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Dossier Circuit Centre-Ville MM-97-03 Dernière
présentation de cette soirée très chargée, un groupe de professionnels et de
cadres de la Ville de Québec et de la STCUQ, avec M. Claude Larose à leur tête,
est venu présenter le projet de circuit d'autobus pour le centre-ville de Québec.
Ce circuit desservirait plus précisément le Vieux-Québec et la Colline
parlementaire et pourrait être implanté au printemps prochain.
Il remplacerait les circuits numéro 2, 25 et 54 qui n'entreraient plus
dans le Vieux-Québec et les circuits numéro 3, 7 et 11 qui n'entreraient plus
en période hors-pointe. Le
circuit débuterait de la Gare fluviale (traverse de Lévis), emprunterait les
rues Dalhousie, St-André, Abraham-Martin et de la Gare-du-Palais pour desservir
le marché du Vieux-Port et la gare intermodale. Le circuit reprendrait en direction du Vieux-Québec par la
rue St-Nicolas, la Côte du Palais, la rue St-Jean, la Côte de la Fabrique, les
rues des Jardins, Ste-Anne, Cook, Dauphine, le boulevard René-Lévesque, les
rues Louis-Alexandre-Taschereau, St-Amable et Place Georges-V pour desservir l'Hôtel-Dieu,
l'Hôtel-de-Ville, le Centre des congrès, la Colline parlementaire et le futur
Centre d'accueil touristique. Le
circuit reviendrait dans le Vieux-Québec par les rues des Parlementaires,
St-Amable, Louis-Alexandre-Taschereau, le boulevard René-Lévesque, l'autoroute
Dufferin-Montmorency et la rue St-Jean pour aboutir au terminus de Place d'Youville.
Il se poursuivrait enfin jusqu'à la Côte du Palais par St-Jean et
retournerait vers la Gare fluviale en reprenant le même chemin, en sens
inverse. Une variable est proposée
pour le retour, soit l'utilisation de la rue St-Paul en direction Est jusqu'à
Dalhousie. Pendant la période
estivale, le circuit serait augmenté d'un boucle qui partirait du Centre
d'accueil touristique, emprunterait les rues St-Louis, du Fort, Buade, et des
Jardins pour retourner au Centre d'accueil par le même chemin que la première
boucle. C'est donc dire que le même
circuit emprunterait deux fois l'enfilade des rues des Jardins, Cook, Dauphine
et le boulevard René-Lévesque. Ce
circuit aurait une fréquence de 10 minutes en période de pointe et de 15
minutes en période hors pointe et serait en opération de 7h00 à 00h30 tous
les jours. Il s'effectuerait dans
des autobus de petit gabarit d'une longueur maximale de 9 mètres, rapides, peu
polluants, climatisés, avec sièges rembourrés, fenêtres panoramiques et
support à bagages. Il serait également
d'une apparence plus soignée et plus moderne, très distinctif des autres véhicules
de la STCUQ. Le tarif d'utilisation
pourrait être inférieur au tarif régulier.
De plus, il serait possible d'acquérir un laissez-passer quotidien ou de
week-end permettant de voyager autant de fois que souhaité sur le parcours.
Enfin, l'intérieur des véhicules serait doté d'un moniteur affichant
le tracé du parcours et les principaux points d'intérêts.
Des dépliants promotionnels seraient aussi disponibles à bord. Par
ailleurs, chaque arrêt serait doté d'un afficheur numérique affichant le
temps de passage du prochain autobus. Des
abribus de type Vieux-Québec seraient installés. Chacun serait doté d'un plan du quartier, du tracé du
parcours et des liens possibles avec les autres circuits, d'un téléphone
public comprenant une touche spéciale donnant accès directement et
gratuitement à la STCUQ. Chaque
arrêt serait également éclairé d'une façon spécifique afin de favoriser la
sécurité des voyageurs et de valoriser le mobilier urbain environnant.
Pour
améliorer la fluidité du circuit, des feux prioritaires pourraient être
installés au coin de la rue St-Jean et de la Côte du Palais et sur Grande-Allée,
entre Place Georges-V et la rue Honoré-Mercier.
Enfin, des voies réservées pourraient être installées sur la rue
Dalhousie entre la Côte de la Montagne et la rue St-André. Cette
proposition vise évidemment à rendre l'utilisation du transport en commun très
attrayante pour tous les visiteurs du Vieux-Québec. Elle a aussi l'avantage de réduire le nombre d'autobus dans
le quartier, le nombre total de déplacements passant de 245 à 195 par jour et
le nombre de déplacements en période hors pointe passant de 101 à 48 par
jour. Cependant, le nombre de déplacements
en période de pointe demeurerait sensiblement le même, soit 147 au lieu de
144. Cette
proposition sera également soumise à la consultation publique.
Le CCVQ est très satisfait de la proposition parce qu'elle rencontre
plusieurs de ses objectifs, notamment quant à la desserte du Vieux-Québec, à
l'utilisation accrue du transport en commun et à une diminution sensible du
nombre de déplacements d'autobus de toute nature.
Ce circuit semble très attrayant tant pour les résidants et les
utilisateurs du transport en commun que pour les touristes qui seront incités
à l'utiliser. Cet aspect de la
proposition n'est pas négligeable. MM-97-04 Transport
en commun et droits acquis Lors
de la dernière consultation publique, le Comité consultatif du Vieux-Québec
et du Cap-Blanc s'est prononcé, à l'unanimité, en faveur de l'implantation
d'un circuit de transport en commun pour le centre-ville.
Cependant, le vote a été partagé, cinq voix pour et cinq voix contre,
sur la proposition de faire circuler une partie de ce nouveau circuit sur la rue
Saint-Paul. Plusieurs citoyens résidants
de cette rue sont venus dire, à l'instar du CCVQ, leur désaccord avec cette
proposition pour des raisons non seulement de qualité de vie, (bruit, étroitesse
de la rue, stationnement), mais aussi de respect du caractère particulier de
cette rue (ambiance pédestre, terrasses, place de la FAO). La recommandation sera faite au Comité exécutif qui devra
trancher. Par
ailleurs, M. Marier a appris aux personnes présentes que les pressions, tant
des résidants concernés que du CCVQ, ont porté fruit quant à la desserte du
Cap-Blanc par la STCUQ. Le CCVQ
salue les efforts et l'implication des résidants et remercie les élus qui ont
permis qu'une solution soit enfin trouvée. Quant
aux modifications sur les droits acquis, le résultat de la consultation est
plutôt décevant. Outre la
complexité du problème, les enjeux et les solutions proposées n'ont pas semblé
évidents pour tous les participants. Le
CCVQ a appuyé, à défaut de mieux, les propositions présentées parce
qu'elles protégeaient la fonction résidentielle.
Les élus et les fonctionnaires municipaux devront cependant s'attaquer
au vrai problème, soit les inconvénients que représentent pour la survie de
la fonction résidentielle les abus de certains détenteurs de bars et de
discothèques et des commerçants qui utilisent leur système de son pour
attirer les passants. Peut-être
faudra-t-il en faire un enjeu électoral !
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