-Québec et du Cap-Blanc tiendra une consultation publique sur deux
projets d'amendement au zonage dont un en Basse-Ville qui risque d'avoir des
impacts non négligeables sur la fonction résidentielle.
Le
premier amendement provient de la SODEC et vise à permettre les débits
d'alcool dans l'édifice qui abritait l'ancienne Maison des vins, à Place
Royale. On pourrait y permettre l'établissement
d'une terrasse extérieure. La
deuxième est une initiative de la Ville de Québec qui veut maintenir le
fragile équilibre entre les restaurateurs de la rue Saint-Anne, les
portraitistes, les piétons et les résidants de ce secteur.
Pour y arriver, les autorités municipales proposent de modifier le
zonage afin d'y interdire, entre les rues des Jardins et du Trésor, la fonction
restauration. Les deux restaurants localisés sur cette portion de rue
continueraient leurs opérations sur la base de droits acquis.
À l'occasion de cette consultation publique, notre conseiller M. Marier,
présentera également le projet de réaménagement que la Ville entend faire à
Place d'Youville.
Une
consultation publique est le moment privilégié pour les citoyens de faire
connaître leur point de vue. Il
est donc primordial que ceux et celles qui pourraient être touchés par une ou
l'autre de ces modifications viennent s'y faire entendre.
Par
ailleurs, une séance publique d'information aura lieu dans le secteur du
Cap-Blanc le 3 mars prochain. Il y
sera question des projets de réaménagement du
boulevard Champlain et du parc Notre-Dame-de-la-Garde.
MM-97-02
Place
de la Gare
Le
8 avril dernier, les autorités municipales ont présenté à la population le
projet de réaménagement de la Place de la Gare.
Un parc sera aménagé devant la gare.
Traversé par des axes piétonniers en poussière de granit, ce parc
accueillera une fontaine en son centre, sera gazonné et planté de plusieurs
espèces d'arbustes, de fleurs et d'arbres dont des chênes et des taxus.
Immédiatement à l'ouest de ce parc, un espace sera entièrement plantée
d'arbres. Du mobilier urbain, dont
plusieurs bancs, complétera l'aménagement et des panneaux d'interprétation y
rappelleront la petite histoire de ce secteur.
L'axe
principal traversera le parc du Nord au Sud, alignant la porte centrale de la
gare et la rue de l'Ancien Chantier. Un
deuxième axe reliera la rue Lacroix et l'édifice du gouvernement fédéral.
Parmi
les commentaires entendus lors de cette séance publique, notons le reproche
fait aux autorités municipales de ne pas avoir consulté les citoyens avant que
le projet ne soit adopté par le Conseil municipal, ce qui s'est fait le 7
avril. Les citoyens ont souligné
la différence importante entre le projet présenté et le projet qui avait fait
l'objet de discussions lors de la révision du plan directeur. Comme d'autres citoyens, le CCVQ a signalé l'importance de
la consultation des citoyens, non seulement parce que cela facilite leur adhésion
aux projets à l'étude, mais aussi pour les bonifier. Il a réitéré ses positions relatives à la circulation
lourde dans le Vieux-Québec/Basse-Ville et au déneigement trop bruyant des
stationnements et des rues. Il a émis
le souhait que les axes piétonniers soient déneigés, ce qui sera fait.
Il a aussi demandé que les espaces gazonnés et boisés soient
accessibles aux citoyens pour la détente et l'amusement et qu'on y installe des
équipements légers pour les enfants.
Quant
à la rue Saint-Paul, elle sera urbanisée sur sa portion située entre
l'autoroute Dufferin Montmorency et le Bureau de poste.
Le trottoir sud sera élargi à 8 mètres, planté d'arbres et la chaussée
réduite à deux voies, sans terre-plein. Quant
au stationnement situé à l'ouest du futur parc, il sera réaménagé afin d'être
plus bas que le niveau du sol, entouré d'un petit remblai gazonné et planté
d'arbres et d'arbustes.
L'ensemble
de ces travaux perturberont la circulation dans le secteur.
Les travaux débuteront le 28 avril prochain et se poursuivront tout l'été.
Bien que la circulation pourra se faire continuellement dans les deux
sens, certaines directions pourront être modifiées au besoin.
Les espaces de stationnement seront maintenus quoique déplacés en
fonction des travaux.
MM-97-03
Carrousel, droits acquis et circuit centre-ville
Le
Comité consultatif du Vieux-Québec et du Cap-Blanc s'est réuni en séance de
travail, le 12 mai dernier. À
l'ordre du jour, il y a eu la présentation du projet d'implantation d'un
carrousel dans le Vieux-Port et l'aménagement d'une roseraie dans son entourage
immédiat, présentation d'un projet de modification à la réglementation des
droits acquis et d'un nouveau circuit d'autobus pour le centre-ville.
Proposé
par « Les amis du carrousel », un organisme sans but lucratif, ce
projet consiste à animer le secteur du bassin Louise. Un carrousel sera donc installé, entretenu et opéré par
cet organisme qui installera également un kiosque à musique et un kiosque de
vente de produits dérivés sur le quai immédiatement à l'ouest du Centre
d'interprétation du Vieux-Port. La
Ville, en plus de donner un coup de pouce financier à ce projet, soit 30,000$
la première année et 25,000$ les deux autres années, viendra le compléter
par la construction d'une piste cyclable le long du bassin et l'aménagement
d'une roseraie dans laquelle seront installés des bancs et des tables à
pique-nique. Bien que d'accord avec
le principe d'animer le secteur, les citoyens ont beaucoup de craintes à l'égard
du bruit que pourraient générer ces installations.
C'est pourquoi la Ville de Québec impose-t-elle au promoteur d'effectuer
des essais afin de vérifier l'intensité du bruit généré et d'éviter tout
inconvénient aux résidants situés à proximité, notamment ceux de la rue
Saint-Paul et ceux de la rue des Remparts.
Quant
au règlement sur les droits acquis, les autorités municipales souhaitent le
modifier afin de favoriser l'élimination des usages dérogatoires sur le
territoire de la Ville de Québec. Des
droits sont acquis à la poursuite d'un usage (industrie, commerce, bar, etc.)
lorsque celui-ci devient dérogatoire à la suite d'une modification au règlement
de zonage.
La
réglementation actuelle prévoit que les droits acquis sont stricts ou souples
en fonction de la zone dans laquelle l'usage dérogatoire qui en profite se
trouve. Ils sont stricts quand
l'usage dérogatoire ne peut être remplacé que par un usage dérogatoire de même
nature ou par un usage conforme au zonage. Par exemple, un commerce de
chaussures dans une zone résidentielle ne peut être remplacé que par un autre
commerce de chaussures ou par une habitation.
Ils sont souples quand l'usage dérogatoire peut être remplacé par un
usage dérogatoire d'incidence égale ou inférieure, c'est-à-dire par un usage
dérogatoire ayant des impacts négatifs moins contraignants par rapport à
l'usage conforme que le premier. Dans
le cas de notre exemple précédent, le commerce de chaussures ne pourrait être
remplacé que par un commerce d'alimentation ou un bureau de comptable, usages
d'incidences moindres, ou une habitation.
La
réglementation établit une échelle des incidences qui sert à cet exercice.
Cette échelle est elle-même divisée en trois grandes catégories en
fonction du délai d'interruption maximal permis de l'usage dérogatoire avant
que celui-ci ne soit obligé de cesser. Les
usages les plus contraignants ne bénéficient que d'une interruption maximale
de 6 mois et les usages moins contraignants bénéficient soit de 12 mois, soit
de 18 mois d'interruption maximale. Dans
ces deux dernières catégories, l'interruption peut être prolongée de 6 mois
supplémentaires.
Les
modifications que la Ville de Québec se propose d'apporter à cette réglementation
touchent quatre aspects : le délai d'interruption des débits d'alcool, le délai
d'interruption en fonction du nouvel usage dérogatoire, le retour à l'usage dérogatoire
antérieur et le remplacement d'un usage dérogatoire.
On
propose donc d'obliger la fermeture complète d'un débit d'alcool en zone résidentielle
dès qu'il y a interruption de l'usage, quelle qu'en soit la raison.
Dans le Vieux-Québec, huit commerces de cette nature sont ainsi visés.
On
propose également de tenir compte du délai d'interruption auquel a droit le
nouvel usage. Ainsi, lorsqu'un
local est inoccupé depuis trop longtemps pour que l'ancien usage puisse
reprendre, il serait possible qu'un usage dérogatoire d'incidence inférieure
puisse occuper ce local et profiter ainsi d'une durée d'interruption plus
longue. Dans le Vieux-Québec/Haute-Ville,
on propose également de supprimer la possibilité d'étendre de 6 mois le délai
d'interruption sous prétexte que les coûts de transformation sont trop élevés.
On
propose de ne plus permettre le retour à l'usage dérogatoire antérieur lors
du remplacement d'un usage dérogatoire. Pour
reprendre l'exemple précédent, la réglementation actuelle permet au commerce
de chaussures de reprendre ses activités, même s'il a été remplacé par un
commerce d'alimentation pendant une certaine période après son interruption.
Enfin,
on propose de permettre le remplacement d'un usage dérogatoire par un autre
usage dérogatoire dans toutes les zones non résidentielles.
Cela signifie que les droits acquis stricts n'existeraient que dans les
zones résidentielles seulement. Une
variante à cette proposition serait de l'assortir d'une obligation pour les
usages dérogatoires d'incidences élevées à être remplacés par un usage dérogatoire
inférieur dans l'échelle des incidences.
Cette
proposition de modification au règlement sur les droits acquis sera soumise à
la consultation publique, probablement le 9
juin prochain. Le CCVQ est
favorable aux propositions présentées. Il est toutefois important et nécessaire
que les citoyens viennent faire connaître leur position à ce sujet.
MM-99-02
Recommandation positive concernant la maison
Dumont-le Picart située sur la Place Royale
On se souviendra que la SODEC a déjà présenté dans le passé un
projet d'utilisation des édifices qui étaient autrefois occupés par la Maison
des vins. Le projet avait été
rejeté parce qu'il ne tenait pas compte de la fonction résidentielle et qu'il
n'apportait pas de plus-value.
Actuellement, un commerce
de produits alimentaires fins du
Québec y est installé. Le promoteur souhaite développer des activités
complémentaires pour mieux faire
la promotion des produits du terroir. On
y trouverait une salle de réception,
des bureaux administratifs, des celliers et un café-bistrot.
Une terrasse devrait être aménagée pour l'été 2 000.
La SODEC, afin de tenir compte des préoccupations des résidants, a
inclus dans le bail les trois conditions suivantes: (1) fermeture à 23h00; (2)
interdiction de vendre le fonds de commerce pour la durée du bail; et (3)
aucune musique extérieure.
Ce projet amènera de l'air frais à la Place royale qui est
scandaleusement vide et inoccupée. Il vient aussi démontrer la possibilité
d’une convivialité commerciale‑résidentielle et il illustre qu'avec de
l'imagination cette place pourrait revivre;
en ce sens que l’on pourrait retrouver dans ce haut lieu touristique et
historique autre chose que des vendeurs de
«tee‑shirts» et de babioles fabriquées à l'étranger.
· Modification
au zonage autour de la Place de la Gare
Il s’agissait dans ce cas d’étudier une demande de la Ville
concernant la révision du zonage dans tout le secteur de la Place de la Gare,
dont le projet d’un hôtel de quatre-vingt chambres sur cinq étages qui
serait situé sur le terrain vacant de l’Îlot Saint-Nicolas, en face de la
gare. Le comité consultatif est partagé : cinq pour et cinq contre!
Le CCVQ s'est prononcé contre le projet de modification au zonage en
ce qui concerne le projet d’hôtel. En
effet, la forte trame résidentielle
du secteur, le gabarit des rues, les impacts sur la circulation qui découleraient
de ce projet (autobus, débarcadaires, livraisons, bruits, sécurité des piétons,
etc.) font que cet emplacement devrait être réservé à la résidence, à
supposer qu’on y implante quelque bâtiment. Le pourtour de la Place de la
Gare se prêterait mieux, à notre avis, à la construction d'un hôtel.
Le plan directeur d'aménagement du Vieux‑Québec
Basse‑Ville, qui a fait l'objet d'un large consensus, prévoit une
utilisation résidentielle sur ce terrain. Certes, le contexte a évolué; mais
les enjeux restent toujours les mêmes : la pression pour le développement de
complexes hôteliers de grande taille est encore plus forte et nous n'avons
toujours pas atteint le seuil de résidants nécessaires pour faciliter
l'installation de services de proximité.
Par ailleurs, le CCVQ a inscrit son accord pour ce qui est de
permettre l'habitation sur le terrain Irving et sur le site du Bureau de poste,
tout en acceptant aussi la construction immobilière sur une partie du
stationnement qui est situé à l'ouest de la Place de la Gare. Ces interventions fermeraient la Place et lui conféreraient
une certaine «intimité».
Devant la poussée des promoteurs de l’hôtellerie (Îlot
d'Aiguillon, Capitole, Place de la gare, Côte du palais, l'hôtellerie illégale,
etc.), nous demandons à la Ville d’établir un bilan de l'équilibre des
fonctions résidentielles, commerciales et institutionnelles dans le
Vieux‑Québec et de présenter les résultats de sa démarche à la
population. Il s’agit de définir
des balises avant qu'il ne soit trop tard afin d’éviter l’implantation de
projets divers sans liens entre eux et sans vision d’ensemble.
On devrait même tenir compte de la problématique de la circulation des
autobus touristiques dans le contexte d’une telle démarche.
Entre‑temps, le CCVQ demande à la ville d’assurer un moratoire
sur tous les projets hôteliers et que ceux‑ci fassent systématiquement
l'objet d'une consultation publique avant la conception définitive. Il ne
saurait être question de laisser seuls les promoteurs et les
intérêts économiques dessiner l'avenir de notre quartier. La Charte du tourisme durable et l’Appel
d’Évora, dont la Ville est signataire, insistent sur le fait que tous les
types de développement pour être qualifiés de durables doivent prendre en
compte les besoins et les préoccupations des résidants, tout autant que ceux
des promoteurs en tous genres.
· Autorisation de café-terrasse sans clôture
sur les rues du Vieux‑Québec
Cette mesure n’a pas fait l'unanimité. La solution qui a remporté
le plus de voix consiste à permettre l'installation d'une rangée de tables et
de chaises en face des restaurants partout dans le Vieux‑Québec; sauf sur
la rue Saint‑Jean, entre la Côte
du palais et Place d'Youville.
Le fait d'autoriser les cafés‑terrasses "non clôturés"
sur les trottoirs recueillerait un assentiment de principe de la part du CCVQ,
en autant qu'il s'harmonise avec la fonction piétonne. Ainsi, le CCVQ s’est prononcé clairement en faveur de l'élargissement
des trottoirs, notamment sur la rue Saint‑Jean, la plus concernée, où le
flot de piétons est tel qu'il interdit pratiquement dans son cadre actuel étroit
une telle cohabitation "terrasses/piétons".
Si la Ville a investi des sommes considérables pour élargir à huit mètres
les trottoirs de la rue Saint‑Paul dans un souci d'urbanisme éclairé,
nous ne comprenons pas qu'on ne puisse tenter une "expérience
pilote", cette fois‑ci en faveur des piétons, sur la rue
Saint‑Jean pendant l'été; en utilisant pour les piétons la voie réservée
actuellement au stationnement de quelques véhicules ; comme on envisage de le
faire d’ailleurs sur la rue Cartier.Rappelons qu'une expérience de piétonisation
encore plus importante de la rue Saint‑Jean connut un grand succès à l'été
de 1977.
En fait, le CCVQ demande
à la Ville de compléter ses devoirs avant de procéder à une telle
autorisation. Au lieu de permettre
des terrasses sans clôture ici et là, on devrait analyser chaque tronçon de
rue. On devrait aussi prévoir que
tout espace enlevé aux piétons soit récupéré sur
la rue, ou autrement. Même
que, dans certains cas, comme la rue Saint‑jean et la rue
Saint‑Louis, on devrait élargir les trottoirs; sans compter que certaines
rues devraient être complètement piétonnes -- par exemple la rue
Sault‑au-Matelot, la rue Saint‑Paul, etc..
La Ville a réaménagé certains secteurs du Vieux‑Québec pour
donner plus de place aux piétons et sécuriser la traverse des rue; mais
beaucoup reste encore à faire.
MM-99-05
Quatre demandes dérogeant au plan de zonage ou à la réglementation
générale étaient présentées par la Ville.
Le CCVQ est actuellement
représenté auprès de cette instance par
son vice‑président, Benoit‑Jean Bernard.
(1)
L'agrandissement du restaurant Portofino, sis au 54 rue Couillard, à même
le local adjacent qui appartient au même propriétaire.
Cette demande s'est vue
autorisée à la suite des explications et des garanties fournies par le propriétaire,
notamment en ce qui concerne le bruit, les écarts de conduite du voiturier,
etc..
Une pétition de près de deux cents noms de résidents du secteur réfutant
nos arguments de nuisances nocturnes (bruit, etc.) et appuyant cette demande fut
déposée au Comité.
Le propriétaire s'est engagé à revoir de près la qualité des
services de voiturier (sous‑traitance), afin de répondre aux
plaintes de certains résidents concernant particulièrement des vitesses
excessives sur les rues Couillard et Sainte-Famille. Le propriétaire a aussi
accepté de se démettre volontairement du droit de
«bar et spectacles» qu'il détient sur ce local.
Dans ces circonstances, considérant les garanties données et les
engagements pris par le propriétaire, les membres du Comité ont approuvé la
demande de dérogation soumise.
(2)
Demande d'autoriser la présentation de spectacles sans amplification et
percussions à l'intérieur des bars et restaurants.
La Ville invoquait par exemple que la lecture de poésie pourrait
avoir un effet culturel certain et bénéfique sur la clientèle de ces établissements.
Mais la discussion a plutôt
porté sur l'incapacité de l'administration municipale de
faire respecter les normes existantes à cet égard.
On a signalé que
l’adoption d’une telle mesure constituerait un «mauvais signal» en regard
des abus qui demeurent une source permanente d'irritations pour de nombreux
résidents du Vieux‑Québec.
Par contre, le cas particulier du «Pape
Georges», rue du Cul‑de‑Sac, où on demandait de régulariser
une situation qui dure depuis quinze ans et
envers lequel aucune plainte n'a jamais été portée, fut approuvé
unanimement par le Comité ; et ce, d'autant plus que l'établissement se
conforme déjà à une réglementation future portant sur l’obligation
d’installer des systèmes d'aération
permettant la fermeture des portes
et fenêtres.
(3)
Demande d’une modification au zonage affectant le Musée d'interprétation
du Vieux‑Port (100 Quai Saint-André).
Les membres du Comité ont refusé cette modification visant à permettre l'implantation de
restaurants, de café‑terrasses et de bars.
On a voulu maintenir ainsi le caractère paisible, familial et récréatif
de ce secteur tout en signalant qu'on pouvait y réaliser une certaine animation
autrement que par l'addition de ce type d’activités.
(4)
Contingentement des «Couette et Café» dans le Vieux-Québec.
Il s’agit là d’une proposition de la Ville que les membres du Comité
consultatif ont adoptée à l’unanimité.
Désormais, tout permis d'exploitation d’un tel établissement
deviendra caduc après dix-huit mois de cessation des activités.
Il faut dire que l’on dénombre actuellement treize de ces établissements
de «Couette et Café» dans le quartier, à cause des droits acquis, alors que
le règlement de zonage n’en prévoit que dix.
De plus, à l’avenir, seul un propriétaire occupant pourra exploiter
un tel établissement.
Ce resserrement affectant les conditions d'exploitation des «Couette
et Café» vise à protéger et favoriser la fonction résidentielle dans le
Vieux-Québec.
MM-01-03
Sujets abordés lors de la dernière
séance du Comité consultatif -- en espérant que ce ne soit pas vraiment
l’ultime rencontre de ce comité...
· Projet d'amendement au zonage afin de
permettre l’agrandissement de l'auberge Saint‑Antoine
Le projet consiste à procéder à un agrandissement de l’hôtel
actuel à partir d’un espace de stationnement et d’une
bâtisse attenante, les deux appartenant déjà au propriétaire de l'hôtel.
Cet agrandissement se ferait en partie par la transformation de quatre logements
de la rue Saint‑Pierre. On obtiendrait ainsi
64 chambres de plus.
Même si ce type de projet s'insère bien dans le milieu bâti et
qu’il présente des éléments intéressants favorisant la mixité des
fonctions, le CCVQ a été le seul
à voter pour le statu quo. Trois
autres intervenants ont demandé que le projet soit
révisé pour réduire la hauteur du bâtiment afin de préserver la
vue d'une terrasse située sur le toit d'une copropriété voisine. Ce désaveu
partiel du projet est toutefois bien illusoire, le propriétaire de l'hôtel et
son architecte s'étant montrés peu sympathiques à l'idée. Les quatre autres
membres présents ont voté en faveur de la modification au zonage.
Le CCVQ maintient toujours sa position exigeant un moratoire sur tout
projet concernant les hôtels dans le secteur du Vieux‑Québec et en périphérie
de l'ensemble de l'arrondissement historique ; et ce, tant que la ville ne présentera pas une planification
d'ensemble des espaces qui restent à construire et à recycler. En d’autres mots, tant que l’on n’aura pas procédé à
un débat sur les zones à protéger pour l'habitation afin d'assurer un ratio
adéquat entre la fonction résidentielle et l’hôtellerie.
Il importe, à notre avis, d’atteindre un équilibre qui
permettra que le Vieux‑Québec reste un espace habité et vivant ;
et non pas un espace de carton pour les touristes où l'animation est
artificielle.
Monsieur le maire nous avait répondu, il y a un an et demi, qu'il n'y
avait pas de danger à cet égard, mais qu'il fallait rester
vigilant. Nous n’avons toujours pas vu un portrait d'ensemble du présent
et du futur. Nous demeurons
toujours inquiets. Nous
pensons qu'il faudrait peut‑être, même dans les zones mixtes,
fixer des quotas pour les fonctions autres que résidentielles.
Notre inquiétude est encore plus grande quand on pense à l'hôtellerie
illégale ; à ces nombreux appartements qui sont considérés comme de
l'habitation et qui ne sont en réalité que des logements loués à des gens de
passage, quand il ne s’agit pas de touristes.
Par ailleurs, on peut se demander pourquoi il faudrait autant de
chambres d'hôtel dans le Vieux-Québec, quand,
dans les autres secteurs de notre future grande ville, on trouve plein d’hôtels
qui aimeraient bien profiter aussi des clientèles du Centre
des congrès.
La ville connaît certainement toutes les données en la matière
ainsi que les divers projets. On
peut se demander pourquoi elle n'en
informe pas les citoyens et pourquoi elle n'amorce
pas , en toute transparence, une révision des
plans
directeurs qui datent. Enfin, la Ville devrait par elle‑même
mettre en pratique les principes de développement touristique durable,
principes que notre industrie touristique ne veut toujours pas appliquer.
Dans l’attente d’un tel débat et d’une révision des plans
directeurs, on a demandé dans le passé par une lettre à la ville d'être
consultés sur les projets hôteliers
ainsi que sur tout projet structurants. On
peut dire qu’il y a consultation ; soit.
Mais les documents informant les citoyens ne sont pas tous transmis dans
des délais acceptables. Au cours
de la dernière séance du Comité consultatif, on a demandé à la Ville de
transmettre les informations pertinentes au moins deux semaines avant les séances.
Le CCVQ a aussi suggéré qu’une affiche où l’on trouverait toutes
les informations pertinentes soit installée sur les sites des projets, qu’il
s’agisse d’une construction nouvelle, du recyclage d’un bâtiment ou
d’un changement au zonage.
Les citoyens qui sont en désaccord avec le projet, notammnent ceux
qui résident dans le Vieux‑Québec Basse‑Ville, sont invités à
transmettre leur opinion et leurs arguments à notre conseiller municipal, M.
André Marier et en nous en tenir informés.
· Affichage sur le mobilier urbain
À la suite de récentes décisions juridiques qui ont statué que
l'affichage sur les biens publics (poteaux,
palissades, abribus, etc.) constituaitétait
une forme d'expression protégée par la Charte des droits et libertés, les
municipalités ne peuvent plus l'interdire.
La Ville de Québec a donc décidé
de régir cette forme d'affichage et a consulté le Comité consultatif sur
cette question. La réglementation
concernant l'affichage sur le mobilier urbain ainsi que l'affichage
d'informations touristiques et l'affichage communautaire fera l'objet d'éventuelles
modifications. D'ici là, une expérience
pilote sera menée, soit sur la Colline parlementaire soit dans
Saint‑Jean‑Baptiste. La Ville installera des gaines de métal autour
de certains poteaux où il sera possible d'installer des affiches avec du ruban
gommé.
Ces gaines seront installées à une hauteur approximative de trois
pieds, à hauteur des yeux. Cette
solution a d'ailleurs été adoptée par la Ville d'Ottawa.
Alors, pendant les prochains mois, surveillez ce genre d’affichage et
faites-nous part de vos commentaires !
MM-01-05
Modification au zonage pour la maison
Simons...
M. Peter Simons s'est adressé récemment à la Ville de Québec pour que soit modifier le zonage du 22 de la Côte-de-la-Fabrique
(édifice Pacini)afin de permettre l'établissement de bureaux aux étages en
lieu et place des logements existants.
D'abord sollicité pour une demande d'opinion, le
Comité consultatif du Vieux-Québec et du Cap-Blanc a
souhaité, à l'instigation du
Comité des citoyens du Vieux-Québec, qu'une consultation publique soit
tenue sur cet enjeu d'importance. De
plus, afin de mieux être en mesure de se prononcer sur la demande, les membres
du comité consultatif ont obtenu de visiter les logements concernés.
Une visite des logements visés et des bureaux actuels s'est donc déroulée
le 22 août dernier, sous la conduite de M. Simons lui-même, en présence de M.
Marier, de la présidente du CCVQ et de la majorité des membres du comité
consultatif.
Lors de la consultation publique qui s'est tenue le 30 août suivant,
M. Simons a expliqué ses besoins en espaces en vue de l'agrandissement de ses
bureaux. Il a fait valoir plusieurs
arguments : la vétusté des logements existants; les problèmes inhérents à la sécurité incendie des lieux
; la difficulté de les louer ; ainsi que l'impossibilité de les rénover adéquatement
compte tenu des coûts et de la configuration même de l'édifice.
Il a aussi annoncé son intention, à moyen terme, d'agrandir son magasin
au rez-de-chaussée en y intégrant un espace où serait rappeler l'histoire de
la Maison Simons, institution proprement québécoise.
Aux questions des membres du comité consultatif, M. Simons a réaffirmé
son intention personnelle de conserver ses installations à l'intérieur du
Vieux-Québec et ce, malgré des pressions de son conseil d'administration qui
souhaiterait déménager. Il a
aussi fait preuve d'une vision du développement de son entreprise tout à fait
compatible avec le caractère particulier de notre quartier et a manifesté un
attachement sincère au Vieux-Québec, soulignant l'engagement séculaire de sa
famille dans le quartier.
Avant de se prononcer sur la proposition de modification, le
Comité des citoyens du Vieux-Québec s'est posé de sérieuses questions,
notamment face à la disparition des logements actuels.
La visite des lieux, même si la plupart des logements étaient
relativement en mauvais état, ne nous a pas convaincu de l'irréversibilité
des choses. Toutefois, une rénovation adéquate serait sûrement très
coûteuse, sans parler des défis architecturaux qu'elle aurait entraînés.
Par ailleurs, les services qu'offrent la Maison Simons s'adressent
d'abord et avant tout à une clientèle locale plutôt que touristique et
constituent des services de proximité ; plusieurs résidants du Vieux-Québec y
trouvant à se vêtir.
Pour toutes ces raisons, le CCVQ a voté en faveur de la modification
au zonage. Le représentant du CCVQ
en a profité pour rappeler aux élus de la
Ville de Québec le peu d'efforts qu'ils mettent à la restauration et à la
rénovation des logements ainsi que les
lacunes des programmes municipaux à cet égard ; sans compter l'insuffisance
d'actions municipales pro-actives en matière de logements, notamment quant à
la surveillance de la sécurité et de la salubrité des logements, etc..
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