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Dossier Clôture à neige MM-98-01 SONDAGE
- SONDAGE - SONDAGE. «INSTALLATION
DE CLÔTURES À NEIGE... SUR
LES TOITS...!» Le
CCVQ désire obtenir votre opinion -- du moins celle des propriétaires impliqués
-- à propos de l’entrée en vigueur d’un règlement de la Ville de Québec
concernant l’installation de «clôtures à neige» sur les toits susceptibles
de déverser de la neige sur la voie publique. En
effet, certains d’entre vous ont dû recevoir en août dernier une lettre
provenant de la Division des permis et
programmes indiquant que la ville a modifié, le 18 juillet 1995, le règlement
VQZ-3 en vue de la mise en vigueur du règlement 4361 qui stipule que l’on
doit procéder à l’installation d’un «système d’arrêt-glace» (sic) empêchant la chute de neige ou de
glace sur les trottoirs..., etc.. L’échéance
mentionnée est le 18 juillet 1998. À
première vue, une telle mesure semble tout à fait pertinente, du moins pour ce
qui est de la sécurité des piétons et des automobilistes.
Mais il reste qu’un toit bien isolé et ventilé à la base et au faîte
dégage la neige facilement et rapidement à chaque tempête.
Par contre, un «système d’arrêt-glace»,
sans compter le coût de l’installation et celui des nombreux déneigements et
déglaçage qu’il entraîne plusieurs fois par année, suscite une détérioration
rapide du toit ainsi que des risques d’infiltrations d’eau à plus ou moins
long terme. Au
lieu de «pénaliser» tout le monde inopinément, ne serait-il pas préférable
que la ville procède, comme elle le faisait il y a quelques années, en donnant
un avertissement aux propriétaires en défaut et en leur faisant payer, après
un certain délai, une amende ainsi que le coût d’un éventuel déneigement? Qu’en pensez-vous? Donnez votre avis : -
par écrit : C.P. 600, Succursale Haute-Ville, Québec,
Qc G1R
4S2 -
en utilisant notre boîte vocale :
692-0814 MM-98-02 SONDAGE
: INSTALLATION
DE CLÔTURES À NEIGE... SUR LES TOITS...! Pour ceux qui ignorent
de quoi il retourne, rappelons que la ville de Québec a modifié, le 18 juillet
1995, le règlement VQZ-3 en vue de la mise en vigueur du règlement 4361 qui
stipule que l’on doit procéder à l’installation d’un «système d’arrêt-glace» (sic) empêchant la chute de neige ou de
glace sur les trottoirs..., etc.. L’échéance mentionnée est le 18 juillet
1998. Le sondage d’opinions
auprès des membres du CCVQ auquel nous avons procédé avec le dernier MiniMot
nous a valu l’appui et les commentaires de plus d’une douzaine de personnes. Une lettre de M. André Jardon résume fort bien
les divers points de vue exprimés.
Nous en reproduisons ici quelques extraits avec l’accord de l’intéressé. «L’installation d’un système d’arrêt-glace va à l’encontre du
but premier recherché par les techniques d’isolation et de ventilation des
toitures : c’est-à-dire empêcher la formation, à la base du toit, d’une
digue de glace qui provoquerait au moindre dégel des infiltrations d’eau, une
usure prématurée, etc.. On
provoquerait artificiellement et avec une quasi certitude des risques de dégâts. «La
solution? Certainement pas d’imposer aux propriétaires qui ont énormément
investi pour l’isolation et la ventilation de leur toiture une mesure qui réduirait
à néant leurs efforts et qui leur imposerait des dépenses supplémentaires et
importantes de déneigements fréquents. Sans
doute, la remise en vigueur de contrôles par la ville et l’imposition
d’amendes, après avertissement aux propriétaires de toits dangereux,
devraient régler en grande partie le problème.» Avec la collaboration de
quelques architectes qui habitent le Vieux-Québec, le CCVQ prépare
actuellement un document qui fera état des problèmes que soulève cette mesure
et, surtout, qui proposera une ou des solutions plus réalistes. Ce document sera transmis à la ville dans les plus brefs délais. MM-98-06 Les «clôtures à neige» On se souviendra qu’un malencontreux règlement adopté par la Ville
en juillet 1995 exigeait que tous les propriétaires
concernés installent, pour le 18 juillet prochain, un tel engin sur leur toit
afin d’éviter la chute de neige et de glace sur la voie publique. Cette
mesure, applicable également et inopinément partout, a été dénoncée par le
CCVQ. Comme suite à nos représentations, le délai de mise en oeuvre de ce
règlement a été repoussé au premier octobre prochain par le Comité
exécutif de la Ville. D'ici là, on procédera à une évaluation du règlement
en tenant compte des diverses
suggestions qui ont été transmises à la Ville, dont celles qui ont été
communiquées par les membres du CCVQ. MM-98-08 Du nouveau en ce qui concerne
l’installation de «clôtures-à-neige»
sur certains toits Du nouveau, peut-être; mais on ne saurait vraiment parler de progrès!
Dans le Vieux-Québec, nul ne peut jamais dormir tranquille...
Comme preuve, prenons cette lettre du mois d’août dernier transmise
par la Division des permis et programmes
de la Ville qui, comme un éclair dans un ciel bleu, enjoignait, encore une
fois, à certains propriétaires de procéder, pour
le 1er octobre 1998, à
l’installation de ce que l’on désigne comme des «arrêts-glace». On pensait en effet pouvoir dormir tranquille suite au dépôt auprès
de la Ville d’une proposition présentant le point de vue du CCVQ et qui
visait à améliorer et nuancer cette mesure et, surtout, après la confirmation
du conseiller municipal du quartier, Monsieur André Marier, à l’effet que la
Ville avait décidé de surseoir à l’application de ce règlement afin d’en
revoir la pertinence et, présumément, l’améliorer quelque peu. Le rapport du service de la Ville qui devait analyser l’opportunité
de mettre ce règlement en oeuvre à la suite des demandes formulées par le
CCVQ était encore attendu. Bureaucratie!
Manque de communication entre la planification et les opérations!
Qui sait...? Ce rapport se fait d’ailleurs toujours attendre et M.
Marier n’aurait pas été mis au courant que l’administration procédait à
l’application du règlement contesté par le CCVQ; même si aucun suivi
n’avait encore été donné à nos propositions.
Quelques jours après la réception de la malencontreuse lettre de la Division
des permis et programmes, on a évidemment alerter M. Marier. Celui-ci a
relancé l’affaire. Des fonctionnaires ont tenu une ou des réunions.
Et, le résultat -- qui à notre avis ne marque absolument pas de progrès -- c’est
que la Ville a modifié son règlement en vue, tout au plus, d’en reporter le
délai d’application dans un an : du 1er octobre 1998 au 1er octobre 1999!
Pour les propriétaires concernés, ce n’est qu’un sursis...!
La même mesure générale s’appliquera tôt ou tard uniformément
partout, sans aucune autre considération.
Par ailleurs, on peut déplorer le fait que l’administration ne
transmettra pas cette décision par une lettre adressée aux propriétaires
concernés. La «nouvelle» sera
tout au plus diffusée dans le journal Le
Carrefour, qui remplace l’ancienne Gazette
de Québec. Il y a un léger espoir toutefois, puisque M. Marier nous indique dans
une lettre récente que la Ville «est tout à fait disposée à étudier les
diverses facettes de ce problème avec les résidants». Et il nous invite aussi à prendre contact avec Mme Ratté et
M. Rainville de la Division des permis et
programmes à qui, dit-il, nous pourrons faire valoir nos arguments.
Une rencontre est prévue pour le début de novembre. À cette occasion, nous ne pourrons que répéter notre argumentation
à l’effet qu’il est normal qu’un toit en bon état (c’est-à-dire un
toit qui est dûment isolé et ventilé) déverse la neige sans danger, au cours
d’une chute de neige ou dans les heures qui suivent.
Par contre, ce qui reste anormal et qu’il faut corriger, ce sont les
toits en mauvais état qui accumulent glaces et glaçons et les laissent tomber
à chaque doux temps. Dans de tels
cas, on peut procéder à l’installation du dispositif que la Ville désigne
comme des «arrêts-glace»; mais comme mesure
palliative. Ainsi un propriétaire
qui procède à la réfection de son toit ne devrait pas être tenu
d’installer un tel dispositif sur un toit neuf et efficace.
Comme mesure incitative, il serait suffisant
que la Ville impose des amendes aux propriétaires fautifs comme elle le faisait
dans le passé et, même, qu’elle procède ou fasse procéder au déglaçage
des toits dangereux aux frais des propriétaires. MM-00-01 Le point en ce qui concerne
l’installation d’arrêt-glace sur les toits La situation à cet égard est devenue plutôt rocambolesque à la fin
de la dernière année ! Quelques jours avant la tenue de notre assemblée générale, devant
la pertinence, semble-t-il, des arguments mis de l’avant par le CCVQ, les représentants
de la Ville auraient indiqué au cours d’une réunion du Comité
consultatif -- qui, comme on le sait, nous tient lieu de Conseil
de quartier dans le Vieux-Québec -- qu’ils reconsidéreraient toute la
question. Fort de cette avancée, notre vice-président, M. Benoît-Jean
Bernard, en a fait part verbalement aux membres du CCVQ réunis en assemblée générale.
Nous avons aussi diffusé la nouvelle dans notre dernier MiniMot (vol. 8,
n. 6). Mais, manque de pot, le conseil municipal, allant à l’encontre de
l’avis du Comité consultatif -- qui
n’est bien sûr que bêtement consultatif -- a décidé quand même
d’adopter quelques jours plus tard la modification au règlement en cause qui
traînait dans l’air depuis quelques mois.
C’est-à-dire : de maintenir l’obligation d’installer les fameux
arrêt-glace, tout en accordant un sursis jusqu’en 2004 aux propriétaires qui
pourraient démontrer à l’aide d’une expertise signée par un ingénieur,
un architecte ou un entrepreneur qualifié que l’installation d’un tel équipement
pourrait entraîner des infiltrations d’eau dans la toiture.
En d’autres mots, si vous risquez des infiltrations, par exemple à
cause de l’absence d’une pellicule imperméable sous les tôles, vous avez
jusqu’en 2004 pour refaire le revêtement de votre toit;
mais vous devrez de toutes façons installer un arrêt-glace avant 2004 !
Le
tout a évidemment été confirmé par une gentille lettre de la Division
des permis et programmes, le 13 décembre dernier. Cette lettre venait
rappeler aux propriétaires concernés que leur toit n’était pas pourvu
d’un arrêt-glace. On en est donc
toujours au même point... Afin de répondre aux inquiétudes de plusieurs de nos membres et de
nombreux propriétaires résidents du quartier, voici ce que nous comptons
entreprendre. Primo,
nous avons préparé, avec l’aide d’un conseiller juridique, le texte
d’une requête que nous envisageons de transmettre à la Ville, une fois que
cette requête aura été signée par le plus grand nombre possible de propriétaires
-- que leur toit soit orné ou non d’un arrêt-glace.
Le texte de cette requête sera publié au cours du mois de mars dans le
prochain numéro de notre revue MURSMURS,
qui, comme on le sait, est distribuée dans tous les foyers du Vieux-Québec. (Vous trouverez d’ailleurs, en primeur, le texte de cette
requête à la dernière page de ce bulletin.) Secundo,
selon la réaction de la Ville, on décidera, de concert avec notre conseiller
juridique, s’il y a lieu de contester la pertinence du règlement en cause. Pour ceux qui ne sont pas au fait de toutes les péripéties de cette
saga des «clôtures-à-neige-sur-les toits», il est peut-être pertinent de
rappeler brièvement l’argumentation du CCVQ. (1)
L’installation d’arrêt-glace sur les toits a, de fait, pour résultat
d’y retenir la neige [que, soit dit en passant, le propriétaire n’est plus
tenu d’enlever une fois son toit muni d’un tel équipement, si on se fie au
texte du règlement] ! Mais, quel que soit
l’état du toit (neuf ou vieux, pente plus ou moins prononcée, etc.), une
telle installation entraîne irrémédiablement deux résultats désastreux : (a)
L’eau de fonte qui s’accumule derrière la digue de neige qui est
retenue par le pare-glace menace toujours de finir par s’infiltrer sous les tôles;
et le risque d’infiltration d’eau est tel qu’aucun entrepreneur
n’accepte de fournir des garanties à cet égard ; à moins d’installer une
pellicule imperméable sur toute la surgace du toir, et encore... (b)
La neige retenue derrière la barrière se transforme graduellement en
glace, devant et derrière la barrière jusqu’à la bordure du toit.
Par doux temps, on assiste souvent à la formation de glaçons.
Et, éventuellement, ces glaçons et ces amas de glace, qui peuvent être
relativement costauds, finissent par tomber sur la voie publique. Ce dispositif (un arrêt-glace) est absolument contre-productif et même
dangereux dans la mesure où il provoque et amplifie ce que l’on désire éviter.
Il suffit d’observer quelque peu en hiver l’allure de certains toits
dans le quartier pour s’en rendre compte. Solutions proposées
: (1)
Revenir à l’ancienne pratique qui voulait que la Ville émette des
avertissements et des contraventions obligeant ainsi les propriétaires à
s’occuper du déneigement correct de leur toit. (2)
Inciter les propriétaires à utiliser des balises de prévention,
lorsque nécessaire en attendant le déneigement du toit. (3)
Fournir aux propriétaires concernés un service d’aide technique en ce
qui concerne les meilleures façons de procéder à l’isolation des
greniers, à la ventilation des toits et à la réfection de leur
revêtement. Idéalement, la Ville
pourrait même suggérer des entrepreneurs compétents. (4)
À même le Programme Maître
d’oeuvre, offrir une aide financière appropriée pour ces travaux
d’isolation, de ventilation et de réfection, même
s’il s’agit de travaux effectués à l’intérieur d’un bâtiment
-- ce que ne permettent pas actuellement les paramètres du programme. MM-00-03 Malgré le printemps venu, un petit
mot pour les amateurs de «clôtures à neige» sur les toits... Ceux que ce sujet agace -- car il y en a -- devrait le considérer
comme s’il s’agissait de la «caricature» que l’on trouve dans la page éditoriale
des journaux sérieux... Ces
signataires représentent certainement une bonne portion des propriétaires intéressés. Notre requête conjointe a obtenu la signature de trente propriétaires
! Personne n’est déçu, car nous n’avions pas fixé
d’objectifs à cet égard. Dans les prochains jours, la requête sera évidemment transmise à
l’administration municipale. On rendra aussi toute l’affaire publique, en
espérant obtenir une couverture raisonnable par les média. On espère aussi obtenir, comme on le suggère dans notre lettre de
transmission à M. L’allier, une rencontre avec lui ou avec toute personne
qu’il pourra désigner à cet effet, pour plaider notre cause une dernière
fois. Pour ceux que la question intéresse, soulignons que, malgré nos
efforts, nous n’avons trouvé qu’un seul entrepreneur dans toute la région
de Québec qui accepterait, semble-t-il, de donner des garanties contre les
infiltrations d’eau en installant un «arrêt-glace» ; mais à la condition
de procéder à la réfection complète du revêtement et en ajoutant une
pellicule imperméable sur toute la surface du toit.
Ce qui, bien sûr, augmente considérablement les coûts. Lors de nos discussions avec les différents propriétaires concernés,
nous sommes tombés sur un «inventeur» qui a développé une «clôture à
neige» amovible et peu dispendieuse; et qui serait apparemment acceptée par
les services de la Ville. Nous
avons l’intention d’explorer la chose et de rapporter progrès dans un
prochain numéro de ce bulletin. MM-00-06 FIN DES PÉRIPÉTIES EN CE QUI
CONCERNE LES ARRÊTS-GLACE SUR LES TOITS !!! On ne peut gagner toujours sur tous
les fronts... ! La Ville nous a servi dernièrement une fin de non-recevoir. En fait,
nous faisons plutôt face à un «fait
accompli», puisqu’on n’a même pas daigné répondre à la requête
transmise à la Ville, au début de l’été, par le CCVQ au nom d’une
trentaine de signataires. Tout au
plus a-t-on pu savoir, verbalement et bien indirectement, par la voix de notre
brave Monsieur Marier que la Ville a décidé, soi-disant, de privilégier la sécurité
avant toute autre considération. Ainsi, au lieu de voir à corriger certaines situations particulières
par le moyen d’arrêts-glace, on oblige tout le monde à assumer des frais
inutiles pour un équipement qui, plus souvent qu’autrement, suscitera des
problèmes là où il n’y en avait pas. Ayant
pu observer le «fonctionnement« des toits du Vieux-Québec pendant plusieurs
années, nous restons persuadés que les «clôtures-à-neiges» installées en
bordure des toits ne règlent absolument pas le problème que l’on veut
corriger. Au contraire, elles
sont susceptibles de susciter la formation de masses de glace et de glaçons, à
moins de procéder à de nombreuses et coûteuses opérations de déglaçage et
de déneigement auxquelles, de toutes façons, tout propriétaire responsable
procédait lorsque nécessaire, plus facilement et à moindre coût, sans ces encombrantes clôtures. Enfin..., devant la contrainte, les propriétaires concernés devront
sans doute procéder à l’installation de ces malencontreux machins sur leur
toit, suite à la lettre -- ou plutôt, suite à la récente mise en demeure de la Ville qui indique «qu’une nouvelle
inspection sera réalisée dans la semaine du 27 novembre et qu’à défaut...
le dossier sera soumis à la Cour
municipale» ! Voici cependant quelques suggestions : · «Magasinez» et choisissez bien votre
fournisseur, car les prix semblent varier considérablement. · N’oubliez pas que vous pourriez peut-être
bénéficier d’un délai jusqu’en 2004 avant de devoir installer un
pare-glace sur votre toit. Si votre
toiture ne dispose pas d’une toile imperméable sous les tôles en raison de
son âge, vous pouvez présenter à la Ville une lettre produite par un ingénieur,
un architecte ou un fournisseur accrédité et indiquant que l’installation de
l’équipement en question risque d’entraîner des infiltrations d’eau.
En 2004, vous devrez toutefois procéder à la réfection de la toiture
et/ou y installer un pare-glace ; tout en bénéficiant fort probablement
d’une aide financière de la Ville à cet effet -- renseignez-vous. · On doit obtenir un permis auprès de la Division des permis de la Ville avant de procéder à
l’installation d’un pare-glace. Il
faut présenter un «devis» préparé par un fournisseur et décrivant le type
d’équipement et l’endroit où il sera installer sur le toit.
Des frais de 35 $ sont exigés en déposant une telle demande. La Commission
d’urbanisme rend normalement sa décision dans un délai d’une dizaine
de jours. · Certains propriétaires voudront peut-être
«tester» la Ville à l’égard d’un type de pare-glace qui, semble-t-il,
est utilisé en Suisse. Un
inspecteur de la Ville nous a indiqué qu’il se pourrait que la Commission
d’urbanisme accepte ce type d’équipement, en procédant cas par cas. On
peut pratiquement installer ce genre d’équipement soi-même et sans doute à
moindre coût. En fait, on installe
des crochets sur le faîte du toit -- auxquels un déneigeur pourra par ailleurs
fixer son harnais. On attache des câbles
à ces crochets -- en Suisse on utilise aussi des chaînes.
Ces câbles soutiennent une ou des pièces de bois (deux par trois) en
bordure du toit qui font office de pare-glace. Avantages: le tout est amovible
au printemps et on peut relever ou déplacer ces pièces de bois pour faciliter
le déneigement. Donnez-nous des
nouvelles si vous tentez l’aventure... MM-99-02 Concernant les clôtures-à-neige sur
nos toits... Malgré la fonte imminente des neiges et bien qu’une ou deux
personnes nous aient laissé entendre qu’il s’agit là d’une question
futile et triviale, nous tenons à laisser savoir aux intéressés que le
dossier suit son cours. En début d’hiver, nous avons soumis à la Ville des suggestions à
cet égard. Nous avons même eu
l’occasion d’expliciter ces suggestions devant des représentants du Service des travaux publics. Or,
ces jours-ci, un petit groupe de fonctionnaires municipaux s’est penché sur
la question et une proposition devrait être présentée sous peu aux décideurs
politiques. Le règlement en cause
sera-t-il modifié pour tenir compte de nos préoccupations ?
Mystère et boule de gomme, pour le moment.
Tant qu’il y a de la fumée, il y a de l’espoir...! MM-99-05 Du nouveau concernant l’obligation
d’installer des «clôtures à neige» sur les toits. Incompréhension totale de notre point de vue par les
techniciens de la Ville. Étant donné la confusion qui règne actuellement quant à
l’obligation d’installer ces clôtures disgracieuses sur les toits,
particulièrement en ce qui concerne la date où cette obligation devient
effective, plusieurs personnes nous ont demandé de faire le point sur cette
question. Disons d’abord qu’après avoir pris connaissance d’une
recommandation datée du 10 mai dernier portant sur l’installation de «pare-neige»
(sic) sur les toits inclinés vers la voie
publique, le CCVQ a transmis sa réaction à l’Hôtel de Ville, le 4
octobre dernier. On prévoit que
cette recommandation sera soumise sous peu pour approbation par le Conseil
municipal. Malgré cette recommandation, il importe de souligner que l’échéance
du 1er octobre 1999, découlant du règlement actuellement en vigueur, est
maintenue pour ce qui est de l’obligation pour les propriétaires concernés
d’installer une «clôture à neige» sur les toitures métalliques ou à
surface lisse qui sont susceptibles de déverser de la neige ou de la glace sur
la voie publique. Le seul aspect intéressant
dans cette recommandation qui, soit dit en passant, n’est pas encore applicable, c’est qu’on y suggère de
prolonger de cinq ans le délai prescrit (c’est-à-dire jusqu’au 1er octobre
2005) pour les propriétaires qui pourront démontrer qu’une telle installation risque d’entraîner des infiltrations d’eau,
compte tenu de la forme particulière de la toiture ou de l’état du revêtement.
Ce qui signifie, entre autres choses, qu’il n’y a pas de pellicule élastomère
sous les tôles. Renseignements pris auprès de la Division
des permis et programmes, il semble qu’un rapport démontrant
l’existence de risques d’infiltrations signé par un «expert» (couvreur,
architecte ou ingénieur) devrait faire l’affaire.
En modifiant en ce sens le règlement actuellement en vigueur, la Ville
prétend qu’elle accordera un délai suffisant permettant aux propriétaires
concernés de parfaire le revêtement de leurs toits et/ou l’isolation et la
ventilation des toits et greniers ; et ce, avant
l’échéance d’octobre 2005 !
Mais l’obligation demeure... On ne saurait nier qu’il s’agit là d’une amélioration par
rapport à la situation antérieure. Soit
! Mais pour le reste, nous devons
malheureusement affirmer que les techniciens de la Ville font ainsi preuve
d’une incompréhension totale en ce qui concerne le «fonctionnement» d’un toit en bon état. (En dépit de ce que l’on peut trouver dans des
publications de la Ville, comme par exemple dans l’excellent Livret numéro 1
du Programme Maître d’oeuvre
portant sur les toitures en pente.) Le premier architecte venu ainsi que tous les artisans qui installent
ces toitures sont en mesure de reconnaître : (i) que les toits métalliques en «tôle à la québécoise», neufs
ou en mauvais état, à moins d’être dotés d’une pellicule d’élastomère
sur pratiquement toute leur surface --
ce qui n’est pas la pratique courante -- seront tôt ou tard sujets à des
infiltrations si on y retient la neige, parce qu’infailliblement cette neige
se transformera en glace entraînant des infiltrations au moment des gels et dégels
; provoquant aussi éventuellement le soulèvement et l’arrachement des tôles
; et (ii) que les toits en «tôle à baguettes» ou à surface lisse seront
aussi sujets à des infiltrations à moins que les joints entre les tôles, le
long des baguettes, ne soient soudés sur toute leur longueur ; ce qui
ne se fait que pour les toits à très faible pente.
De plus, comme s’il s’agissait d’un indice de probabilité, on
doit noter que les entrepreneurs qui installent des clôtures à neige sur les
toits ne se tiennent pas
responsables des infiltrations d’eau et n’offrent donc aucune garantie à
cet égard. À notre point de vue, au lieu de la mesure envisagée, il vaudrait
beaucoup mieux que la Ville invite les propriétaires à faire la preuve que
leur toit fonctionne correctement afin d’éviter l’obligation d’y
installer un équipement qui, par définition, entraînera tôt ou tard la détérioration
des toits et toitures ; sans parler de la dégradation du paysage architectural
dans le Vieux-Québec. Rappelons pour mémoire que l’argumentation du CCVQ, qui a
d’ailleurs fait l’objet de notre récente réaction à la Ville, est la
suivante : · Tout toit métallique en bon état se soulage
normalement de la neige qui s’y accumule quelques heures après une chute de
neige ; à moins de conditions très particulières d’enneigement dues à de
basses températures au moment de la chute de neige ou immédiatement après ou
à cause d’une orientation
anormale des vents ; situation qu’un propriétaire responsable peut corriger.
Par toit en bon état, on entend un toit qui est dûment isolé et ventilé
à la base et au faîte, de façon à ce que la température de la surface du
toit reste toujours égale à la température extérieure. · Il va de soi que les toits en mauvais état --
c’est-à-dire ceux qui recouvrent un bâtiment qui est peu ou pas isolé et
ceux qui ne sont pas ventilés -- subissent des déperditions de chaleur ; d’où
rétention de la neige qui graduellement se transforme en glace ; d’où aussi
formation de flaques d’eau donnant lieu à des infiltrations jusqu’à la
structure du toit et éventuellement jusqu’à l’intérieur du bâtiment ;
d’où finalement, formation de glaçons en bordure du toit au moment du regel
et chutes de glace et de glaçons qui peuvent s’avérer particulièrement
dangereuses. Il faut avoir observé les toits du Vieux-Québec, particulièrement
au mois de mars, pour comprendre cette réaction en chaîne.
La seule solution correcte se trouve dans la réfection du toit et non
pas dans la rétention de la neige. · L’installation d’un pare-neige
(qui, soit dit en passant, dépare et défigure plutôt que de parer à quoi que
ce soit) produit exactement la même réaction en chaîne, même sur un toit
sain. Ces bidules, qui sont en fait des «barrières« ou des «clôtures
à neige» -- comme nous nous plaisons à les désigner par dérision --
remplissent bien leur office : rétention de neige, production de glace,
infiltrations, glaçons, etc.. La
seule façon de «parer» à ces inconvénients sur tout toit qui retient la
neige, parce qu’il fonctionne mal ou parce qu’on y a installé des clôtures,
c’est de déneiger le toit à chaque chute de neige -- ce qui entraîne
des coûts annuels de quelques centaines de dollars et suscite une détérioration
rapide du toit par le martèlement et les coups de pelles qu’exige une telle
opération. · À la lumière de cette analyse, le CCVQ recommande
les mesures suivantes ; car il y a lieu évidemment d’assurer au mieux la sécurité
des véhicules et des piétons sur la voie publique :
1.
N’exiger l’installation d’un pare-neige que dans certains cas
particuliers ; par exemple comme mesure provisoire en attendant la réfection
d’un vieux toit et non pas, comme on le fait actuellement, en généralisant
une telle mesure.
2. Inciter ou
obliger les propriétaires concernés, que le toit soit en bon état ou non, à
poser des balises pendant et après les chutes de neige pour empêcher la
circulation ou l’arrêt de véhicules et de piétons au point de chute de la
neige, jusqu’à ce que le toit se soit libéré
normalement de la neige s’il s’agit d’un toit en bon état ou
jusqu’à ce que l’on ait procédé à un déneigement, s’il s’agit
d’un toit qui performe mal.
3.
Revenir à la pratique que la Ville utilisait dans le passé et qui
voulait qu’un inspecteur remette aux propriétaires en défaut un
avertissement de vingt-quatre heures à l’effet qu’ils procèdent au déneigement
sous peine d’amende. On pourrait
ajouter à cette mesure la surveillance des balises, suggérées plus haut.
4. Offrir aux
propriétaires concernés un service d’inspection des toits et greniers
assorti de conseils techniques quant aux façons de remédier à la situation
par une isolation et une ventilation approprié du toit ou du grenier ou des
deux.
5. Rendre
applicables au Programme Maître
d’oeuvre, pour aide financière, les travaux effectués, même s’ils
concernent l’intérieur des bâtiments, pour ce qui est de la ventilation et
de l’isolation des toits et greniers. Il nous apparaît plus pertinent en effet de traiter le problème à
sa source plutôt que d’obliger les propriétaires à payer quelque 30 $ du
pied linéaire pour l’installation d’une clôture plus quelques centaines de
dollars par année pour le déneigement ; et ce, pour créer ou amplifier un
problème en les forçant à installer sur leur toit un équipement qui y
retiendra la neige, qui se transformera en glace, qui produira des infiltrations
et des glaçons, qui ... etc., etc..
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